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Carlos Castaneda |
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Carlos Castaneda est unjeune ethnologue de l'université de Californie qui voulait consacrer sa thèse aux plantes hallucinogènes du mexique. Il rencontre un vieux sorcier yaqui qui entreprend de lui faire comprendre les raisons de sa curiosité. c'est le début d'une longue initiation destinée à faire de l'apprenti un "homme de connaissance". Castaneda interrompt cette expérience au bout de quatre ans et en tire la matière de son premier livre, L' 'herbe du diable et la petite fumée.
Puis, persuadé de l'importance décisive de l'enseignement du sorcier, Castaneda revient auprès de lui. Voir (
Les enseignements d'un sorcier Yaqui) relate le scond moment de la rencontre et illustre la tendance nouvelle de l'ethnographie pour substituer à l'analyse distante et "rationnelle" un autre monde de compréhension basé sur le vécu.
L'annonce, en juin 1998, du décès de Carlos Castaneda, qui serait intervenu le 27 avril 1998, n'a pas dissipé le mystère qui avait fini par régner autour de l'auteur et qu'expliquait son extrême discrétion de son vivant à l'égard de la presse, des photographes et de la télévision.
- L'herbe du diable et la petite fumée. |
Tome 1 (1966) | |
- Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui. |
Tome 2 (1973) |
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-Le voyage à Ixtlan. |
Tome 3 (1974) | |
- Histoires de pouvoir |
Tome 4 (1975) | |
- Le second anneau de pouvoir |
Tome 5 (1979) | |
- Le don de l'aigle. |
Tome 6 (1982) | |
- Le feu du dedans |
Tome 7 (1985) | |
- La force du silence |
Tome 8 (1988) |
Notre première attention avait appris à se concentrer sur les éléments du monde avec beaucoup de force, pour pouvoir transformer le domaine informe et chaotique de la perception en monde ordonné de la conscience.
Le don de l'aigle
Il lui enseigna qu'il est monstrueux de croire que le monde est compréhensible, ou que nous sommes nous-mêmes compréhensibles.
Le don de l'aigle
Elle m'expliqua que le moyen le plus sûr de toucher l'attention seconde était par l'intermédiaire d'actes rituels, de psalmodies monotones, de mouvements répétitifs complexes.
Le don de l'aigle
Le chien s'est mis à boire. J'ai voulu l'écarter avec ma main, et j'ai concentré mon regard sur le chien. c'est alors qu'il est devenu transparent. L'eau brillait d'un éclat visqueux, et je l'ai vue comme elle descendait dans le gosier du chien, puis dans son corps. On la voyait distinctement couler puis elle est ressortie par ses poils, le liquide chatoyant parcourait chaque poil en en faisant jaillir comme une crinière blanche longue et soyeurse.
L'herbe du diable et la petite fumée
Il m'a dit que l'enseignement par la conversation était une perte de temps idiote, parce qu'apprendre,c'était la chose la plus difficile qu'on peut entreprendre.
L'herbe du diable et la petite fumée
L'allié de son bienfaiteur avait étéla yerba del diablo, mais Don Juan ne l'aimait pas trop,encore qu'il en connut les secrets. Son allié à lui, c'était humito, la petite fumée.
L'herbe du diable et la petite fumée
Un allié vous fera voir et comprendre des choses sur lesquelles aucun homme ne pourrait vous éclairer.
L'herbe du diable et la petite fumée
Les noms ne doivent être utilisés que pour appeler à l'aide,dans des moments de grande tension ou de grande difficulté, comme il ne manque pas de s'en produire tot ou tard dans la vie de celui qui recherche le savoir.
L'herbe du diable et la petite fumée
J'ai tué un homme d'un seul coup du bras, j'ai soulevé pour les lancer au loin d'énormespierres que 20 hommes n'avaient pas réussi à déplacer.
L'herbe du diable et la petite fumée
C'était différent quand il y avait sur la terre des gens qui savaient que l'homme peut devenir comme le lion de la montagne, ou comme l'oiseau, qu'on pouvait voler.
L'herbe du diable et la petite fumée
L'herbe du diable est pour ceux qui recherchent la puissance. La fumée est pour ceux qui observent.
L'herbe du diable et la petite fumée
- Vous ai-je irrité, don Juan ?
Ma question a semblé le surprendre.
- Non, je ne m'irrite jamais contre quelqu'un. Personne ne peut faire quelquechose d'assez grave pour cela.On s'emporte contre les gens quand on considère leurs actescomme importants. Et pour moi, ce n'est plus le cas depuis longtemps.
L'herbe du diable et la petite fumée
Il vient ainsi de buter contre le premier de ses ennemis naturel: la peur. C'est un ennemi terrible - traître, dificile à surmonter, toujours caché au détour du chemin, à vous guetter.
L'herbe du diable et la petite fumée
Il vient de rencontrer son deuxième ennemi, la clarté. Cette clarté d'esprit, si difficile à atteindre, si elle dissipe la peur, aveugle également.
Elle pousse l'homme à ne jamais douter de lui-même. Elle lui donne l'assurance de pouvoir faire tout ce qu'il veut, car il semble voir clairement au fond des choses. Il est courageux parce qu'il est clair, rien ne l'arrête pour la même raison. Or tout cela n'est qu'une erreur. c'est comme une chose incomplète. Si l'on cède à cette puissance apparente, on est devenu le jouet du deuxième ennemi, et l'apprentissage s'en trouvera tout faussé.
L'herbe du diable et la petite fumée
C'est ici qu'il rencontre son troisième ennemi, le pouvoir.
C'est le plus puissant de tous ses ennemis. Le plus facile, naturellement, est d'y céder. Après tout, l'homme est vraiment invincible. Il commande. Il commence par prendre des risques calculés, il finit par dicter les règles, puisqu'il est le maître
L'herbe du diable et la petite fumée
L'homme sera alos au terme de ce voyage à travers le savoir, quand presque sans prévenir surgira le dernier de ses ennemis, la vieillesse. C'est le plus cruel de tous, l seul qu'il ne pourra pas vaincre complétement, mais seulement tenir en respect.
L'herbe du diable et la petite fumée
- Pouvez-vous simplement me dire ou le Mescalito vous emporte ?
- Je ne peux pas en parler.
- Tout ce que je voudrais savoir, c'est s'il vous emporte dans un autre monde.
- Oui.
- Le paradis ?
_ Il vous emporte à travers le ciel.
- Le paradis ou Dieu se trouve ?
- Ne soyez pas sot, maintenant. J'ignore ou Dieu se trouve.
L'herbe du diable et la petite fumée
- Ai-je vraiment volé don Juan ?
- C'est bien ce que vous m'avez dit n'est ce pas ?
- Je le sais , don Juan. Mais ce que je veux dire, est-ce que mon corps a volé ? Ai-je quitté terre comme un oiseau ?
- Vous posez tous le temps des questions auxquelles je ne peux répondre. Vous avez volé. C'est à cela que sert la seconde portion de l'herbe du diable. Plus vous en prendrez, mieux vous apprendrez à voler. Mais ce n'est pas si simple. Certes, un homme vole grâce à la seconde portion de l'herbe du diable. Je ne peux vous en dire plus. Ce que vous demandez n'a aucun sens. Les oiseaux volent à la manière des oiseaux et un homme qui a pris de l'herbe du diable vole comme un homme qui apris de l'herbe du diable.
L'herbe du diable et la petite fumée
- Le Mescalito est un protecteur, parce qu'il vous parle et qu'il peut guider vos actions. Le Mescalito enseigne la bonne façon de vivre. Et vous pouvez le voir, parce qu'il est extérieur à vous. La petite fumée, par contre, est une alliée. Elle vous transforme, elle vous donne la puissance sans manifester sa présence. On ne peut pas lui parler. Mais on sait qu'elle existe: elle emporte votre corps et vous laisse léger comme l'air. Et cependant vous ne la verrez jamais. Mais elle vous donnera le pouvoir de faire des choses, en emportant votre corps par exemple.
L'herbe du diable et la petite fumée
- Mais vous m'avez bein vu comme vous me voyez maintenant ?
- Non. Vous n'étiez pas comme vous êtes maintenant.
- C'est vrai, je dois l'admettre. Mais enfin, j'avais bien mon corps, même si je ne le sentais plus ?
- Mais non, bon sang ! Vous v'aviez pas un corps comme celui que vous avez aujourd'hui.
- Alors, que lui est'il arrivé ?
- Je croyais que vous aviez compris. La petite fumée l'avait pris.
- Et ou est-il allé ?
- Et comment diable voulez-vous que je le sache ?
L'herbe du diable et la petite fumée
J'ai senti alors un immense élan de sagesse me submerger. Cette hypothèse qui m'occupait depuis trois ans venait de se changer en certitude: ainsi j'avais mis trois ans à comprendre, ou plus exactement à découvrir que le cactus Lophophora williamsii, peu importe ce qu'il contient, n'a pas besoin de moi pour exister comme entité. Il existe, intrinsèquement.
L'herbe du diable et la petite fumée
Les pieds de peyotl sur le champ brillaient d'un éclat bleuâtre. Un pied scintillait beaucoup plus que les autres. Je me suis assis devant lui et je lui ai chanté mes chansons. Alors que je chantais, le Mescalito est sorti de la plante - la même silhouette virile que j'avais déjà vu.
L'herbe du diable et la petite fumée
Ils [les corbeaux] vous appelleront, en volant au-dessus de votre tête, et ils deviendront d'un blanc argenté. Vous les verrez briller dans le soleil, et cela voudra dire que votre heure est venue, que vous êtes sur le point de mourir pour devenir vous aussi un corbeau.
L'herbe du diable et la petite fumée
Ce qu'il faut apprendre, c'est comment découvrir la fissure entre les deux mondes, celui des diableros et celui des hommes vivants. Il existe un point ou ces deux mondes se chevauchent. La fissure est là, elle s'ouvre et se ferme comme une porte qui bat au vent. Pour arriver là, un homme doit exercer sa volonte.
L'herbe du diable et la petite fumée
- Quand on voit, les hommes parraissent différents. La petite fumée t'aidera à voir les hommes comme des fibres de lumière.
- Des fibres de lumière ?
- Oui, des fibres, comme de blanches toiles d'araignées. Des fils très fins qui vont de la tête qui vont de la tête au nombril. L'homme ressemble alors à un oeuf de fibres vivantes. Ses bras et ses jambes deviennent de lumineux poils de soie scintillant dans toutes les directions.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- Non. Ce n'est pas exact, dit-il en fronçant les sourcils. Mon allié est la petite fumée, ce qui ne signifie pas que mon allié soit dans le mélange à fumer, ou dans les champignons, ou dans ma pipe. Il faut tous les réunir pour me transporter à l'allié, et cet allié je peux pour des raisons très personnelles le nommer la petite fumée.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
L'allié n'est pas dans la fumée. La fumée te transporte là où se trouve l'allié, et lorsque tu ne fais qu'un avec l'allié, tu n'auras plus jamais besoin de fumer. A partir de ce moment là tu pourras convoquer ton allié à volonté, et lui faire accomplir tout ce que tu désireras.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Lorsque tu les vois, les vrais gens ont toujours l"apparence d'oeufs lumineux. Les fausses gens ont toujours l'apparence de gens.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Avant de prndre une décision pense et inquiète toi, mais une fois qu'elle est prise, libère-toi des pensées et des inquiétudes. Ensuite il y aura des milliers d'autres décisions à prendre. Voila une atitude de guerrier.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- Don Juan, avec qui vous servez-vous de votre folie controlée ?
Il gloussa de rire.
- Avec tout le monde ! s'exclama t'il en riant.
- Quand choisissez-vous d'en faire usage ?
- A chacun de mes actes.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- Tes actes, ainsi que, d'une manière générale ceux de tes semblables, te semblent importants parce que tu as appris à penser qu'ils sont importants.
Nous apprenons à penser à propos de tout. Et ensuite nous entrainons nos yeux à regarder comme nous pensons aux choses que nous regardons. Nous nous regardons en pensant déjà que nous sommes importants. Par conséquent il faut que nous nous sentions importants! Mais lorsqu'un homme apprend à voir, il se rend compte qu'il ne peut plus penser aux choses qu'il regarde, et s'il ne peut plus penser à ce qu'il regarde, tout devient sans importance.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Pour devenir un homme de connaissance on doit être un guerrier et non un gamin pleurnicheur. On doit s'efforcer, sans abandonner, sans se plaindre, sans fléchir, jusqu'a réussir à voir, et se rendre alors compte que rien n'est important.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- Que veux tu savoir ?
- Ce que sont ces fibres-tentacules.
- Ce sont des tentacules qui jaillissent du corps de l'homme. Ils sont visibles à tout sorcier qui voit. Les sorciers agissent envers les gens en accord avec la manière dont ils voient leurs tentacules. Les personnes faibles ont des fibres très courtes, presques invisibles. Les personnes fortes ont des fibres longues et brillantes.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Il se pencha vers moi et dans un murmure m'ordonna de ne pas regarder, mais de fixer un point sur la nattejuste devant mes yeux. Il précisa que je devais regarder, et que, tôt ou tard, je verrais le gardien.
Je conservai mon regard sur le point qu'il avait désigné, mais rien n'était visible. Cependant, à un moment donné, je vis un moustique, un cousin, passer devant mes yeux. Il se posa sur la natte. J'observais ses mouvements. Il s'avanca très près de moi, si proche que ma vision se troubla. Et alors, brusquement j'eus l'impression de m'être levé. C'était une sensation surprenante qui aurait mérité quelques moments de réflexion, mais je n'en eus pas le temps. J'avais la sensation indiscutable de regarder en avant à la hauteur habituelle de mes yeux, et ce que j'aperçus me fit trembler jusqu'a la dernière fibre de mon corps. C'est la seule manière de décrire le choc émotionnel que je subis. Là, droit devant moi, très proche, il y avait un animal gigantesque et monstrueux. Une chose vraiment monstrueuse ! Jamais je n'avais vu, même dans les fantaisies les plus fantasques de la fiction, quelque chose de comparable. Je regardais l'animal, saisi d'un ahurissement intense et total.
Sa taille fut ce qui me surprit au premier coup d'oeil, et pour une raison inconnue je pensais qu'il devait avoir près de trente mètres de haut. Il paraissait être debout, bien que tel que je le voyais il m'était difficile de comprendre comment il aurait pu se tenir debout. Puis je remarquais qu'il avait des ailes, deux ailes courtes et larges. A ce moment-là je me rendis compte que je persistais à examiner cet animal comme s'il s'agissait d'un spectacle ordinaire, c'est-à-dire que je le regardais. Cependant, je ne pouvais en aucun cas le regarder de la manière habituelle dont je regarde. Je m'aperçus que je remarquais de plus en plus de choses, comme si son image devenait de plus en plus claire chaque fois qu'un détail s'y ajoutait. Son corps était couvert de mèches de poils noirs, il avait un long museau et il bavait. Ses yeux étaient protubérants et sphériques comme deux énormes boules blanches.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Le gardien de l' autre monde n'est qu'un cousin, reprit-il avec lenteur, comme s'il voulait juger de l'effet de ses paroles.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- C'est ainsi que par exemple ta volonté ouvre ta trouée
- De quelle trouée parlez-vous ?
- En nous, il y a une trouée, et un peu comme la fontanelle des enfants qui se referme avec l'âge,cette trouée s'ouvre au fur et à mesure que l'on développe sa vonlonté.
- Ou est cette trouée ?
-A l'endroit ou sont tes fibres lumineuses, dit-il en pointant le doigt sur son ventre.
- A quoi ressemble t-elle ? A quoi sert-elle ?
- C'est une ouverture qui crée un espace permettant à ta volonté de s'élancer au dehors, comme une flèche.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- La mort rentre au travers du ventre, reprit-il, exactement au point de la volonté. Cet endroit est la partie la plus sensible et la puls importante de l'homme. C'est la région de la volonté, et aussi celle par laquelle nous mourons. Je connais tout cela parce que mon allié m'a guidé jusqu'a cette étape. En laissant la mort le prendre, un sorcier accorde sa volonté, et lorsqu'il est aplati et commence à se déployer, son impeccable volonté reprend le dessus et rassemble ce brouillard à nouveau en ne personne.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Le monde est vraiment rempli de choses effrayantes , et nous sommes des créatures sans ressources entourées de forces inexplicables et inflexibles. Ignorant, l'homme moyen croit que ces forces peuvent être expliquées, et même changées. . Il ne sait réellement pas comment faire, mais il espère que les découvertes de l'humanité permettront, tôt ou tard, d'expliquer et de changer ces forces. Par contre, le sorcier ne pense pas à les expliquer ou à les changer. A contraire il apprend à les utiliser en se re-dirigeant et en s'adaptant à leur direction. Voila l'astuce du sorcier. Mais un sorcier n'est guère mieu loti que l'homme moyen. En fait je devrais dire que la sorcellerie l'embarrasse, elle rend sa vie incommode et précaire. En s'ouvrant à la connaissance un sorcier devient plus vulnérable que l'homme moyen. D'un coté ses semblables, les hommes, le détestent et vont tout faire pour le détruire. De l'autre, les forces inexplicables et inflexibles, celles qui nous entourent tous du seul fait que nous sommes en vie, constituent pour le sorcier un danger encore plus important. Se trouver percé par ses semblables est sans aucun doute douloureux, mais rien comparé à l'impact du coup. donné par un allié. Un sorcier, en s'ouvrant à à la connaissance, devient la proie de ces forces, et il n'a qu'une seule chose à leur oppresser: sa volonté. Donc il doit percevoir et agir comme un guerrier. Une fois de plus je vais te répéter ceci: sur le chemin de la connaissance on ne peut survivre qu'en étant un guerrier. Ce qui aide un sorcier à rendre sa vie meilleure, c'est la force qu'il ,tire du fait qu'il est un guerrier.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- Tu penses et tu parles beaucoup trop. Tu dois cesser de te parler.
- Que voulez-vous dire ?
- Tu parles beaucoup trop à toi-même. Tu n'est pas le seul à faire ainsi. Chacun d'entre nous le fait. Nous n'arrétons jamais ce bavardage intérieur.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Pour un sorcier tout est significatif. Les sons, comme tout ce qui t'entoure, ont des trous. Dans sa vie ordinaire un homme n'a pas la vitesse nécessaire pour percevoir ces trous, et ainsi il traverse sa vie sans aucune protection. Les vers de terre, les oiseaux, les arbres pourraient tous nous raconter des choses inimaginables si seulement nous étions capables d'avoir la vitesse qui nous permettrait d'accrocher leur message. La fumée peut t'accorder cette vitesse d'accrochage. Nous devons donc rester en bons termes avec toutes les choses vivantes de ce monde.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
- Une fois, tu m'as raconté ce qu'un de tes amis t'avait dit. Vous aviez tous deux observés une feuille tombant du plus haut d'un sycomore, et il avait déclaré que plus jamais dans toute l'éternité cette même feuille ne tomberait à nouveau du même sycomore. Te souviens-tu de cela ?
Je me souvenais de lui avoir raconté une telle scène.
- Nous sommes au pied d'un grand arbre, continua t-il, et maintenant si nous regardions cet autre arbre, juste devant nous, nous pouvons peut-être voir une feuille tomber de sa plus haute cime.
Il me fit signe de regarder. En face de nous, juste de l'autre coté du lit du torrent, il y avait un grand arbre aux feuilles jaunissantes et sèches. D'un mouvement de la tête il insista pour que je persiste dans cette observation. Quelques minutes plus tard une feuille se sépara de la cime de l'arbre t commence à tomber. Par trois fois elle heurta des feuilles ou des branches avant d'atteindre la végétation poussant au-dessous de l'arbre.
- L'as-tu vue ?
- Oui.
- Je jurerais donc que la même feuille
ne peut plus jamais tomber du même arbre. Est-ce bien vrai ?
- Oui, c'est vrai.
- Au mieu de ta compréhension, c'est vrai. Mais cela n'est qu'au mieu de ta compréhension. Regarde à nouveau.
Automatiquement je levai les yeux. Une feuille tombe. Elle heurta les mêmes feuilles et barnches que la précédente. C'était exactement comme si je voyais un instant-replay à la télévision. Je suivis des yeux la chute ondulante de la feuille jusqu'a ce qu'elle arrive au sol.Je me levais pour voi si au même endroit il y avait deux feuille, mais l'épaisse végétation au sol interdisait cete vérification.
Don Juan éclatat de rire et me demanda de m'asseoir.
- Regarde dit-il en désignant d'un signe de tête la cime de l'arbre. Une fois de plus, la même feuille qui tombe.
Et une fois encore je vis une feuille tomber suivant la même trajectoire que les deux précédentes.
[...]
- Tu es enchainé ! déclara Don Juan. Tu es enchainé à ta raison.
Il expliqua que cette feuille était tombée et retombée de cet arbre de manière qu'enfin je cesse de toujours tenter de comprendre.
Voir. Les enseignements d'un sorcier Yaqui.
Les gens ne se rendent pas compte qu'ils peuvent abandonner n'importe quand n'importe quoi dans leur vie, simplement comme ça, dit-il en claquant des doigts.
- Pensez-vous que l'on puisse facilement cesser de fumer ou de boire ?
- Certainement ! affirma-t-il d'un ton convaincu. Fumer ou boire ce n'est rien. Rien pour qui veut s'en débarrasser.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
Cependant il m'enseigna une forme appropriée de marche. Il me conseilla de courber légèrement mes doigts vers la paume des mains pendant que je marchais; ainsi, prétendit-il, je prêterais plus d'attention à la piste et aux environs.Selon lui ma marche était débilitante et et il précisa qu'on ne devait jamais rien porter dans ses mains.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
La mort est notre éternel compagnon, déclara don Juan avec un sérieux évident. Elle est toujours à notre gauche, à une longueur de bras. Pendant que tu observais le faucon, elle te regardait, elle murmurait à ton oreille, et exactement comme maintenant tu as éprouvé un frisson. Elle t'a observé, ainsi en sera-t-il jusqu'au jour ou elle te touchera.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
Considère mon cas personnel, je n'éprouve ni doutes ni remords. Tout ce que j'accomplis, je le décide et j'en prends l'entière responsabilité. La plus simple des choses que j'entreprends, par exemple t'emmener pour une marche dans le désert, peut parfaitement signifier ma mort. La mort me traque. Par conséquent je n'ai ni le temps du doute ni celui du remords. Si je dois mourir parceque je t'ai conduit dans le désert, alors que je meure. Toi, à l'opposé, tu as l'impression d'être immortel, et les décisions d'un immortel peuvent s'annuler, être regretées, faire l'objet du doute. Mon ami, dans un monde ou la mort est un chasseur il n'y a de temps ni pour regret ni pour doute. Il y a seulement le temps de décider.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
- Réver est réel pour le guerrier parce qu'il peut y agir de manière délibérée. Il peut choisir et rejeter. Parmi la variété des ustensiles, l peut sélectionner ceux qui conduisent au pouvoir. Puis il peut le manipuler, les utiliser. Dans un rêve ordinaire il ne peut pas agir de manière délibérée.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
Il faut commencer par quelque chose de très simple, continua-t-il. Cette nuit, dans tes rêves, tu regarderas tes mains.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
Je vais récapituler toutes les techniques qui feront partie de ton entrainement. En premier lieu, tu dois fixer ton regard sur tes mains, dès le début. Puis tu passes ton regard sur d'autres éléments et tu leurs jettes de rapides coups d'oeil. Souviens-toi que les images ne se déplaceront pas si tu ne leur jettes qu'un coup d'oeil. Alors reviens à tes mains.
Chaque fois que tu regarderas tes mains, tu régénéreras le pouvoir dont tu as besoin pour réver, par conséquent au début tu limiteras le nombre d'éléments que tu vas regarder. Quatre suffisent chaque fois. Plus tard tu pourras élargir ton champ d'action jusqu'a ce qu'il couvre tout ce que tu désires,mais aussitôt que les images commencent à bouger et que tu as l'impresssion d'en perdre le contrôle, reviens à tes mains.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
- Déplace tes yeux dans un sens puis dans l'autre le long du banc de brouillard, mais ne le regarde pas directement. Cligne des yeux et ne concentre pas ton regard sur le brouillard. Losque tu apercevras un point vert sur le brouillard, montre-le-moi des yeux.
Je laissais mes yeux aller de droite à gauche sur le banc de brouillard qui lentement venait vers nous. Une demi-heure passa. La nuit tombait. Le brouillard se déplacait avec une extrème lenteur. A un moment j'eus la brusque sensation d'avoir perçus une faible lueur à ma droite. Au premier abord j'avais cru qu'il s'agissait d'un buisson vert dans une trouée du brouillard. Lorsque je fixais l'endroit je ne voyais rien, mais si je regardais sans fixer mon regard, je pouvais percevoir une zone vaguement verdâtre.
Je la désignai à don Juan. il cligna des yeux et la fixa.
-
Concentre ton regard sur ce point, chuchota-t-il au creux de mon oreille. Regarde sans cligner des yeux jusqu'a ce que tu voies.
J'aurais voulu lui demander
ce que je devais voir, mais il eu un regard irritécome pour me rapeller au silence.
-Je fixai l'endroit. Le lambeau de brouillard venu d'en haut semblait pendre comme s'il était fait d'un matériau compact. A l'endroit ou je percevais la teinte verte, il était doublé.Mes yeux se fatiguèrent, je fermai mes paupières et alors je vis un morceau de brume surimposée au banc de brouillard, puis entre les deux une mince bande de brouillard. Cette dernière ressemblait à une structure fine et aérienne, un pont joignant la montagne au-dessus de nous et le banc de brouillard juste devant moi. Pendant un instant je crus pouvoir discerner le brouillard transparent soufflé du haut de la montagne aller le long du pont sans le détruire, comme si ce pont était réellement solide. A un moment donné, le mirage fut tellement fort que je pus apercevoir la noirceur du dessous du pont tranchant sur la couleur claire de son flanc de grès.
Stupéfait je ne quittais pas le pont des yeux. Et alors, ou bien je m'élevai jusqu'a lui, ou bien il descendit jusqu'a moi, mais tout à coup je vis une poutre infiniment longue, solide, étroite, sans garde-fou mais assez large pour passer dessus.
Le voyage à Ixtlan. Les leçons de don Juan
Un guerrier sait qu'il ne peut pas changer, et cependant il s'attache a essayer de changer, tout en sachant qu'il n'en sera pas capable.
Le second anneau de pouvoir
L'impeccabilité du guerrier, c'est de laisser vivre les autres et de les accepter tels qu'ils sont.
Le second anneau de pouvoir
Le seul moyen d'empêcher que ce parent atteint de maladie mentale (c'est à dire notre attention seconde) ne fasse irruption en nous, consiste à nous abriter derrière le bouclier de notre éternel dialogue intérieur.
Le second anneau de pouvoir
Il n'y a pas d'hallucinations. Si quelqu'un voit soudain quelque chose de différent, quelquechose qui n'était pas là auparavant, c'est parce que l'attention seconde de cette personne a été rassemblée, et que cette personne la localise sur quelquechose.
Le second anneau de pouvoir
Pour un guerrier, il est recommandé de n'avoir aucun objet matériel sur lequel concentrer son pouvoir, mais de le concentrer sur l'esprit.
Le second anneau de pouvoir
Un guerrier mange en silence, lentement, et très peu à la fois.
Le second anneau de pouvoir
Pour celui qui voit, les êtres humains apparaissent comme des oeufs de lumière.
Le second anneau de pouvoir
- Parce que vous êtes vide.
- Il a dit que j'étais vide ?
- Tout le monde sait que vous êtes vide. C'est écrit sur votre corps.
- Qu'est ce qui vous permet de dire ça ?
- Il y a un trou dans le milieu
- Dans le milieu de mon corps ? Ou ?
Avec une grande douceur elle toucha un point sur le coté droit de mon ventre. Elle traca un cercle avec son doigt comme si elle suivait le bord d'un trou invisible de 10 ou 12 centimètres de diamètre.
Le second anneau de pouvoir
Le caractère des oeufs lumineux qui m'avait le plus frappé était leur mouvement. Ils ne marchaient pas. Ils avancaient comme s'ils flottaient, tout en étant accrochés au sol.Quand ils se mettaient en branle, leur forme d'oeuf toute entière devenait plus petite et plus ronde, ils bondissaient pour ainsi dire: ils tressautaient et se secouaient verticalement à toute vitesse. Le résultat était une sorte de frétillement nerveux très agaçant.
Le second anneau de pouvoir
Don Juan m'avait donné une règle d'or: si j'avais la même vision trois fois, je devais lui accorder une attention exceptionnelle, sinon les tentatives d'un néophyte sont de simples pierres pour construire l'attention seconde.
Le don de l'aigle
Nous discutions tous les trois d'une chose que je percevais comme étant une particularité du monde. Cela se trouvait à 3 ou 4 mètres à ma droite et c'était une masse inconcevable de brouillard jaunâtre qui, autant que je pouvais le constater, divisait le monde en deux parties. Le brouillard s'étendait du sol jusqu'au ciel, a l'infini. Tandis que je parlais aux deux hommes, la moitié du monde à ma gauche était intacte, alors que la moiié à ma droite était voilée de brume. Je me souviens qu'en m'orientant à des détails du paysage, je m'étais rendu compte que l'axe du banc de brouillard s'étendait d'est en ouest. Tou ce qui se trouvait au nord de cette ligne était le monde tel que je le connaissais. Je me souvenais d'avoir demandé à Don Juan ce qui était arrivé au monde au sud de la ligne. Don Juan m'avait fait pivoter de quelques degrés vers ma droite, et j'avais remarqué aussitôt que le mur de brouillard se déplaçait à mesure que je tournais la tête. Le monde était divisé en deux a une hauteur inimaginable pour mon intellect.
Le don de l'aigle
J'ai déja reçu le pouvoir qui gouverne mon destin.
Je ne m'accroche à rien, pour n'avoir rien à défendre.
Je n'ai pas de pensées, pour pouvoir voir.
Je ne crains rien, pour pouvoir me souvenir de moi-même.
L'Aigle me laissera passer,
Serein et détaché, jusqu'a la liberté.
Le don de l'aigle
A l'instant ou elle traversa la ligne don Juan fit un saut prodigieux et plana au-dessus du toit de la maison. La femme Nagual m'a dit qu'il volait comme un énorme boomerang.
Le don de l'aigle
Pour notre premier non-faire, Silvio Manuel construisit une caisse en bois, assez grande pour abriter la Gorda et moi, a condition de nous asseoir dos à dos avec les genoux relevés. Nous devions rester assis dans le noir total et le silence total sans nous endormir. L'effet général était que nous connaissions chaque fois une sensation de repos sans équivalent après avoir passé une nuit dans la caisse.
Le don de l'aigle
Pour le deuxième non-faire, Silvio Manuel nous demanda de nous coucher par terre comme des chiens en pelote, presque en position foetale, appuyés sur le coté gauche, le front posé sur nos bras croisés. Le but essentiel de ce non-faire était de permettre à notre ouie de se séparer de notre vue. Il augmenta la durée jusqu'a ce que nous puissions passer une nuit entière en état de veille auditive.
Le don de l'aigle
Pour le troisième non-faire, Silvio Manuel nous suspendit, assis dans des harnais, à la plus haute branche maitresse d'un grand arbre. Il voulait que nous prétions attention à la conscience de l'arbre.
Le don de l'aigle
Il nous expliqua que les endroits de pouvoir étaient de véritables trous dans une sorte de trame qui empêche le monde de prendre sa forme.
Le don de l'aigle
Le premier précepte de la règle, c'est que tous ce qui nous entoure est un mystère insondable.
Le deuxième précepte de la règle, c'est que nous devons essayer de découvrir ces mystères, mais sans même espérer y parvenir.
Le troisième, c'est qu'un guerrier, conscient du mystère insondable qui l'entoure et conscient de son devoir de tenter de le découvrir, prend la place qui lui revient parmi les mystères et se considère comme l'un d'eux.
Le don de l'aigle
La raison pour laquelle voir semble visuel, c'est que nous avons besoin des yeux pour nous concentrer sur l'intention.
Le don de l'aigle
La suffisance est notre plus grand ennemi. Penses-y, ce qui nous affaiblit c'est de nous sentir offensés par les actes et les méfaits de nos semblables. Notre suffisance nous contraint a passer la plus grande partie de notre vie à être offensé par quelqu'un.
Le feu du dedans
Cette stratégie comporte 6 éléments qui se combinent les uns aux autres. Cinq d'entre eux sont définis comme les attributs du statut du guerrier: il s'agit du contrôle, de la discipline, de l'endurance, du sens du minutage et du vouloir. Ils sont le propre du monde du guerrier qui lutte pour perdre sa suffisance. Le sixième élément, peut-être le plus important de tous, participe du monde extérieur et on l'appelle le petit tyran.
Le feu du dedans
Si les guerriers veulent avoir suffisament d'énergie pour voir, ils doivent devenir avare de leur énergie sexuelle.
Le feu du dedans
Il répéta qu'il n'y a pas de monde objectif mais seulement un univers formé de champs d'énergie que les voyants appellent les émanations de l'Aigle; que les êtres humains sont faits des émanations de l'Aigle et sont par essence des bulles d'énergie lumineuse; que chacun de nous est enveloppé dans un cocon qui contient une partie de ces émanations; que l'on accède à la conscience grâce à la pression constante que les émanations extérieures à notre cocon appelées émanations en liberté, exercent sur celles qui se trouvent à l'intérieur de notre cocon; que la conscience engendre la perception, ce qui se produit quand les émanations intérieures à notre cocon s'alignent avec les émanations en liberté qui leur correspondent.
Le feu du dedans
Les guerriers se préparent à être conscients et ils n'accèdent à la pleine conscience que lorsqu'il ne reste plus de suffisance en eux. C'est seulement quand ils ne sont plus rien qu'ils deviennent tout.
Le feu du dedans
De même qu'ils ont découvert que la vie organique n'est pas la seule vie existant sur terre, ils ont découvert que la terre elle-même est un être vivant/
Les anciens voyants virent que la terre est pourvue d'un cocon. Ils virent que la terre est enveloppée par une boule, un cocon lumineux qui emprisonne les émanations de l'Aigle. La terre est un être sensible gigantesque, soumis aux mêmes forces que nous.
Le feu du dedans
Genaro se mit à marcher devant nous et Don Juan m'ordonna de rouler les yeux dans le sens contraire des aiguilles d'une montre pendant que je regardais Genaro, pour éviter d'être entrainé avec lui. Je lui obéis. Genaro était à 5 ou 6 pieds de moi. Soudain sa silhouette devint diffuse et il disparut, en un instant, comme une bouffée d'air.
Le feu du dedans
Cet après-midi je vis dix êtres lumineux au ralenti. La voix de voir me conduisait à regarder en eux tout ce que Don Juan m'avait dit sur la lueur de leur conscience. Il y avait, sur le coté droit de ces créatures lumineuses en forme d'oeuf une bande verticale qui avait une lueur couleur d'ambre plus intense. La voix me dit qu'il s'agissait de la bande de conscience de l'homme. La voix m'indique un point situé sur la bande de l'homme, un point qui brillait intensément; il se trouvait au haut des formes oblongues, presque sur le sommet, à la surface du cocon; la voix me dit que c'était le point d'assemblage.
Le feu du dedans
Quand le point d'assemblage se déplace involontairement, la force roulante fend le cocon, poursuivit-il. J'ai parlé souvent d'un trou qui se trouve sous le nombril de l'homme. Il ne se situe pas, en réalité, sous le nombril, mais dans le cocon, à la hauteur du nombril. Ce trou ressemble plutôt à une cavité, à une défectuosité naturelle du cocon qui, par ailleurs, est lisse. C'est là que le culbuteur nous frappe continuellement et c'est là que le cocon se fend.
Le feu du dedans
Quand j'atteignis le groupe en question, je me rendis compte que Don Juan avait raison; ce n'était pas vraiment des hommes. Seuls quatre d'entre eux présentaient une ressemblance avec des hommes; mais ce n'étaient pas des hommes non plus; c'étaient des créatures étranges, aux immenses yeux jaunes. Les autres n'étaient que des formes qui étaient poussées par les quatre êtres qui ressemblaient à des hommes.
Le feu du dedans
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