305 - NOTRE VIE QUOTIDIENNE SUR OUMMO La plus grande difficulté
que nous rencontrons dans la description de notre
genre de vie au sein de la planète Oummo réside
précisément non seulement dans la grande
différence existant entre nos structures
sociales (TERRE et OUMMO) mais aussi dans la
variété de l'organisation, mobiliers, appareils
techniques, ustensiles de toute nature, dont la
plus grande partie sont inconnus de vous.
Ceci implique que
lorsque dans le cours de notre rapport nous nous
référons à chacun de ces meubles, outils,
dispositifs ou équipements, ce soit précisé
par une incidente pour expliquer sa nature et sa
fonctionnalité.
Comme une
description excessivement prolixe et technique
fait courir le risque de n'être pas compris,
sinon par un nombre réduit de spécialistes,
nous préférons, vue la psychologie de certains
lecteurs que vous avez orienté vers cette
information, donner ce rapport, M. Sesma Manzano,
rédigé de la forme la plus amène qui nous soit
possible, mais sans préjudice, en complétant au
jour-dit les données techniques que vous croyez
nécessaires pour ces experts qui le
solliciteraient.
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1 - Quand les
enfants atteignent 13,7 ans (Terrestres), ils
sont réclamés sur notre planète par une
espèce d'université où École-colonie
polytechnique (que nous nommons UNAUO WI)
contrôlée par le Conseil Supérieur d' OUMMO
(UMMOAELEWE).
L'OMGEEYIE
(couple), s'il n'a pas d'autre progéniture,
reste seul. Ce qui pour vous, terrestres,
constitue un motif de profonde dépression
spirituelle, ne provoque pas de réactions
affectives négatives dans les cellules
familiales de notre planète car notre société
considère cette contingence comme quelque chose
d'aussi normal que peut l'être le départ de
l'époux terrestre pour son travail quotidien.
2 - Ainsi, tant
que le jeune (des deux sexes) n'a pas terminé sa
formation intégrale dans l'UNAUO WI
(Université), il lui est interdit de voir ou
bien d'écouter ses parents ou ses familier sauf
en cas de rares occasions. Il n'en est pas de
même pour les parents qui peuvent à des heures
déterminées, voir leur enfants sur le grand
écran semi-sphérique de l'UULODAXAABI (Cette
pièce commune dans tous les foyers est un
endroit voûté en forme de calotte sphérique,
formée par une lame de plastique par laquelle on
peut voir une image à 3 dimensions transmise par
un équipement récepteur qui a une lointaine
ressemblance avec la télévision terrestre). Le
spectateur qui se trouve au centre de cette
pièce peut ainsi se trouver entouré par un
paysage ou bien à l'intérieur d'une usine
située à de nombreux KOAE ( 1 KOAE = 8,71 Km).
Voir la figure N° 1, image 7.

Figure1 (41-3f1)
1 - Disons que les
habitudes mentales contractées depuis plusieurs
millénaires ( Année d'UMMO = 0,2118 ans TERRE)
nous ont accoutumé à subir cette séparation
temporaire entre les jeunes membres et les
adultes du groupe familial et cependant les liens
matrimoniaux sont sacrés et solides entre nous.
2 - Un jeune
OMGEEYI (couple) vit généralement dans sa XAABI
(maison) que vous pouvez imaginer comme une
tour-pavillon ou un chalet situé en pleine
campagne. Cette maison leur a été fournie par
le conseil d' OUMMO quand le couple, une fois sa
formation culturelle et technique terminée,
commence à faire partie de la communauté
d'OUMMO.
3 - Cet achat n'a
pas été effectué avec de l'argent. En quelques
instants, les ordinateurs de notre réseau XANMO
AYUBAA ont calculé la valeur d'un nombre indice
qui reflète le rendement intellectuel des deux
membres du couple durant les années d'études ;
rendement comparé naturellement avec leur
capacités ou coefficient mental, le travail pour
lequel les époux sont destinés (quoique la
femme soit exempte de travail pour la communauté
tant qu'elle a des enfants) et autres
acquisitions que les deux époux peuvent avoir
réalisés antérieurement. Car il peut leur
rester des possibilités d'achat tout comme un
terrestre peut surveiller l'état de son compte
bancaire.
4 - D'autre part,
les deux époux peuvent choisir, dans certaines
limites de la région (imposées par le calcul),
la situation et les caractéristiques secondaires
de couleur, disposition et structure de leur
nouveau foyer.
5 - La
planification de la construction d'habitats se
déroule en tenant compte de l'accroissement
démographique naturel de la population d'Oummo
et il n'est pas nécessaire d'indiquer que les
chiffres de maisons libres couvrent amplement les
besoins. De plus le problème est facile à
résoudre si vous tenez compte de l'accroissement
de la population, actuellement de 3,6 pour cent
tous les douze ans OUMMO (équivalent à 2,64 ans
terrestres)..
1 - Mais toutes
notre humanité ne réside pas dans ces demeures
dispersées en pleine campagne. Approximativement
27% de la population vit, pour des raisons de
professionnelles, au sein de grandes colonies ou
villes qui ressemblent un peu aux villes-jardins
terrestres. Mais ces habitants ont d'autres
compensations en échange.
2 - Nous aimons
viscéralement la Nature. Les hommes et les YIE
(femmes) d'OUMMO vouent et offrent leurs vies à
notre créateur WOA ou DIEU; de façon telle que
le contact intimes avec sa création ou
génération : la campagne, (IOUMMA EST L'ASTRE
SOLEIL QUI ILLUMINE les JOURS D'OUMMO), les
espaces sidéraux, est toujours présent dans
notre esprit. C'est pour cela qu'il nous semble
que la civilisation terrestre vous éloigne de
cette nature dont vous faites pourtant partie
intégrante. Nous orientons notre technique et
notre civilisation vers une meilleure
compénétration et compréhension de celle-ci.
3 - Il est vrai
que pour des raisons biologiques diverses parmi
lesquelles, et ce n'est pas la moins importante,
une meilleure protection atmosphérique contre
les radiations extérieures, déterminant dans
bon nombre de mutations génétiques, nous avons
sur OUMMO une variété de flore et de faune
moins riche.
4 - Mais en
échange, nous jouissons d'une végétation
exubérante due en partie à notre vieux réseau
souterrain d'hydrocanalisation réalisé au moyen
de tubes construits avec un mortier poreux, tubes
à travers lesquels on filtre l'eau, en la
distribuant rationnellement dans les strates
perméables du terrain, avec une pression
calculée en fonction des caractéristiques du
sol et des espèces végétales plantées.
5 - Nos techniques
agronomiques ont réussi ainsi à doter le
Paysage de notre Planète d'une richissime gamme
de nuances, grâce à la sélection et à la
répartition esthétique d'arbres et arbustes
réunis en immenses forêts. L'orographie est
respectée dans son intégrité. Les antiques
OGOKOOA (CHEMINS ET ROUTES) qui déparaient la
perspective de nos merveilleux paysages d'OUMMO.
6 - La seule note
apparemment discordante est constituée par les
Tours-habitations que nous appelons SAABI. Ces
tours en forme de CHAMPIGNON TERRESTRE émergent
quelques fois, spécialement de nuit, de leur
fosse en forme de puits dans lesquelles elles
peuvent monter ou descendre à volonté.
Pour un observateur terrestre, la campagne
d'OUMMO, à la nuit tombante, semble remplie de
phares côtiers terrestres. Ceci est dû au fait
que nos habitations sont giratoires selon la
volonté de leurs habitants pour leur permettre
ainsi d'avoir la vision continue de l'horizon.
Les lumières décrivent alors un mouvement de
rotation qui est à l'origine de cette petite
illusion d'optique.
Comment sont nos XAABI ? Il est difficile de vous
décrire une de nos maisons sans que vous pensiez
que toutes les autres sont identiques ou très
semblables. En réalité, bien que moins variées
que sur Terre, il existe plusieurs types de tours
de structures fonctionnelles distinctes.
1 - Les vieilles
maisons que vous appelez Palais existent
seulement conservées à titre de curiosité et
comme restes d'une Civilisation injuste qui n'a
pas survécue. Il n'existe aucune différence de
classe appréciable sur OUMMO et les maisons
standard d'OUMMO sont naturellement un indice
significatif de cette égalité sociale. On peut
donner le cas paradoxal pour vous d'un ouvrier
spécialisé ayant une XAABI quelque plus
confortable que celle du ménage correspondant du
Directeur Général du Plan industriel qui est un
simple numéro. Mais au prix d'une analyse vous
observerez que cet ouvrier rend dans son travail
vu son coefficient mental et sa catégorie ou
niveau professionnel, beaucoup plus que son
directeur, événement fréquent qu'un bas
rendement postérieur peut l'obliger à
abandonner sa maison et se contenter d'une autre
plus modeste.
Nous croyons que les dessins tracés sur papier
avec des crayons de couleur terrestres
l'illustreront plus facilement que si nous vous
apportions la même image sur une reproduction
photostatique de nos plans. Vous pouvez comparer
la description qui suit avec de tels dessins.
2 - Nos XAABI,
sauf dans des cas exceptionnels, présentent
l'apparence externe de grandes plantes
thallophytes connues sur terre sous le nom de
champignons. Elles sont composées de deux
parties bien définies. Une tour ou cylindre
central que nous appelons ANAUANNAA et dans la
partie supérieure que vous appelez chapeau une
grande enceinte circulaire en couronne en forme
de coupole. Cette enceinte qui constitue la
véritable habitation reçoit le nom de
XAABIUANNAA.. Observez la figure N°1, Image 1 -
Voir aussi la figure N°3, images 2 et 3

fig 3 (41-3f3)
Cet ensemble peut
monter ou descendre jusqu'à ce que la
XAABIUANNAA soit au ras du sol. Ceci est
réalisé par un système qui est inconnu sur
TERRE, un peu semblable à certains équipements
pneumatiques que vous utilisez. Nous utilisons
donc une espèce de PISTON (YOOXOA) et un long
corps de pompe. La différence est constituée
par le fait que nous utilisons de la vapeur de
sodium au lieu de l'air. Ce métal à basse
température demeure à l'état solide (image 2).
Le piston est alors descendu et avec lui notre
XAABI. Mais quand nous désirons (presque
toujours à la tombée de la nuit) émerger et
nous élever à un niveau déterminé, un
mécanisme excite le sodium par des processus de
technique nucléaire. Celui-ci passe rapidement
à l'état de vapeur, se liquéfiant au
préalable avec un degré d'expansion constant;
ce qui fait que le YOOXAO (piston) monte à une
vitesse constante (image 3). Voir de nouveau
l'intérieur de la demeure, figure 1.
1 - Les images 4
et 5 vous montrent la disposition des chambres
qui constituent la XAABIUANNAA. En réalité, en
nous exprimant ainsi, vous pourriez être induits
à penser que nos habitations ont, comme vos
maisons terrestres, une fonctionnalité bien
définie. C'est-à-dire qu'il existe une espèce
de chambre à coucher, une cuisine ou une salle
de bains. Rien n'est plus éloigné de la
réalité. N'IMPORTE QU'ELLE IAXAABI ou pièce
peut se convertir en chambre à coucher, en
""méditarium"", cuisine ou
salle de jeu. Si dans chacune de nos tour
existent cinq ou six (généralement six) de ces
IAXAABI ou chambres, c'est parce qu'à un moment
donné, l'une d'elles peut être par exemple
utilisée comme chambre à coucher pour les
enfants pendant que dans la seconde le père fait
le repas et pendant que dans la troisième,
convertie en salle de bains, la YIE ou l'épouse
mélange les essences pour le bain de vapeur qui
précède le repas de l'après-midi.
Voyons donc les
modalités que d'une manière automatique,
peuvent adopter chacune de ces IAXAABI ou
chambres.
WOIWOAXAABI ( peut se traduire par méditarium ).
Vous, vous l'appelleriez chambre à coucher.
Cette transformation adopte deux fonctions :
PRIER ou MÉDITER et DORMIR. Quand dans notre
prochain rapport nous vous parlerons du
déroulement d'une journée, pour un OMGEEYIE ou
couple d'OUMMO, vous comprendrez mieux la
première fonction.
Voyons comment
opérerait la YIE (femme) qui désire à la fin
de la journée "se coucher" avec son
époux.
Vous savez qu'un
grande partie des êtres d'OUMMO "manquent
de voix" (nous ne disons pas NOUS manquons
de voix car nous qui sommes sur Terre, faisons
partie de la minorité d'exception, même si nous
devons amplifier la faible voix émise par les
cordes buccales (vocales NDT).
Ainsi, malgré
tout, des équipements miniaturisés incorporés
dans notre gorge nous permettent de nous exprimer
avec des sons parfaitement intelligibles. Malgré
cela, la gamme de fréquences est plus restreinte
que chez vous (pour les terrestres, elle est
comprise approximativement entre 20 et 10 000
cycles par seconde). Par contre, d'une manière
artificielle, nous pouvons émettre grâce à un
système très simple de conversion de
fréquences harmoniques comme 15 000 et 20 000
cycles par seconde (ULTRASONS) convenablement
codés.
Il est permis à
celle que vous appelleriez l'âme du foyer sur
Oummo d'émettre un cri ultrasonique codé qui
actionne les mécanismes qui mettent en marche
les divers équipements de la cheminée. Dit sur
un mode plus technique : la fréquence sonore
émise est captée par un récepteur sensitif qui
opère au moyen d'un microphone de
magnétostriction. Ce récepteur sensibilise par
des servomécanismes adéquats les divers meubles
ou dispositifs d'usage topique dans la maison,
les faisant apparaître ou disparaître dans le
sol.
2 - Ce dernier
paragraphe requiert une explication préalable.
Nos IAXAABI (HABITATIONS) seules étaient vides
de tout mobilier quand elles étaient inoccupées
de tous les habitants de la maison. . Le
carrelage présente une répartition sur sa
superficie de plusieurs lames de formes
triangulaire, circulaire, carrée
peintes
de couleurs très vives : carmin, bleu, magenta,
jaune, entre autres. Un terrestre qui visiterait
notre planète pour la première fois, assujetti
aux schémas mentaux de son monde,
interpréteraient de telles taches comme des
motifs ornementaux modernes (voir image 4)
3 - Tout au
contraire, ces figures géométriques sont de
véritables écoutilles d'où émergent les
dispositifs qui nous servent de meubles ou
d'équipements. les couleurs obéissent à un
code universel qui distingue chacun de ces
équipements. Ainsi le rectangle orange est le
symbole du XAXOOU (SIÈGE).
4 - Notre YIE
émet donc un signal acoustique ultrasonore qui
correspond précisément au XAXOOU (SIÈGE)
qu'elle a à ses pieds et celui ci s'ouvre
automatiquement. Dans l'image 6, vous pouvez vous
documenter sur le système que nous utilisons
dans les maisons pour nous asseoir. Une petite
fosse sert pour poser et placer nos jambes. Nous
n'utilisons pas ce que vous appelleriez coussin
ou dossier.

image 6 (41-3f6)
5 - Une fois les
époux assis (GEE et YIE), une fois l'IAXAABI
allumée avec une faible lumière cyan, se
déroulent les 24 UIW (1 UIW = 3,1 minutes) que
les OMGEEYIE consacrent à la méditation et à
la prière qui précède le sommeil. De nouveaux
signaux acoustiques fermeront alors les sièges,
les époux éteindront alors la lumière pour se
dévêtir tous les deux, ensuite, ils allumeront
de nouveau et mettront en marche deux dispositifs
des deux WOIOA (voir figure 4) ; vous les
appelleriez lits en voyant ce dessin tracé
schématiquement bien que leur structure
ressemble à un divan terrestre. Il est donc
nécessaire de décrire le WOIOA.

fig 4 / image 19
(41-3f4)
Deux disques
émergent du sol et sont rapidement séparés de
celui-ci par un système de lévitation
électromagnétique. (vous connaissez ce principe
bien que sa réalisation vous soit encore
coûteuse). (Un champ de haute fréquence peut
maintenir suspendu dans le vide n'importe quel
anneau toroïdal métallique). Au niveau de ces
anneaux commence à se former une conglomération
d'écume (mousse) correspondant à un produit
chimico-organique organochimique qui se solidifie
rapidement. Un système gazeux de direction du
processus oblige cet agglomérat mousseux et
amorphe à prendre une forme de divan spongieux.
Mais ne croyez pas
que nous dormons toujours dans ces WOIOA. C'est
une prescription et nous avons été éduqués
dès l'enfance pour dormir durant des nuits à
même le carrelage sans l'aide d'aucun matelas.
Nos tissus musculaires sont maintenus dans un
état physiologiquement aptes à le faire.
NOUS CONTINUERONS
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