L'histoire d'Ummo est peu banale. Il y a 50 ans, des êtres venus d'une autre planète, Ummo, débarquent dans les basses alpes et s'installent. Depuis, ils envoient des lettres à plusieurs scientifiques répartis sur toute la planète. L'astrophysicien Jean-Pierre Petit, du CNRS, fait partie des destinataires de ces lettres. Ces lettres parlent de la planète Ummo et de leurs occupants, mais elles décrivent aussi le fonctionnement de leurs vaisseaux spaciaux et donnent des théories physiques, ou théologoqies interressantes. C'est à l'aide de ces lettres, que Jean-Pierre petit à developpé la Mahnéto Hydro Dynamique.
Je vous propose une sélection de quelques lettre, classées par ordre et par sujet, et vous conseille d'aller voir le site: http://ummo.free.fr/intro.htm pour pouvoir consulter toutes les lettres. Mais bon, vous pouvez toujours lire toutes celles-là qui sont les plus interressantes...
33-1 . Indéterminisme et libre arbitre. (1/3) 1966
33-2 .
Indéterminisme et libre arbitre. (2/3) 1966
33-3 .
Indéterminisme et libre arbitre. (3/3) 1966
41-1 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 1/11 . 1966
41-2 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 2/11 . 1966
41-3 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 3/11 . 1966
41-4 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 4/11 . 1966
41-5 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 5/11 . 1966
41-6 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 6/11 . 1966
41-7 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 7/11 . 1966
41-8 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 8/11 . 1966
41-9 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 9/11 . 1966
41-10 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo.10/11 . 1966
41-11 . La vie
quotidienne sur la planète Ummo. 11/11 . 1966
43 . Vie et mort d'
UMMOWOA, le Dieu incarné d'UMMO. 1966
45 . Les
plis de l'espace, le cosmos décadimensionnel. 1966
52 .
Concept de l'espace - Anticosmos 1966
57 .
Premier contact d'Ummo avec la terre à La Javie en 1950. 1967
58 . Les
bases biogénétiques du cosmos 1967
59 .
Théorie du champ unifié - Les IBOZOO UU. 1967
73 .
Hypothèses explicatives de l'énigme Ummo 1969
74 . Qui
sommes nous ? D'ou venons nous ? 1969
76 .
L'être dimensionnel. 1969
77 . Le
langage et la logique sur Ummo. 1969
78 . Les
bases ontologiques de la philosophie sur Ummo. 1969
79 . Le
concept de WOA (Dieu). 1969
80 .
Gnoséologie (Théorie de la connaissance). 1969
81 . La
morale sur Ummo. 1969
84 .
Données diverses concernant la planète Ummo. 1969
105 .
Le temps, les IBOZOO UU, le pluricosmos, cosmos gémellaires.
357 .
L'âme collective planétaire. Les deux univers limites. Cosmos
gémellaires. Expériences post-mortem. 1987
731 .
Synopsis WAAM-WAAM. Le pluricosmos. Les deux univers limites.
L'âme collective planétaire. Suite de la lettre 357.
1987
792-1 .
Les OEMIIWOA: incarnations cosmiques implulsant l'évolution.
1988
792-2 .
Les OEMIIWOA: incarnations cosmiques implulsant l'évolution.
1988
Voici, pour
commencer, un extrait de la lettre 57 recue en 1967 par Mr
Villagrassa, qui décrit l'arrivée sur terre des ces voyageurs
étrangers.
PRÉCISION DE L'HORAIRE DE "L'OAWOOLEAIDAA"
A 4 heures 16 minutes 42 secondes TMG (heure terrestre de GREENWICH), on effectua l'OAWOOLEAIDAA (ce mot est intraduisible en langage terrestre);
On appelle ainsi l'instant critique pendant lequel le vaisseau interplanétaire UEWAOEMM avec ses pilotes subit une inversion axiale de ses particules sousatomiques ce qui suppose la substitution d'un système référentiel à trois dimensions par un autre.
Ce changement de dimensions nous est nécessaire pour réaliser un voyage en utilisant la distance réelle la plus courte, différente évidemment de celle que parcourt la lumière dans l'autre système référentiel de l'espace tridimensionnel dans lequel nous vivons normalement.
PERCEPTION VISUELLE DE L'OAWOOLEAIDAA
L'OAWOOLEAIDAA, vue par un observateur qui se trouve sur TERRE, présente des particularités très singulières.
Par exemple, l'UEWAA (Nef) apparaît soudainement comme surgie du néant ou disparaît automatiquement quand le processus est inverse.
En réalité la disparition est apparente car le vaisseau continue à exister au sein d'un autre système à trois dimensions.
Néanmoins un autre vaisseau qui désirerait le poursuivre à l'intérieur du même cadre tridimensionnel non seulement il ne pourrait pas le voir, mais il ne pourrait plus établir de contact avec lui (tant contact mécanique que radioélectrique ou gravitationnel).
La vive couleur au ton orangé que diffusent nos UEWA est due à une incandescence particulière provoquée artificiellement pour les décontaminer de tous type de germes vivants qui pourraient adhérer à sa surface. Sans adopter cette précaution, ces germes seraient aussi inversés tridimensionnellement et portés sur notre planète avec les conséquences imprévisibles d'ordre biologique faciles à deviner.
Il y a une autre caractéristique facilement observable: le très fort champ magnétique qui apparaît autour de l'axe de symétrie de nos vaisseaux, (et peut être aussi dans d'autres vaisseaux spatiaux appartenant à d'autres êtres extraterrestres).
Ce champ magnétique qui atteint de nombreux milliers de WEBBER / m2, n'est pas comme on pourrait l'imaginer, un indice sur le fait que notre système de propulsion soit magnétodynamique.
Cette forte induction magnétique n'est que l'inversion axiale, d' un angle de 90°, de l'intensité du champ électrostatique produite par un puissant générateur dont la fonction consiste à inverser les particules sousatomiques du vaisseau et de ses passagers.
SCHÉMA D'IDENTITÉ DES CHAMPS ÉNERGÉTIQUES
Souvenez-vous que les vecteurs représentatifs des champs gravitationnels, électrostatiques et magnétiques forment un trièdre au sein de l'espace pluridimensionnel. Les trois champs sont en réalité IDENTIQUES;
C'est notre perception physiologique illusoire, qui leur attribue une nature différente selon leur orientation.

57-f2
A l'heure citée, trois de nos OAWOOLEA UEWA OEMM (vaisceaux spaciaux) "apparurent subitement" en un point situé à la hauteur de 7336 métres au-dessus d'un endroit situé à quelques 13 km de la ville française de DIGNE et à 8 km de la localité de "LA JAVIE" (Département des Basses Alpes), non loin de la frontière de la République Cantonale et Fédérative SUISSE.
DATE ET HEURE DE LA DESCENTE SUR LA PLANÈTE TERRE
C'était le 28 mars 1950. Les trois nefs descendirent rapidement touchant terre à 4 heures 17 minutes 3 secondes TMG.
Les pieds extensibles des vaisseaux s'enfoncèrent à peine dans le terrain rocailleux d'un contrefort alpin, non loin de celui que nous avons identifié par la suite comme Pic du CHEVAL BLANC haut de 2322,95 m au dessus du niveau moyen de la mer et non loin du petit cours fluvial de " LA BLEONE".
Durant quelques 20 UIW (60 mn), personne ne sortit de nos vaisseaux, en attendant une attaque possible; Nos équipements sondèrent dans un rayon de 800 mètres l'émission possible de radiations infrarouges provenant d'être humains. Une grande nébulosité empêchait à ces heures de la nuit la vision directe des alentours.. Les images obtenues avec la gamme d'ondes de 740 millimicrons permirent néanmoins de visualiser les alentours.
Des plantes d'une morphologie étrange croissaient dans les environs. La morphologie érodée du terrain permettait de reconnaître quelques accidents accusés comme le lit de la rivière citée (BLÉONE). Jusqu'au matin suivant l'on ne parvint pas à identifier la nature d'un groupe de lumières blafardes qui apparaissaient en trois points définis dans le lointain.
PREMIÈRE SORTIE DE QUATRE FRÈRES
Rassurés parce n'apparaissait aucune trace détestable d'êtres humains dans les environs, quatre de nos frères non expéditionnaires descendirent, parmi les trente six qui composaient la dotation totale des trois nefs. Ils étaient munis d'équipements protecteurs et de dispositifs de défense. L'une des UEWA se maintenait suspendue à 30 centimètres du sol pour couvrir leur retraite en cas d'attaque.
Par couples, ils se consacrèrent pendant 10 UIW (30 mn) à l'exploration des environs, sondant continuellement le sol pour détecter d'éventuels bruits souterrains provenant d'installations humaines dans le sous-sol. De telles précautions peuvent vous paraître ingénues, mais pour nous, à cette époque là, l'hypothèse de l'habitat souterrain des êtres humains n'était pas encore écartée, loin de là.
Néanmoins l'endroit paraissait désertique. Furent recueillis du sol quelques insectes et arrachées quelques espèces végétales identifiées ensuite selon la classification botanique de la Terre comme:"Valériana celta" et "Erica Carnéa".Celles-ci furent emmenées dans le Vaisseau où tous purent les examiner avec une curiosité réjouie. Comme il fallait s'y attendre, la morphologie de ces petits animaux et plantes différait des espèces connues sur UMMO.
IDENTIFICATION D'ÉCHANTILLONS DU SOL ET CONSTRUCTION DE LA GALERIE
Peu après sortaient les six expéditionnaires accompagnés de 20 membres de l'équipage. Il était nécessaire de commencer les travaux d'une construction souterraine d'urgence.
On réalisa une évaluation expérimentale des caractéristiques du sol. Ce qui nous frappa le plus ce fut l'absence de Titane dans la composition chimique des roches de la terre.
Sur notre sol d'UMMO, cet élément chimique est aussi fréquent que l'aluminium dans les argiles terrestres. Furent aussi détectés de nombreux phénocristaux inclus dans des roches porfidiques. La désagrégation des roches ignées était de plus évidente en constatant la composition dosimétrique de sable et argile. Les carbonates et les silicates abondants permirent d'élaborer une hypothèse de l'évolution géologique de ces terrains.
Il était nécessaire de réaliser la perforation en fondant à grande température des grés et des calcaires. La haute composition siliceuse du sol provoqua au début un sérieux problème qui fut rapidement résolu. Les matériaux ainsi fondus furent transmutés en un isotope d'azote. De cette façon, à l'extérieur n'apparaissaient pas des tas de terre qui auraient révélé notre présence à d'éventuels observateurs humains terrestres.
L'on travailla toute la nuit jusqu'à 7 heures. Peu avant l'aube nos EUWA se déplacèrent dans un petit bois d'étranges arbres à feuilles filamenteuses identifiés ensuite sous le nom terrestre de "Pinus Montana".
La galerie ouverte dans le sous-sol d'une longueur de 4 mètres et d'une profondeur de 8 mètres fut étayée avec des IGAAYUU (sortes de cintres extensibles modulaires d'un alliage de Magnésium très léger).
Elle se maintenait à une température très élevée (quelques 500 degrés) bien que la fusion au moyen d'un processus énergétique nucléaire des produits ou des composés du sous-sol s'accompagne ensuite d'un refroidissement très rapide. De plus il était nécessaire de résoudre le problème de la condensation de vapeur d'eau sous forme de petits nuages qui en émergeant de la galerie en une haute colonne pouvaient révéler notre présence. Il fut nécessaire d'obturer la bouche du tunnel ou galerie avec une plaque de plastique et de recueillir aussi par aspiration les fumées produites à partir de la combustion des substances organiques du sol.
AVANT LE PREMIER JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE "29 MARS 1950".
Le nouveau jour réserva aux expéditionnaires un beau et nouveau spectacle. Pour la première fois ils se trouvaient face à un nouveau monde, une structure géologique nouvelle.
Le ciel était plus indigo que sur UMMO. De nombreux strato-cumulus couvraient ce jour là le ciel de la région. Bientôt furent remarquées deux structures artificielles (habitations humbles) situées à 1,3 km et 1,9 km respectivement.
L'origine des lumières aperçues le matin fut rapidement éclaircie. Elles correspondaient aux petites localités de DIGNE et LA JAVIE.
La forme anarchique des étranges constructions attira notre attention. Dans DIGNE apparaissait dominante, une étrange tour que nous sûmes bientôt correspondre à une ancienne cathédrale catholique de style Roman du XIII siècle.
Les instruments optiques de fort grossissement révélèrent les images des premiers êtres terrestres. L'on ne notait aucune activité exceptionnelle ou de la nervosité parmi ces personnes sûrement ignorantes de la présence de nos frères dans leur voisinage.
On trouva, à 200 mètres, d'étranges piliers prismatiques avec d'autres matériaux. Tout était en ruines. On se trouvait devant la première uvre enregistrée et provenant d'êtres humains terrestres. Plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'un ancien petit hangar pour le stockage d'aliments, mais la découverte remplit nos frères d'émotion.
On prit des échantillons des piliers et on radiographia l'intérieur.
L'analyse montra la présence d'une substance agglutinante de mélange complexe dans laquelle intervenait du sulfate calcaire, des alumines et des petites quantités d'oxydes minéraux (plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'un ciment sur-sulfaté) et de fragments de roche et sable en proportion et dosage presque constant (plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'agrégats pour le béton). L'analyse interne de ces colonnes présentait des baguettes de composition ferrique évidente.
SEGUIRA EL INFORME [(Le document continuera) - écrit à la main en espagnol, en "graphisme Ummite" (NDT)].
Il s'agit peut être à partir d'ici de la 4° lettre, sans en-tête sur les documents espagnols.
CORRECTIONS DE PETITES ERREURS DANS LES TRANSCRIPTIONS
Dans les rapports précédents nous vous avons fait un résumé historique de notre arrivée aux environs de DIGNE (FRANCE), département des Basses Alpes. Trois de nos "OAWOOLEA OEMM" (vaisseau de structure lenticulaire) descendirent en un point situé à un niveau de 7,3379 k près de la ville française déjà citée.
L'instant de notre OAWOOLEAIDAA (nous appelons ainsi le processus physique d'inversion des corpuscules subatomiques qui permettent l'orientation de tels vaisseaux à travers un autre axe dans les voyages spatiaux) a été enregistré par nous dans la version horaire de la planète Terre comme 4 heures, 16 minutes TMG, (avec une marge d'erreur de plus ou moins 6 secondes), en date du 28 mars 1950.
ATTENTION: le 8 novembre 1965 nous avons remis, par l'intermédiaire de l'un de nos frères UDIIE-36, fils de UDIEE-34 alors aux États- Unis, un petit rapport très résumé sur notre arrivée sur Terre au médecin terrestre Dr Peter Welter
Notre frère dicta comme heure d'arrivée 4 heures, 23 minutes (sans spécifier de marge d'erreur).
Une enquête plus soigneuse au niveau de la conversion de nos éléments dimensionnels de temps, en les comparant avec le registre de signaux radioélectriques émis à ces moments-là par des centres émetteurs de la République Française et la République Helvétique et captés par nos équipements, ont permis de rectifier la première appréciation horaire faite en vérifiant les courbes barométriques et thermiques d'un observatoire météorologique français avec nos propres éléments sur l'atmosphère terrestre à notre arrivée.
Six de nos frères (quatre GEE et deux YIEE) descendirent ce matin là (voir le rapport que nous vous avons remis). Nous vous disions que la première opération réalisée fut de creuser une galerie pour mettre les équipements des expéditionnaires et qui puisse en même temps servir d'abri préservé face à une hypothétique attaque des terrestres.
DÉTAILS SUR LA GALERIE CREUSÉE
On entreposa dans cette galerie des aliments synthétisés qui auraient permis à nos frères de survivre durant 240 XII (un XII équivaut à une rotation de notre planète, quelques 30,9 heures).
Le 29 mars 1950, ils terminèrent les travaux d'adaptation de la
Galerie souterraine. Il fut nécessaire d'accélérer la
réfrigération de ses parois pour permettre le stockage du
matériel.
Les ingénieurs terrestres peuvent être surpris par ce fait en rapport avec la réfrigération. C'est parce que nos méthodes d'excavation sont différentes de celles des terrestres. Nous utilisons la fusion à très haute température des roches, sables et limons du terrain, en contrôlant l'expansion des gaz qui sont immédiatement transmutés en azote et oxygène. En plus d'obtenir une plus grande rapidité, nous évitons ainsi de multiples effets secondaires comme les expansions qui ont lieu au moment de la transformation de l'anhydride en gypse par contact avec l'eau
Bien entendu on réalise à l'avance une étude géologique du terrain. Non pas par des méthodes sismographiques ou de sonde électrique mais par l'analyse avec un procédé stéréographique semblable aux rayons X terrestres; On obtient ainsi une image qui révèle non seulement la composition des différentes strates mais aussi la position des vides situés à une grande profondeur.
Les systèmes de coffrage gardent une certaine ressemblance avec les terrestres. Sur UMMO on construit par exemple les modules de coffrage "in situ". La silice et le titane des roches une fois fondus sont transmutés en magnésium et aluminium avec lesquels on construit les IGAYUU (arcs métalliques semblables aux cintres terrestres).
Nous disions qu'il fut nécessaire d'accélérer les travaux à cause de l'inquiétude qui pesait sur les expéditionnaires. En premier lieu on ignorait si les conditions ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE allaient varier dans les IUW suivantes (IUW = unité de temps de UMMO) en empêchant le retour dans des conditions de temps acceptables, du reste de l'équipage.
En second lieu, la nuit antérieure les UEWA OEMM (ASTRONEFS) avaient été transportés vers un bosquet de pins voisins, mais malgré cela on craignait la possibilité qu'ils puissent être vus par des habitants terrestres.
ADIEUX DES EXPLORATEURS ET TRIBULATIONS
Il était donc pas prudent de les laisser stationner là et le 29 mars à 2 heures du matin (heure française) les explorateurs et les membres de l'équipage célébrèrent un émouvant départ. (NdR: Il peut s'agir aussi de "11 heures du matin"). Nous avons des images de ce départ; Les mains de chacun sur la poitrine de son frère comme c'est notre coutume, indiquèrent le moment du départ. PERSONNE NE PRONONCA UNE PAROLE. LES YEUX DISAIENT TOUT.
Trente membres d'équipage montèrent dans les vaisseaux. Rapidement ceux-ci commencèrent le processus de l'AIAIEDUNNII (les zones superficielles extérieures élèvent leur température jusqu'à l'incandescence) de cette manière les germes vivants sont détruits pour obtenir une stérilisation parfaite; cette mesure est nécessaire car aussi bien les micro-organismes que les virus peuvent être inversés dans leurs dimensions et réaliser le voyage spatial, arrivant jusqu'à notre planète.
Les trois UEWA s'élevèrent à une hauteur de six kilomètres. Les explorateurs contemplèrent leur disparition apparente quand se produisit à cette altitude la seconde OAWOOLEAIDAA pour le retour.
29 MARS 1950. PREMIÈRE EXPLORATION
Ce même jour deux de nos frères reçurent l'ordre de réaliser une première exploration à une certaine distance de la galerie pendant que les autres poursuivaient les travaux dans celle-ci.
L'entrée de la galerie se trouve sur l'un des contreforts montagneux de la région, pas très loin du pic du "Cheval Blanc". De là-bas l'on domine toute la vallée dans laquelle coule la rivière Bléone. Avec un bon instrument optique on voit parfaitement les édifices de DIGNE, sa vieille cathédrale et même fragmentairement l'on peut observer le Bès et quelques tronçons du chemin de fer. On peut également observer parfaitement le hameau de La JAVIE et quelques constructions humbles des environs. Comme information intéressante nous vous dirons que l'historique galerie existe encore, renfermant à l'intérieur une partie de l'équipement scientifique d'origine qu'emmenèrent nos frères.
Son accès est parfaitement camouflé. Le jour, peut-être pas très lointain, où nous NOUS PRÉSENTERONS OFFICIELLEMENT aux Organes gouvernementaux de cette planète nous ferons la dotation de ses installations au gouvernement français, comme remerciement symbolique de notre civilisation à celle des Terriens.
La première exploration de nos deux frères, effectuée dans la soirée du 29 mars donna un résultat imprévu pour nous. Pour vous l'incident peut vous paraître vulgaire et de ce fait vous jugerez notre pondération ingénue et même comique, mais le résultat impressionna fortement nos frères.
Pour mieux nous faire comprendre, il est nécessaire que vous vous placiez dans le cadre mental d'un OEMII (hommes) qui venaient juste d'arriver sur une planète inconnue dont ils ne connaissaient, au niveau des moyens d'expression, que quelques sons modulés enregistrés par nos équipes de détection radioélectrique et dont le jargon inintelligible n'offrait pas encore des bases sérieuses d'étude.
Vers les six heures de l'après midi de cette date, ADAA-66, fils de ADAA-65, maraudant dans les environs en compagnie d'un autre frère et pendant qu'ils arrachaient par-ci par-là des petites branches et des feuilles pour les analyser ensuite, dans les arbustes inconnus, observa aux environs de deux grands arbres, des pierres amoncelées et noircies. La structure des fragments de roche permettait de les identifier comme étant des calcaires; des cendres répandues autour faisaient deviner qu'elles avaient été utilisées pour un feu, mais ce n'était pas cela le plus intéressant.
A 1,8 ENMOO (1 ENMOO = 1,9 mètres) ils localisèrent des fragments d'une planche blanche jaunâtre, flexible et fragile, froissée et pleine de caractères ou signes de manière évidente écrits par des êtres humains. Trois d'entre eux paraissaient tachés par des matières fécales. Une multitude d'animaux volants inconnus prirent leur envol (on peut penser qu'il s'agissait de mouches et moucherons).
La découverte fut jugée transcendantale et ils retournèrent immédiatement à la galerie.
La structure microscopique de ces feuilles fut très vite analysée. La texture était inconnue pour nous, en effet sur UMMO l'on n'utilise pas la pâte de cellulose pour la fabrication du papier.
Les signes ou caractères codés révélaient qu'ils n'avaient pas été manuscrits mais imprimés au moyen de moules standard. Sans aucun doute, l'on avait employé un liquide pour l'impression (encre d'imprimerie), ceci était étonnant pour nous car en effet nos anciens systèmes d'impression de caractères pour leur lecture, soit employaient un système électrostatique de projection de poudre colorée, soit brûlaient légèrement la surface de la feuille imprimée.
Actuellement nos systèmes de fixation d'images et de caractères se basent sur le virage des molécules de la feuille où l'on va procéder à l'impression, les transmutant en d'autres de type chromatique; c'est à dire que l'on ne transfère pas par l'intermédiaire d'un caractère d'encre mais que l'on provoque une réaction chimique sur la surface imprimée même.
La présence de matières fécales constitua au début une énigme. L'analyse de l'excrément révéla la présence de cellules épithéliales sans doute issues des glandes intestinales humaines.
ÉTUDE ET HYPOTHÈSE SUR LE MATÉRIEL RECUEILLI.
L'on fit une liste des hypothèses probables. La plus soutenue était de lui attribuer un caractère rituel.
Peut-être les humains, quand ils étaient en désaccord avec les idées exprimées dans un document écrits, le barbouillaient-ils avec leurs matières fécales. Entre ces suppositions l'on fit également celle qui maintenant semble évidente à tous. (Sûrement un berger avait du utiliser ce fameux journal à des fins hygiéniques).
Vous comprendrez mieux cette polémique en sachant que les UUGEEYIE (enfants d'UMMO) ont depuis la naissance, un dispositif dans le rectum dont le conduit final ou tuyère sort par l'anus.
Les matières fécales sont liquéfiées par un processus de transformation par enzymes, ensuite un autre processus de gélification et d'expulsion électrostatique élimine du tube expulseur les résidus qui pourraient encore s'y trouver. Il n'est dons pas nécessaire de procéder au nettoyage après défécation comme le font les terrestres. D'autre part nos ancêtres employaient une substance spongieuse pour le nettoyage après la défécation.
Mais sans aucun doute c'était l'origine des résidus qui tâchaient le quotidien ou journal (comme nous le savons bien maintenant).
Ces fragments sont déjà historiques pour nous. L'original, dont il manque une feuille et divers fragments, est conservé sur UMMO tel qu'il fut trouvé, conservé à l'intérieur d'une masse gélatineuse et à température constante d'YIIEAGAA (on appelle ainsi une technique qui vous est inconnue et grâce à laquelle une structure biologique est conservée à basse température avec un contrôle des degrés des températures en chaque point, car certaines zones ou tissus ne supportent pas de basses températures sans que la congélation de l'eau ne provoque la destruction de la cellule pendant que dans d'autres points, il convient de les maintenir à un autre niveau thermique).
Ce fameux exemple du journal qui a constitué le premier document imprimé que nous avons pu obtenir correspond à un numéro publié en langue française du "FIGARO" Samedi - dimanche 25-26 mars 1950.
Les caractères étrangers laissèrent nos frères perplexes. Le plus encourageant et suggestif de cette étrange pièce étaient les dessins et les photographies (bien sûr nous ignorions la simple technique de la photogravure directe).
Sur la page que nous avons identifié par la suite comme étant la première, apparaissait précisément une caricature signée par un humoristique français J. Sennep ( NdR : ne serai ce pas Sempé ?) ; c'était un croquis d'une bombe Nucléaire d'Hydrogène avec sur son ogive la caricature d'un homme politique français. La légende était la suivante:
Batailles parlementaires
S'ils nous embêtent, nous avons la bombe H
On notait aussi des grands titres comme:
L'URSS EST FAVORABLE A UNE SESSION SPÉCIALE DU CONSEIL DE SÉCURITE POUR RÉGLER LES DIFFÉRENCES EST-OUEST
et d'autres comme:
SÉRIE NOIRE DANS L'AVIATION TROIS CATASTROPHES AÉRIENNES ONT FAIT 19 MORTS
AIDE IMMÉDIATE A L'INDOCHINE
Au dos du papier, taché par les excréments, il y avait une image qui était très intéressante pour nous. On voyait un être humain adulte avec deux UGEEYIE (nous ne pouvions identifier clairement le sexe). Ensuite nous avons su qu'il s'agissait d'une dame avec des enfants des deux sexes. On pouvait apprécier la facture des vêtements (n'oubliez pas que l'un de nos casse-tête était constitué par la vérification de la manière dont vous étiez habillé).
Au-dessus du dessin apparaissait un texte qui, à ce moment là, était inintelligible pour nous, et qui disait MONDIAL NURSERY.
Pour finir de nous tromper sur le type de vêtements terrestres, apparaissait dans une autre page du journal (page 6) une photo d'un autre être humain (une dame) vêtue à la mode classique correspondant à la représentation théâtrale de "Malborough" de Marcel Achard, représentation qui venait de s'achever au théâtre de Marigny.
Cette découverte documentaire était pour nous donc d'une importance transcendantale. Mais nous ne connaissions aucun moyen scientifique pour pouvoir interpréter les caractères. Il n'y avait pas de relation directe entre les images et les textes. Nous ignorions si ces symboles représentaient des chiffres ou des idéogrammes ou si l'on pouvait considérer comme représentatifs de sons complexes ou de phonogrammes sans intégration.
Que faisait ce document en pleine campagne? Nous ne pouvions croire qu'il avait été posé là pour nous étant donné que l'excrément présentait des symptômes de dessèchement commencé bien avant notre arrivé sur la planète Terre.
Lettre 5
UMMOAELEWE
Langue : espagnol
Date : 27.03.1967
SECOND JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE
Le 30 mars 1950, deux de nos frères virent des animaux vertébrés avec des protubérances pointues sortant du crâne. Au total ils en comptèrent huit. Elles paraissaient situées à une distance de 350 mètres terrestres.
L'on donna des ordres opportuns pour une approche en étant pourvus d' équipements de défense. Nos frères allaient couverts d'EEWEEGOO (vêtements). Leur aspect extérieur était celui de vulgaires bleus de travail terrestres très serrés.
CARACTÉRISTIQUES DE L'EEWEEGOO (vêtement)
En réalité il s'agit d'une fine pellicule qui a été pulvérisée au moyen d'une tuyère d'aspersion sur l'épiderme du dos, des bras et des jambes.
C'est une substance dont la base principale est constituée par un composant de silice en dissolution colloïdale dans un produit volatile. Ce liquide en étant pulvérisé sur la peau évapore immédiatement le diluant laissant cette dernière recouverte d'une légère couche ou pellicule opaque et poreuse de caractère anti-électrostatique. C'est le seul vêtement que nous utilisons quand nous travaillons en contact intime avec la nature.
COULEUR
Sa couleur varie en fonction de certaines circonstances de
travail. En général il faut utiliser un code couleur quand un
tel équipement est utilisé sur notre planète. Cependant nos
frères d'UMMO déplacés à cette époque adoptèrent une
couleur grise dans un souci de camouflage efficace. Nous vous
expliquons ces petits détails car l'incident que nous allons
vous raconter fut à cette époque là très surprenant pour
nous.
Nos deux frères se mirent en marche vers le troupeau d'animaux que nous vous avons indiqué. Il s'agissait simplement de vaches et de bufs mais à ce moment là un tel animal inconnu sur UMMO nous était totalement étranger. Seule l'évidence des mamelles permettait d'identifier le sexe de ces êtres.
Enfins ils arrivèrent aux environs de ce groupe. Avant de s'approcher d'avantage, ils commencèrent les opérations habituelles d'enregistrement de sons et images et le procédé de détection des champs électrostatiques et gravitationnels émis par ces animaux. Se trouvant à une distance de 15 mètres terrestres ils observaient avec fierté la conduite particulière de ceux-ci, qui tout en ayant remarqué la présence de nos frères, continuaient à paître sans bouger.
PRÉSENCE DE LUUGEE (Enfant)
Soudain apparût de derrière un grand rocher des environs un être humain. Sans doute adolescent, vêtu d'une forme étrangère à nos toilettes.
Ses vêtements ne ressemblaient pas aux images qui avaient été enregistrées jusqu'alors. Le sexe de l'enfant s'avéra être masculin, mais au début il fut impossible de l'identifier en tant que tel. Il s'agissait d'un enfant de 11 ans qui surveillait le troupeau de son père, mais tout cela nous devions le savoir plus tard comme nous vous le raconterons.
La surprise et l'inquiétude instantanée de nos frères furent très élevé. Sans bouger de leur position, ils sollicitèrent des instructions du Chef de la base souterraine en utilisant un code digital pour que le nouvel arrivant n'observe aucun mouvements des lèvres.
L'enfant avait dans les mains une substance blanc-jaunâtre (Pain) qui contenait aussi un produit noirâtre (il s'agissait sûrement de confiture ou de charcuterie), qu'il mangeait tranquillement sans se troubler devant la présence de nos frères qu'il regarda avec attention sans paraître trop surpris.
Le petit UUGEE leur adressa quelques mots évidemment inintelligibles. Ensuite, en voyant qu'il n'obtenait pas de réponse, il s'approcha encore plus et en mettant les mains devant le front, il les regarda avec plus d'attention. Il est étonnant de constater la série d'équivoques qui suivit.
Analysant par la suite la conduite de l'adolescent ( il s'appelait Pierre), il fut évident que le geste de se mettre la main sur le front était simplement pour se protéger du soleil étant donné que nos frères étaient de dos au soleil, mais ils interprétèrent une telle mimique comme un salut et ils firent le même geste, ce qui dut surprendre encore plus l'UUGEE.
Le jeune français, en voyant l'attitude passive de nos frères, appela son troupeau et se retira en saluant timidement.
Les explorateurs qui, durant tout l'incident n'avaient pas bougé de leur poste suivant ainsi les instructions du Chef de notre groupe, retournèrent à la Galerie Base profondément préoccupés.
Immédiatement commença un débat pour étudier la situation. La surprise fut si grande que l'on n'avait même pas enregistré des images de l'enfant terrien, ce qui aurait peut-être aidé moyennant l'analyse des gestes à interpréter l'attitude de celui-ci.
La situation fut jugée si grave qu'ils décidèrent qu'il convenait de se mettre absolument en contact télépathique avec UMMO, mais après tout il était juste de reconnaître que des situations comme celle-là et même pires avaient été prévues devant l'arrivée sur OYAAGAA (Planète Terre).
Le degré d'incertitude sur ce qui pourrait arriver était si insoluble, que l'on opta pour les mesures de défense et de protection qui se révélaient les plus adaptées dans cette situation. L'entrée de la Galerie fut fermée et camouflée, décidant de ne pas sortir de là avant un temps de 1200 UIW (60 hres). L'unique contact avec l'extérieur était constitué par les dispositifs d'aération et ceux de vision optique et d'enregistrement des images, sons et champs de forces.
TROISIÈME JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE
Le 31 mars 1950, et 467 UIW (23 h) depuis l'incident sérieux que nous venons de vous raconter on n'observa pas de signes extérieurs anormaux, aussi bien dans les environs que dans le village de la JAVIE (le seul accessible par les champs optiques des équipements d'observation). Le 31 donc, vinrent croiser à une distance de 377 ENNMOO (631 mètres) le groupe de vaches vu la veille (neuf exemplaires cette fois-ci) et le même UGEE. Cette fois-ci son image fut captée fidèlement au niveau de ses mouvements et amplifié si bien en ce qui concerne les détails de sa morphologie physiologique que de sa tenue.
Dans les 500 UIW (25 h) qui suivirent, on capta les images de deux autres êtres qui croisèrent le champ optique d'observation, mais à une plus grande distance de la route suivit par le UGEE. Il s'agissait de deux hommes adultes.
En faisant un bilan rétrospectif des ces journées, nous devons nous étonner de ce qui arriva. L'effet ayant été déduit plus tard après diverses discussions avec les personnes qui prirent part aux événements. Par exemple, il est incroyable que l'enfant Pierre...... (nous omettons son nom pour des raisons évidentes) qui vit actuellement, ne se soit pas plus étonné par notre tenue et ne court pas nous dénoncer à ses parents ou aux autorités de DIGNE.
Ce jeune qui jamais ne connu véritablement notre identité bien que nos contacts avec lui (nous continuerons à le contacter) furent fréquents, confessa que les étranges " vêtements serrés" n'attirèrent jamais son attention. Deux ans auparavant il avait vu trois topographes, Allemands ou Suisses, prenant des mesures dans les environs et la seconde expérience ne le surprit pas d'avantage. Il dit qu'il nous prit pour ce que nous étions en réalité, des "étrangers".
La curiosité enfantine insatisfaite l'induisit à nous rencontrer de nouveau pour la satisfaire et il n'eût pas le courage de dire quoi que ce soit à son père craignant avec raison que celui-ci conseille de ne pas s'approcher d'inconnus. Il confessa sa désillusion quand il constata le lendemain (le 31) que les étrangers n'étaient pas là. (Souvenez-vous que ce jour là nos frères n'eurent pas le courage de sortir, s'attendant à une possible réaction des terriens).
Durant les UIW qui précédèrent la seconde sortie, on s'occupa à confectionner avec des lames d'AEEWWIEE (substance flexible et élastique de couleur grise) des tenues qui ressemblaient vaguement aux vêtements des adultes dont les images avaient été captées le 31.
Les boutons furent imités avec un alliage d'aluminium, même si on ignorait encore la véritable fonction de ceux-ci.
Les cravates furent confectionnées avec de la pâte d'IGUUXOO ( de couleur noire) et d'une seule pièce car le nud et la bande vus sur les images ne permettait qu'une idée de leur aspect topologique extérieur.
Et comme de la poche de l'un des sujets aperçus sortait un mouchoir, on imita même ce détail, (tout en ignorant sa fonction), en faisant dépasser d'une fente d'un soi-disant costume une feuille froissée de GIIXAA YUXAA (produit alimentaire synthétique qui se présente sous forme de fines lamelles).
Maintenant nous réalisons avec horreur l'effet qu'aurait produit cette tenue de nos frères s'ils s'étaient promenés dans la rue principale de DIGNE. Aucun observateur terrestre n'aurait confondu les tissus classiques qui servent pour les vêtements classiques avec cette grossière imitation. Cependant les critères rigoureux de nos frères évitèrent ce danger. Il s'agissait seulement de sortir pendant la nuit ou la fin de la soirée.
AVRIL 1950, ÉPREUVE DE LALIMENT TERRESTRE
Le 2 avril 1950, après avoir vérifié que notre présence ne semblait avoir provoqué d'alarme, et tout en admettant l'hypothèse plausible que même si les terrestres informés de notre présence étaient en train de nous surveiller en secret, il fut décidé de sortir en plein jour pourvus des vêtements improvisés imitant le style terrestre.
Nos deux frères avaient avec eux cette fois-ci des équipements d'enregistrement et de défense, un exemplaire du message rédigé avec des symboles idéographiques d'interprétation facile dont nous avons déjà parlé dans les documents précédents d'un fragment du journal FIGARO trouvé les jours précédents éparpillé au sol et couvert d'excréments.
L'on décida d'aller à la recherche de l'enfant terrien qui, habituellement accompagnait les mammifères vus quelques jours auparavant. En les voyant, l'UGEE salua avec les mains sans que nos frères comprennent exactement s'il s'agissait d'un geste hostile, de salut ou d'alarme; ils optèrent donc pour rester arrêtés en attendant la réaction de l'adolescent. Celui-ci s'approcha semble-t-il sans peur, et il dut demander quelque chose.
Cette fois-ci il semblait surpris en voyant les vêtements plus étranges que le jour antérieur, bien qu'il se fut agi cette fois-ci d'imitation de vêtements terrestres. Il est aussi curieux de constater que l'UGEE les reconnut malgrè la différence de tenue.
L'UGEE sortit un étrange récipient (il s'agit d'un thermos) et leur offrit son contenu après avoir défait un autre paquet contenant des aliments. Une discussion par gestes très animée commença. Un de nos frères tout en sachant le risque qu'il prenait au cas où les aliments auraient eu leurs protéines orientées dans l'autre sens ( vous savez que les molécules protéïques peuvent être dextrogyres ou lévogyres) osa accepter les viandes pour ne pas éveiller d'autres soupçons tout en prévenant son frère de refuser.
Ce fut la première fois que l'un de nos frères ingurgita des aliments terrestres. Ceux-ci, finalement, ne furent pas nocifs. Ce détail qui peut vous paraître secondaire est en réalité d'une importance transcendante car il confirme l'hypothèse qui établit une même orientation moléculaire pour tous les être vivants du WAAM (COSMOS) à l'encontre de l'un des postulats de l'hypothèse quelque peu décadente de la parité dans l'orientation, selon laquelle "la probabilité pour que sur une planète surgissent les piliers moléculaires organiques orientés dans le sens dextrogyre est statistiquement la même que dans le sens lévogyre".
L'enfant terrien ne paraissait pas très étonné du langage de nos frères. Pendant que ceux-ci pensaient étonnés et stupéfaits, que l'enfant n'était pas surpris du fait que ces êtres venaient d'une autre planète.(N'oubliez pas qu'alors nous croyions encore que les terriens comprenaient tous leurs langages, dont des fragments avaient été différenciés par nos spécialistes qui avaient capté vos émissions radioélectriques).
En un mot: pendant que le berger prenait nos expéditionnaires pour de simples étrangers, ceux-ci étaient convaincus que l'adolescent avait deviné leur origine extraterrestre.
LENFANT EST PROMU PROFESSEUR DE LANGUE
Un de nos frères commença la tâche immédiate de signaler divers objets pour que l'UGEE traduise dans sa langue le signifié. Le petit comprit très vite ce que l'on attendait de lui et très fier de son rôle de professeur, il traduisit en français une riche gamme d'objets et de verbes faciles.
Nos frères sortirent le fragment du journal en langue française et l'enfant quoique avec certaines difficultés, lut parfaitement des paragraphes entiers.
Vous ne pouvez imaginer la joie intérieure de nos frères. Les gestes et les mots de l'enfant étaient enregistrés optiquement et phonétiquement sans que celui-ci s'en aperçoive.
Nos frères de la Galerie souterraine suivaient les évènements fidèlement grâce à un équipement transmetteur d'ondes gravitationnelles. Vous-même pouvez vous douter de la transcendance que revêtait pour nous, non seulement de connaître la signification de quelques phonèmes en langue terrestre (en l'occurrence en français) mais aussi l'interprétation phonique des symboles ou lettres imprimés sur un document, même si nous ignorions encore leurs significations profonde.
Dans cette journée 119 mots correspondants à des objets visibles dans la campagne, à des parties du corps humain et à des verbes représentant quelques actions topiques telles que "PRENDRE", "MANGER", "BOIRE", "RELEVER".. etc. dans leur forme infinitive nous furent révélés par cet UGEE terrien.
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