Dictionnaire infernal

 

  • Les Vampires

  • Une excellente définition des vampires, de ces être qui sortent du tombeau une fois la nuit venue, pour aller sucer le sang des vivants, nous a été donnée dès la fin du XVIII ème siècle par le dictionnaire de Trévoux (Tome 8, p.285) : " Vampire, Wampire, Oupire et Upire, nom masculin et féminin. Les vampires sont une sorte de revenants qu'on dit infester la Hongrie, la Moravie, la Bohême, etc. Ce sont, dit-on, des gens qui sont mort depuis plusieurs années, ou du moins depuis plusieurs mois, qui réaparaissent, se font voir, marchent, sucent le sang des vivants, en sorte que ceux-ci s'extenuent à vue d'oeil, au lieu que les cadavres comme des sangsues, se remplissent de sang en telle abondance, qu'on les voit sortir par les conduits et même par les pores. Pour se délivrer des Vampires, on les exhume, on leur coupe la tête, on leur perce le coeur, on les empale, on les brûles ... On distingue principalement 2 sortes de vampires, les vampires actifs, et les vampires passifs. Les premiers sont les morts revenants qui sucent le sang des vivants. Les seconds sont les vivants sucés : mais les vampires passifs, une fois mort deviennent actifs ...
    Mais dans l'affaire du vampirisme, qu'on nous montre des gens digne de foi, bien sensés et de sang froid qui disent : nous avons vu un tel jour un Vampire, qui avit été notre parent, notre ami, qui portait tel nom : il était mort depuis tant de mois ou d'années, il nous a tenu tels discours, il a fait telle opérations sur nous. Pour arrêter les persécutions, nous l'avons fais exhumer, etc. Telle doit être la formule du témoignage, et l'on défie toutes les provinces que l'on vient de nommer, d'en produire un semblable. Ce sont des bruit populaires, des traditions qui transmettent, comme nos historiettes de lutins et de revenants ...."
    A priori, les vampires, dont les états de catalepsie, de léthargie et de mort apparente pourraient justifier l'existence, tout comme la prodigieuse conservations de certains corps dans les terrains imprégnés d'arsenic, n'entretiennent aucun rapport avec le démonisme. Il est cependant prouvé que les loups-garous qu'on eut le tort de ne pas brûler vifs après leur capture ont toutes les chances de devenir vampires par la suite : Ce qui assure évidemment la primauté de la sorcellerie. Montague Summers confirme d'ailleurs ce point de vue dans son History of Witchcraft and Demonology (p.167) : " Il existe en fait une très étroite affinité entre le loup-garou et le vampire, et le lycanthropes est destiné à devenir vampire lorqu'il meurt." L'enfant né de l'accouplement d'un vampire avec une femme vivante prend le nom de vampirovitch. On le dit doué d'un sixième sens qui lui permet de déceler la présence éventuelle des vampires sous les dalles des tombeaux.
    Selon les religions, les vampires prennent aussi les noms de broucolaques, oupires, katanès, goules ou giours.

     

    Les Succubes

  • Du latin subcubare : coucher sous. Démons lascifs revêtant une forme et un comportement féminins afin de soutirer leur semence à des hommes de préférence vigoureux, pour la transmettre ensuite, sous forme d'incubes, aux femmes qu'ils espèrent engrosser. Ce qui ne les empêche pas de venir enduire au péché de luxure moines, anachorètes et adolescents tourmentés par la puberté ... Les succubes peuvent également animer momentanément quelque personne décédée, dont les partenaires, après une folle nuit d'amour, retrouvent le cadavre au petit matin ... Le R.P. Delrio affirme cette possibilité et Florimond de Reamond écrit dans son Histoire de la naissance, progrès et décadence de l'hérésue de ce siècle (Rouen, 1629), que les démons s'emparent du corps des trépassés et, "ministres de la mort logent parmi les mort".
    Tout comme l'incubat, le succubat devait donner lieu à des récits salaces. A titre d'exemple, l' exorcisme Brognoli, particulièrement qualifié et intarissable sur ces questions, nous raconte qu'à Bergame, en l'an 1650, un jeune homme âgé de vingt-deux ans vit le démon lui apparaître sous forme d'une jeune fille qu'il aimait beaucoup. " A cette vue, il poussa un cri ; mais le fantôme lui ordonna de se taire, en l'assurant qu'elle était sa bien-aimée, qu'elle avait fuit de la maison parce que sa mère l'avait maltraitée, et qu'elle venait le voir. Il savait très bien que ce n'était poin là celle qu'il aimait, mais un démon ; malgré cela, après quelques paroles et quelques caresses, il consentit à ses désirs. Le fantôme lui dit alors qu'elle n'était pas sa Thérèse, mais un démon ; qu'il l'aimait et que c'était pour çela qu'il le poursuivait jour et nuit" (Görres, la Mystique, t. V, pp. 343-344), Brognoli ajoute que ce commerce monstrueux dura plusieurs mois mais que, grâce à son entremise, Dieu délivra enfin le jeune homme et qu'il fit pénitence de ses péchés. Les relations avec les succubes n'ont pas forcèment un caractère agréable. Guaccius compare leur vagin à un ecaverne glacée ; terme que reprend Nicolas Rémy en évoquant de leur part un " frigido, injucundo atque affoeto coitu ". Et Ambroise Paré met en garde ses contemporains en racontant la mésaventure survenue à un apprenti boucher, Jacobus Rueppf, qui " étant profondément plongé en vaines cogitations de luxure, fut étonné lorsqu'il aperçut subitement devant lui un Diable en figure de belle femme, avec lequel ayant eu affaire, les parties génitales commencèrent à s'emflamber, de façon qu'il lui semblait avoir le feu ardent dedans le corps, et qui mourut misérablement". Certains cercles spirites, dont l'Eglise condamne véhémentement les pratiques, continueraient à invoquer les démons succubes,  à des fins érotico-magiques. " A l'heure actuelle, écrivait J. -K Huysmans dans Là-Bas, ce sont moins souvent les démons que les morts évoqués qui remplissent l' imperdable rôle d' incube et de succubes. Autrement dit, jadis dans le cas du succubat, il y avait pour l' être vivant qui le subissait, Possession. Par l'évocation des morts qui joint au côté démoniaque le côté charnel atroce du Vampirisme, il n'y a plus possession dans le sens strict du mot mais c'est bien pis. Alors l'Eglise n'a plus su que faire ; ou il fallait garder le silence ou révéler que l'évocation des morts, déjà défendue par Moïse, était possible et cet aveux était dangereux, car il vulgarisait la connaissance d'actes plus faciles à produire maintenant qu'autrefois, depuis que, sans le savoir, le Spiritisme a tracé la route ! " Par extension, on donne aussi le nom de Succube aux nymphomanes at aux insatiables fellatrices, dont Honoré de Balzac nous a fourni un modèle dans ses Contes drolatiques.

     

    Les Démons

  • Du Latin : daemonium, venu  de daemon. Génie qui, dans le polythéisme gréco-romain, pouvait inspirer aux hommes l' exécution aussi bien de mauvaises, que de bonnes actions - Comme, par exemple, le démon de Socrate. Dans le christianisme : ange déchu, intrinsèquement pervers, dont le prince n'est autre que Satan.

     

    Les Messes noires

  • Parodie obscène et sacrilège de l'office catholique, dont elle implique la parfaire inversion du rituel, la messe noire fit initialement partie intégrante du sabbat. On la célébrait, en général, après l'admission des néophites et le compte rendu de mauvaises actions. Elle précédait également le banquet. Ce culte profanatoire rendu au Démon fut regardé par certains historiens - Jules Michelet et Jean Palou, notamment - comme une revanche nocturne des serfs médiévaux sur les seigneurs et sur les prêtres. D'autres, convaincus que le sabbat n'était que la continuation des religions antiques, y décelèrent le maintien des mystères accomplis en l'honneur de Bacchus et d' Aphrodite. Les dieux de jadis n' avaient-ils pas été assimilés aux démons ? Cette opinion demeure cependant infiniment discutable car les "mystères" en question se trouvaient, encore plus que la messe catholique, dévoyés de leur sens initial, et passeraient pour carrèment anachroniques ... Aux pâles rayons de la Lune, sur la bande déserte, le Diable ou son substitut commençait par uriner dans un trou, et, y plongeant une énorme queue qui lui tenait lieu de goupillon, en aspergeait l'assemblée. Un prêtre renégat ou sexuellement dévoyés, revêtu d'une chasuble noire où la croix figurait à l'envers, officiers degvant un bouc entouré de chandelles noires imprégnées de graisse humaine. Au milieu d'un chahut discordant de voix rauques, de cris, de jurons et de blasphème, le Confiteor et l'Alleliua se trouvant supprimés, l'officciant proposait la communion sous forme d'une rondelle de radis noir ou d' un morceau de savate. On sacrifiait parfois des enfants non-baptisés, que l' on d"vorerait peu après, lors du banquet. Cette cérémonie, si l'on ose dire, se proposait surtout d'échauffer les sens assistats, leur proposant la future pénétration d' orgies abominables dans une athmospère d'égalité sexuelle et sociale. Par la suite, la messe noire, en prenant un caractère individuel, s'affina et perdit de sa brutalité, au profit d'un libertinage exaxerbé, comportant des ingestions de sperme et l'introduction, dans la vulve de la femme nue servant d'autel, de morceaux d'hosties consacrées. La messe noire demeurait sans effet si l'officiant négligeait  cette consécration, et si lui même n'apartenait pas ou n'avait  pas apartenu au clergé catholique, partageant sincèrement la croyance en la Personne réelle dans l'eucharistie. Au XVIIe siècle, l' affaire des Poisons révéla qu'un bon nombre de grande dames - dont la Montespan, favorite  de Louis XIV - et de grands seigneurs avaient payé, et souvent fort cher, des prêtres perdus de moeurs pour dire des messes noires à l'intention de leurs ennemis, ou pour obtenir quelque faveur a priori inaccessible. Le sinistre abbé Guibourg qui s'était fait avec la Voisin et consorts, le spécialiste de ce rituel, impliquant le sacrifice d'innombrables enfants, avoua ce quisuit, dans sa confession datée du 10 octobre 1680 :

     

    Belzébuth (Alias Béelzébub)

  • Premier en pouvoir et en crime après Satan, pour les poète Milton; qualifié de princes démons par les Evengélistes (Matthieu XII, 24; Luc, XI, 15 ; Marc, III, 22), Belzébuth, qui appartient à la première Hierarchie des mauvais anges, fut jadis appelé dans le pays de Cannaan : "Seigneur de l'ordure" et " Seigneur des mouches". Il chassait en effet, ces dernières des moissons qu'elles infestaient, et son temple s'en trouvait tout à fait libéré. On ignore cependant l'aspect qu'il prend devant ses adorateurs. Certains le comparent à une énorme mouche ; d'autres le confondent avec Priape ou Bacchus. Le monarque des enfers, dit Palingène (cité par Collin de Plancy, édit. de 1825), " est d'une taille prodigieuse, assis sur un trône immense, ayant le front ceint d'un bandeau de feu, la poitrine gonflée, le visage bouffi, les yeux étincelants, les sourcils élevés et l'air menaçant. Il a les narines extrêmement larges, et deux grandes cornes sur la tête; il est noir comme un Maure, deux grandes ailes de chauve-souris sont attachés à ses épaules ; il a deux larges pattes de canard, une queue de lion, et de longs poils depuis la tête jusqu'aux pieds." Mais il peut aussi revêtir d'autres aspects, séduisant parfois, témoin : Biondetta...
    Signalons que les encyclopédistes, par plaisanterie, se donnèrent parfois le surnom de "Frères en Béelzébutb".
    On voit dans les Clavicules de Salomon que  Belzébuth apparait quelquefois sous de monstrueuses formes, comme celle d'un veau énorme ou d'un bouc suivi d'une longue queue, souvent, néanmoins, il se montre sous la figure d'une mouche d'une extrême grosseur. Il s'est montré à Faust " Habillé en boeuf, avec deux oreilles effroyable, des cheveux peints de toutes couleurs et une queue de dragon". A noter qu' Astaroth apparait quelquefois à ses côtés sous les traits d'un âne.

     

    Lilith

  • Sanguinaire, jalouse, luxurieuse et impudique, à la ressemblance de la suméro-akkadienne déesse Lilitû, dont son nom très probablement dérive, Lilith, dans sa tradition rabbinique, apparaît comme la reine des succubes. Cent quatre-vingt mille servantes sont à ses ordres, toujours prêtes à envahir notre univers, vivant dans les maisons en ruines et les latrines, sortant de nuit, et se nourrissant de pus et de vermine. Incarnation du Mal, Lilith est la terreur des femmes en couches, car on la soupçonne de voler les nouveau-nés pour les dévorer à l'instar d'une goule. Aussi place t-on cette incription sur le mur de la chambre des parturientes : " Adam et Eve, ici ; Lilith dehors !"

    Une autre tradition en fait la première femme d'Adam, dont elle aurait eu d'innombrables démons, avant de s'enfouir pour épouser Samaël, l'Ange de la Mort. Remy de Gourmont devait subtilement évoquer le caractère imprévu et morbide des vices de Lilith que, pour sa part, Vitor Hugo comparait à une femme fatale, résumant l'âme d'un monde disparu :

    Afin qu'Adam goûtait le fiel avant le miel
    Et le baiser du gouffre avant de celui du ciel
    Eve était nue. Isis-Lilith était voilée
    Les corbeaux l'entouraient de leur fauve volée ;
    Les hommes la nommaient Sort, Fortune, ananké ;
    Son temple était muré, son prêtre était masqué ;
    Elle buvait du sang dans les bois solitaire ;
    Elle avait de autels effrayants. Et la terre
    Subissait cette abjecte et double obscurité :
    En bas Idolâtrie, en haut Fatalité.

     

    Succubat

  • Commerce sexuel entre un homme fait (ou un adolescent), et un démon qui a revêtu une apparence féminine. Dans son carnet intime, Joris-Karl Huysmans assurait que le succubat, qui deux jours durant l'avait comme épuisé, « laisse un arrière-goût de peur, d'inquiétude et surtout l'incomplet de la vraie femme qu'on n'a pas tenue. Ça altère. C'est excessif, douloureux et exquis, mais on rêve de tenir de la vrais chair. On se sent dupé -- inassouvi quoique brisé. Puis ca revient en cogitation hésitées et sousieuses. Un leurre.
     

     

    Satan

  • Terme hébreu signifiant, en général: adversaire (Nombres, XXII, ennemi - à la guerre (l. Samuel, XXIX, 4) ; accusateur ou contradicteur - devant les tribunaux (11. Samuel, XIX, 22 et 1. Rois XI, là* 23), Satan, émanation d'une partie divine mal déterminée, prit un caractère personnalisé au contact du Mazdéisme et du  panthéon assyro-babylonien. « Satan qui était contenu en germe dans le sein de Yahvé où il s'agitait confusément, écrit Pompeyo Gener, doit s’en être détaché dans la conscience de l'Hébreu avant la rédaction du' Livre de Job, où sa personnalité se dessine si nettement . à partir de la captivité de Babylone, il va s'émancipant peut-être sous l'influence perse, et finit dans la période chrétienne, où il reçoit le renfort paganisme agonisant, par être l'antithèse de Dieu » (la Mort Diable, Paris, 1890, p. 39 1). C'est la raison pour laquelle on le mentionné à cinquante-trois reprises dans le Nouveau Testament alors que l'Ancien ne l'évoquait que presque accessoirement. A de là, assimilé au « Diabolos » grec (le calomniateur), il reçut surnoms tels que : Rebelle, Révolté, Antique Serpent, Antithéos, Archonte de ce monde, Père du mensonge, Très - Bas, Prince de ce monde, Ténébreux, Maudit, Singe de Dieu... D'abord entité métaphysique : « le plus sage de tous les an (Tertullien) ; « le frère cadet du Verbe » (Lactance), Satan se matèrialisa au cours des âges pour se mettre à la portée des hommes qu'il jalouse profondément, et dont il a toujours souhaité la perte. Ainsi saint Paul distingue t-il la personnalité réelle de Satan, du péché qu'il suggère et de la tentation diabolique. Satan est bel et bien un être à part, différent des « fils de Dieu » et des hommes, un ange apostat, devenu mauvais par son libre arbitre. Récemment, Paul VI le qualifiait d'« être vivant, spirituel, perverti et corrupteur », qui avait gâté les fruits du Concile Vatican 11, et les catholiques traditionalistes jugent encore que ce serait une erreur que de ramener Satan et les démons à des personnifications mythiques ou fonctionnelles : « Satan, que Jésus avait affronté par ses exorcismes, rencontré au désert et dans sa passion, ne peut pas être le simple produit de la faculté humaine de fabulation et de projection, ni le vestige aberrant d'un langage culturel primitif »
     

     

    Samal

  • Prince des démons, selon les rabins. Ce fut lui qui, monté sur le serpent, séduisit Eve. C'est encore, chez plusieurs docteurs juifs, l'ange de la mort qu'ils représente tantôt avec une épée, tantôt avec un arc et des flèches. C'est enfin pour quelques-uns le même qu'Asmodée. Prince des anges déchus, que Moïse Maïmonide dans la seconde partie du Guide des égarés assimile à Satan; qui, monté sur un serpent ayant la taille d'un chameau, s'en vint séduire Eve dans le jardin d'Eden. Il aurait cohabité avec elle bien avant Adam, et de cette union serait nés Caïn et un bon nombre de Démons. De son côté, Adam, momentanément séparé de son épouse, se serait accouplé à Lilith et, lui aussi, en aurait eu plusieurs démons. D'aucuns prétendent que Samaël, androgyne, aurait forniqué avec chacun de nos premiers Parents ... Précipité par la suite aux abîmes, le serpent -véhicule du péché- fut maudit entre toutes les bêtes et Samaël le rejoignit en la troisième résidence, sur les sept auxquelles il est fait allusion dans le Zohar au "Traité des palais" : " C'est le lieu des embrasements et des nuagesde fumée où débauche le fleuve de feu qui s'écoule et émerg. Il est la maison où sont brûlées les âmes des ignobles car le feu y descend sur la tête des pervers que pourchassent les anges déstructeurs. C'est dans ce lieu aussi que parfois se trouvent les délateurs d'Israël qui les détournent de la bonne voie, sauf quand ceux-ci obtiennent la guérison qui leur permet de les repousser. Le chef qui est à leur tête vient du côté gauche. Tous les êtes qui peuple cette résidence viennent du domaine obscur,ce qu'exprime : "L'obscurité est sur la face de l'Abîme" (Genèse, I,2). Samaël le réprouvé y demeure aussi." Dans certains écrit rabbiniques, et dans la littérature apocalyptique, Samaël est aussi considèré comme l'Ange de la Mort. Enfin, on le confond parfois avec Asmodée, le démon de la luxure.

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