Depuis Roswell, où il s'est passé quelque chose d'extraordinaire, même si le fait a été nié pendant plus de 40 ans par plus hautes autorités des Etats-Unis, les OVNIs font fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics.
Différentes commisions d'études ont été mises en place , et en dépit des conclusions officielles qui niaient la réalité du phénomène, elles ont poursuivi constament leurs investigations comme le prouvent les milliers de documents rendus publics depuis plusieurs années.
Cette "déclassification" des documents détenus par la CIA, le FBI, l'US Air Force, l'US Navy et l'US Army, est la conséquence du "Watergate" qui a permis de renforcer la Loi sur la Liberté de l'Information, le "Freedom Of Information Act", ( FOIA ).
Cependant, tous ces documents sont tellement censurés qu'ils sont inexploitables.
Ils permettent simplement de faire le constat de l'intérêt permanent des institutions américaines pour les OVNIs.
Ce "cover up", cette dissimulation, a forcément découragé l'intérêt des scientifiques pour les OVNIs.
La recherche se fera donc par les militaires pour les militaires, et bien évidemment tout reste encore de nos jours secret.
Le phénomène étant planétaire, dans pratiquement toutes les nations démocratiques du monde vont se constituer des associations ufologiques qui vont entreprendre avec plus ou moins de succès la collecte des témoignages.
C'est en France, au milieu des années 70, que sera créée la seule structure civile, officielle, d'étude des OVNIs.
Le Groupement d'Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés ( le GEPAN ), au sein du CNES, le Centre National d'Etudes Spatiales, à Toulouse, cédera sa place au SEPRA, le Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques, au début des années 80, sous la direction de M. Jean-Jacques Velasco.
Jugeant sans doute encombrante l'association des OVNIs avec le CNES, soucieuse de préserver l'image "médiatique" de cet organisme, les directions successives réduiront peu à peu le personnel et les activités du SEPRA.
Dernière péripétie en date du 12 décembre 1999, le SEPRA devient le Service d'Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux, et se voit donc privé des rentrées atmosphériques.
Le SEPRA va acquérir une grande renommée internationale, notamment grâce aux enquêtes de "Trans en Provence" et de "l'Amarante".
Il faudra attendre l'année 1997 pour voir enfin le tabou lié aux OVNIs perdre de sa force.
Du 29 septembre au 4 octobre, à l'initiative de la fondation Rockefeller, sous la direction de Peter Sturrock, professeur de physique à l'université Stanford de Palo Alto en Californie, se réunira à Pocantino ( New-York ) une assemblée de chercheurs de différentes disciplines et de diverses nationalités, la SSE, Society for Scientific Exploration qui concluera à la légitimité de l'étude scientifique sans a priori des OVNIs.
En France, en juillet 1999, l'association COMETA, composée d'officiers supérieurs, d'ingénieurs, de spécialistes des sciences physiques, des sciences de la vie et des sciences humaines, va publier son rapport et le transmettre au Président de la République ainsi qu'au Premier Ministre.
Résultat de 3 ans d'études avec le support de divers intervenants et de l'Association des Auditeurs de l'IHEDN, l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, ce rapport conclut à "la réalité physique quasi-certaine d'objets volants totalement inconnus..".
Il met également en avant l'hypothèse de visiteurs extraterrestres et se termine par 6 recommandations allant dans le sens du renforcement et du développement de l'étude des OVNIs.
RESUME de l'IHEDN sur le rapport COMETA :
Le texte de Cometa, association regroupant d'anciens auditeurs de l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN) et présidée par Denis Letty, général de l'armée de l'air, reprend une série de témoignages accumulés sur l'apparition d'étranges phénomènes, tant dans le monde qu'en France.
"L'hypothèse extraterrestre, en déduisent les auteurs du rapport, est de loin la meilleure hypothèse scientifique; elle n'est certes pas prouvée de façon catégorique, mais il existe en sa faveur de fortes présomptions, et si elle est exacte, elle est grosse de conséquences."
Même si "aucun accident, et a fortiori aucun acte hostile, n'a eu pour origine certaine, du moins officiellement, un Ovni", la persistance du phénomène, estiment-ils, devrait donner lieu à une "réflexion sur les conséquences stratégiques, politiques et religieuses qu'entraînerait une éventuelle confirmation de cette hypothèse".
Le général Bernard Norlain, ancien directeur de l'IHEDN, souligne, dans sa contribution au dossier, que "des problèmes concrets se posent, qui appellent une réponse en termes d'action".
Il existe donc à ce jour, à ma connaissance, seulement 6 organismes officiels à travers le monde, chargés d'étudier les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés :
· En France, au sein du CNES, le SEPRA, le Service d'Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux.
· En Uruguay, au sein des Forces Aériennes, le CRIDOVNI , Comision Receptora e Investigadora de Denuncias de Objetos Voladores No Identificados ( Commission de Réception et d'Enquêtes des Témoignages sur les OVNIs ). ( Le lien précedent renvoie au site officiel en espagnol et en anglais ; une traduction est disponible en cliquant ici )
· En Ukraine, le R.I.A.P., Research Institute on Anomalous Phenomena, l'Institut d'Etude des Phénomènes Anormaux.
Cet institut est composé de scientifiques russes et ukrainiens et de conseillers occidentaux.
· Aux Etats-Unis, une organisation de scientifiques, la SSE, Society for Scientific Exploration ( Société d'Exploration Scientifique ).
· Au Chili, au sein de la DGAC, la Direction Générale de l'Aviation Civile, le CEFAA, Comité de Estudios de Fenomenos Aéreos Anomalos ( Comité d'Etude des Phénomènes Aériens Anormaux ), dirigé par le Général Ricardo Bermudez.
· Aux Etats-Unis, une organisation de scientifiques, le NARCAP, National Aviation Reporting Center on Anomalous Phenomena s'est constituée pour étudier l'impact des phénomènes aériens anormaux sur la sécurité aérienne.
Extrait de l'article paru dans "La Recherche" de mars 2 000 :
"Le gouvernement chinois laisse fleurir la "recherche" sur les OVNI.
Les "sociétés de recherche sur les OVNI" se sont multipliées.
Beaucoup n'acceptent en leur sein que des personnes ayant fait des études supérieures et ayant publié des articles scientifiques.
Parmi les membres de la société de Pékin, 30 % sont des responsables du parti communiste.
Un journal de recherche sur les OVNI est publié par un éditeur scientifique.
La télévision officielle et la grande presse exploitent le phénomène, au premier degré."
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