| - Le sexe dans le couple d'Oumo
77
- L'éducation sexuelle de l'enfant sur Oumo
78-80
- Essai et échec de la correction chirurgicale
des problèmes de l'adolescence 82-84
- Contrôle de la natalité du couple d'Oumo
85-87
(première
partie)
Le champ
électromagnétique généré par un AAXOO
(Oscillateur de base nucléaire capable
d'émettre de grandes puissances) peut se
modifier pour moduler aussi bien les douces
oscillations du WOIOA (espèce de divan lit) que
sa situation dans l'espace.
Quand le GEE
(époux) ou la YIIE (épouse) désirent
rapprocher leurs WOIOA respectifs, il leur suffit
d'encoder les ordres opportuns au moyen d'un
signal acoustique de fréquence inaudible. Aux
spécialistes en ordinateurs ou traitement
électronique de l'information nous dirons comme
information curieuse, que les transducteurs
ultrasoniques qui captent les ordres codés
n'envoient pas directement le signal aux
servomécanismes ou BUUTZGOIA. Ces données
passent d'abord par un XANMOO (espèce
d'ordinateur) qui analyse le caractère logique
des ordres. Si la personne qui a lancé le
sifflement ultrasonique a commis une erreur
explicable, le XANMOO réalise une rapide analyse
statistique sur les probabilités qu'un tel
signal puisse être émis à ce moment. Par
exemple, il peut être absurde à 70 UIW, quand
tous dorment, que quelqu'un puisse émettre
l'ordre d'occulter dans le sol le WOIOA (lit).
L'ordre alors n'est pas obéi, à moins que par
des nouveaux signaux codés ne soit justifiée à
nouveau une telle décision.
En réalité tous
les équipements automatiques d'UMMO possèdent
ces dispositifs d'analyse logique. Vous-mêmes
devez comprendre comment une civilisation qui a
atteint un haut degré d'automatisation doit
être protégée des erreurs involontaires de ses
frères. Un son mal modulé, quand nous voyageons
par exemple dans un quelconque UEWA (véhicule),
pourrait provoquer une catastrophe si les
mécanismes ne disposaient pas de ces contrôles
de fiabilité des ordres humains.
Les deux WOIOA
(Lits de mousse en lévitation) se rapprochent
jusqu'à être au même niveau. L'épouse et
l'époux peuvent, s'ils le désirent, initier
leur contact conjugal.
Nos relations de
type sexuel se développent sur un plan
différent des terrestres. En premier lieu la
psychologie sexuelle diffère de celles des OEMII
(hommes et femmes) de cette planète.
L'éducation se
développe sur des canons différents et enfin
les pratiques et habitudes adoptées présentent
bien sûr des différences spécifiques. Nous
allons tenter de résumer une matière si
complexe.
L'évolution
sexuelle se développe par des procédures
physiologiques et psychologiques qui montrent des
divergences marquées. Tout d'abord la puberté
commence chez les UGEE et UUYIE (enfants) vers
les quatorze ans terrestres pour les premiers, la
première menstruration survient entre 15,5 et
16,6 années pour les filles.
Un facteur
important à considérer est la localisation des
zones épidérmiques auxquelles s'associent une
tonalité érogène marquée. Chez la YIE (femme)
de telles zones érogènes se localisent dans les
organes reproducteurs externes, le ventre et les
fesses, les seins et les hanches. La plus grande
insensibilité se trouve sur les zones faciales
(pas même sur les lèvres), les cuisses et la
gorge. Chez le GEE (Mâle) la localisation pour
les tendances de la libido féminine s'oriente
sur l'organe reproducteur, ventre et fesses.
Ne vous étonnez
donc pas que le baiser manque totalement de
signification sexuelle pour nous. Cette pratique
seulement connue sur cette Planète Terre
pourrait être considérée comme répulsive pour
nous, puisque sans finalité érotique, nous la
jugeons comme anti-hygiénique et stérile.
Le début de
l'orgasme se réalise en général par voie
tactile avec les mains. La caresse dirigée sur
les zones érogènes provoque en nous un effet
émotivo-sexuel bien supérieur à celui obtenu
par vous.
La technique du
coït présente une grande analogie avec les
pratiques occidentales de la planète terre. Nous
ne connaissions pas et nous avons prouvé
l'inutilité de certaines formes conseillées par
la philosophie hindoue et japonaise. Deux
différences peuvent cependant être signalées :
la défloration n'est jamais réalisée par une
autre personne que l'époux. Il n'existe pas de
technique d'hymenectomie dans la pratique
chirurgicale, réalisée par des spécialistes de
"médecine ".
La mesure du
plaisir (PAS SEULEMENT SEXUEL ) nous la
réalisons au moyen de l'évaluation d'une
fonction, reflétée par une gamme de champs
électrostatiques générés par le cortex
cérébral. Celui-ci nous permet de vous indiquer
comme chose curieuse que la durée de l'orgasme
et son intensité relative sont mieux équilibré
entre les hommes et les femmes d'UMMO qu'entre
les terrestres pour lesquels la durée est plus
accentuée chez le sexe féminin.
La psychologie
sexuelle revêt pour nous une importance aussi
marquée que pour les habitants de la Terre.
Cependant tout ce qui est en relation avec la
fonction reproductrice est totalement sans
préjugé ou sans, comme vous les appelez, "
tabous ".
L'éducation
sexuelle pour nos UUGEEYIE ( garçons et filles)
commence à un âge plus précoce que celui qui
correspond à l'orée de l'adolescence. D'autre
part la formation est imprégnée d'un profond
sentiment religieux.
Aucune autre des
fonctions biologiques n'éveille en nous une plus
grande identification avec WOA (Dieu) que la
génétique. Nous ne comprenons pas comment
quelques civilisations de la Terre ont pu
corrompre et masquer un des processus les plus
passionnants de la vie, comme s'ils avaient honte
de ce que WOA (Dieu) a généré.
Nous, les quelques
membres de ce petit groupe d'hommes d'UMMO,
déplacés sur la péninsule ibérique, sommes
restés surpris en vérifiant la série de mythes
paternalistes que les progéniteurs introduisent
dans les mentalités infantiles.
L'occultation de
la vérité, par des légendes mièvres, faisant
(entre autres exemples) référence aux
"cigognes" déforme sauvagement
l'éducation embryonnaire des UUGEEYIE. Comment
les adultes terrestre peuvent-il s'étonner que
leurs enfants, au moment ou ils ont accès à la
vérité, elle-même déformée par leurs jeunes
compagnons scolaires, perdent tout respect et
confiance dans les "dires de leurs parents
" ? .
Ce premier stade
de l'éducation, nos frères d'UMMO l'initient
personnellement à leurs enfants, bien avant que
ceux-ci n'intègrent les UNAWO UI (centres
didactiques)
L'orientation est
dirigée avec l'assistance du réseau mondial
d'ordinateurs (XANMOO AYUBA) qui indique aux
parents, en fonction de la psychologie de chaque
enfant, le chemin didactique à suivre et résout
les doutes qui peuvent apparaître à certains
niveaux.
Le processus
pédagogique se déroule presque toujours à
l'intérieur de l'UULODAXAABI. C'est une chambre
ou pièce qui n'est jamais absente dans les
XAABIUANNA (Maisons) sur notre UMMO. Elle est
généralement placée dans la partie la plus
haute des superstructures du XAABI, et a la forme
d'une coupole parfaitement hémisphérique
(l'accès est par le sol, puisque cette forme
sphéroïde n'a pas de porte).
Par des ordres
codés, toute la superficie sphérique de
l'UULODAXAABI présente une image
tridimensionnelle qui entoure complètement
l'individu, lui donnant la sensation de se
trouver submergé en pleine action. Vous pouvez
l'imaginer comme un cinéma avec les techniques
de " Cinérama " dans lequel l'écran
est étendu jusqu'à couvrir tout le champ
possible de vision, excepté le plan de
sustentation ou le sol.
Deux sources de
captation des images existent dans chaque foyer
d'UMMO. L'une personnelle, intégrée dans un
équipement AAXOO UAXOO (émetteur récepteur),
stocke au moyen d'une unité statistique de DIIO
(Titane) les signaux chromatiques
tridimensionnels qui doivent constituer l'image.
Le système
d'intégration des images diffère totalement de
celui employé par les systèmes de télévision
terrestre, dans lesquelles l'image est explorée
ou balayée par un faisceau de rayons cathodiques
dynamique. L'image obtenue par nous accède au
contraire directement à l'UEIM GAA EIMII (écran
de visualisation), au moyen d'une infinité de
cellules terminales d'autant de fibres optiques,
dont les sections atteignent seulement quelques
microns terrestres. Dans la perception visuelle
de cette image n'intervient pas la persistance
d'images rétiniennes ni l'effet psychologique ou
phénomène PHI connu par les spécialistes
terrestre de psychologie.
Cette source
d'information que nous pourrions appeler "
domestique " emmagasine une copieuse
documentation graphique. Vous pouvez penser que
dans nos XAABI ou maisons, nous possédons une
bonne bibliothèque, des albums de photographies
tridimensionnelles et de la musique ou des
paroles enregistrées sur disque ou bandes.
Rien n'est plus
loin de la vérité. Le matériel graphique
utilisé sur notre planète a un caractère
provisoire et n'est utilisé que dans des cas
particuliers. Nous regrettons de désenchanter
les spécialistes en arts graphiques de la Terre,
mais sur notre UMMO il n'existe rien de semblable
aux procédés de composition typographique, à
l'offset, à l'héliogravure ou à la
sérigraphie. Ni même ne subsistent les
procédés qui gardent certaines similitudes avec
la reprographie xérographique ou avec les
procédés modernes que vous utilisez de
projection électrostatique de couleur (ne pas
confondre avec la xérocopie) . Jamais pourtant
nous n'avons connu les linotypies. Nos antiques
appareils diffèrent assez des actuelles machines
planes, des minerves (petites machines à
imprimer) et des grandes rotatives terrestres
(lisez le rapport accessoire).
Les photographies
et les images mobiles sont stockées codées sous
forme d'états quantiques au sein d'un cristal de
titane (nous n'employons pas le système binaire
mais "duodécimal"). Les dessins une
fois tracés sur des plaques spéciales, se
reproduisent photo-statiquement par un procédé
différent de ceux des UULODOO (photographie :
appareils photos). Les textes manuscrits se
décodent automatiquement en transformant les
traits maladroitement tracés sous forme de
caractères officiels de notre langage.
La parole reçoit
un double traitement. Les phonèmes sont
enregistrés dans leur version originale pour
être reproduit ultérieurement, comme vous
pouvez le faire vous-mêmes sur un magnétophone,
mais en même temps sont analysé les
différentes voix ou sons et ils sont
transformés en caractères officiels lisibles.
Chacun de ces documents intimes pour la famille
est classé avec une série de chiffres de code
qui permet de les sélectionner suivant le
besoin. Si l'un de nos frères désire lire un de
ces textes, ou contempler une séquence d'images
mobiles correspondantes à une vieille fête
familiale, il se rend dans son UULODAXAABI, et
dans une partie du grand GAA (écran) sphérique
il peut lire le texte ou contempler l'image.
La seconde source
d'information visuelle est le XANMOO AYUBAA. Ce
réseau qui couvre tout UMMO, non seulement
fournit le conseil sur les fonctions
scientifiques ou offre ses services de calcul ou
règle le trafic des UEWA entre autres nombreux
services. Il envoie aussi tout type d'images aux
habitants des XAABII (maisons) depuis des textes
polygraphiés jusqu'à des vues panoramiques des
belles régions polaires. Depuis des
reproductions de vieux documents historiques
jusqu'à de simples images pédagogiques pour
l'apprentissage de l'enfant. Depuis des images
animées (vous les appelleriez
cinématographiques) qui occupent tout le GAA
(écran hémisphérique) correspondantes au
processus de fabrication des fibres optiques dans
une fabrique située à des centaines de KOAE,
jusqu'à la vision d'un de nos enfants durant
l'UAMII (repas) dans le UNAWO UI (colonie
universitaire).
Bien plus: les YIE
(épouses) peuvent commencer l'éducation
sexuelle de leurs enfants en offrant au moyen de
l'UULODAXAABI une séquence de dessin ou d'images
élémentaires qui montrent le processus de
reproduction. Nous accordons à l'enseignement
par l'image beaucoup plus d'importance que ne le
font les terrestres. La sobriété chromatique et
des formes dans les dessins destinés à
l'enseignement des premières années est
soigneusement calibrée. Un dessin où une
photographie qui peut satisfaire un UUGEE
(enfant), peut-être inefficace d'un point de vue
didactique et même contre-indiqué pour un
autre.
Les petits vont
prendre conscience de l'importance des fonctions
reproductrices en reliant ces concepts à l'idée
de la génération du WAAM par WOA (Dieu).
L'enfant apprécie depuis sa première enfance le
caractère sublime de la maternité. Il
commencera à comprendre et penser de très bonne
heure le processus de la gestation. La tendresse
avec laquelle un enfant enveloppe sa mère quand
elle se trouve dans cet état est une réaction
commune dans l'enfance.
Mais à la
frontière avec l'adolescence (avec le début de
la puberté) peuvent surgir dangereusement les
habitudes d'onanisme. Il existe sur ce point un
parallèle évident avec les terrestres. Quand
les spécialistes d'UMMO affrontèrent ce
problème qui affectait presque 100% des UGEE
(jeunes garçons) et 38 % des UUYIE (jeunes
filles), il y a de cela des milliers d'années
d'UMMO, ils crurent trouver la solution grâce
aux contrôles par réflexes conditionnés. Mais
la mise au point de la solution eut un résultat
aberrant. Les enfants étaient secrètement
contrôlés par des équipes qui, par
l'intermédiaire de la détection de variations
hormonales, connaissaient le moment auquel
l'enfant commençait une telle pratique.
Instantanément l'enfant ressentait une forte
piqûre provoquée par une décharge
électrostatique, qui lui provoquait une forte
inhibition.
Les résultats
furent désastreux comme nous vous en
informerons.
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(seconde
partie)
LA VIE QUOTIDIENNE
SUR UMMO.
Nous vous
rappelions dans le rapport antérieur quelles
furent les premières bases de nos spécialistes
pour réprimer les pratiques masturbatoires des
enfants de notre planète.
On crut que la
forte inhibition des premières tentatives de
l'UGEE (ENFANT), initiée par une décharge
électrostatique de potentiel élevé bien que
sans danger pour l'organisme, créerait des
défenses de l'individu (réflexes) contre ce
vice.
Et malheureusement
il fut ainsi : dans un très grand pourcentage de
cas (87, 2% des cas analysés) les jeunes
cessèrent leurs pratiques onanistes. La
tragédie apparut plus tard lorsque ces mêmes
individus présentèrent des symptômes
d'impuissance IWOIA (procréatrice). La
résistance de caractère psychogène à
l'érection, les symptômes comme IDDOANAA ADIUU
(anorexie), UNNIEYA GIADAA (céphalées), OAWUO
WUANAI (tachycardies), et des formes de
BIEEBUTSOA (inhibitions psychomotrices), en plus
de l'absence de contrôle érectile, rendirent
incapables ces malheureux de fonctions
matrimoniales normales.
Naturellement cet
échec ne découragea pas nos experts en
BIEEWIGUU (psychobiologie) et grâce à eux nous
avons obtenu que nos jeunes accèdent à notre
époque à l'OMGEEIIE (mariage) sans jamais avoir
expérimenté l'orgasme. De ceci nous parlerons
dans un autre rapport.
De plus le jeune
habitant d'UMMO ne passe pas beaucoup de temps
entre la puberté et son union conjugale. Nous
jugeons que c'est une atteinte aux divines lois
de WOA de nous maintenir dans le célibat une
fois que les facultés reproductives se sont
développées. Dans un rapport antérieur,
Monsieur SESMA, nous vous avons illustré la
manière dont nos frères arrivaient rapidement
à cette union au sein même de l'UNOWO UI
(colonie d'enseignement), alors qu'ils se
trouvent en pleine phase de leur formation
intellectuelle et professionnelle.
Les contrôles
psychosociaux, concernant les apparitions
sporadiques d'érotisme morbide, sont rigides et
efficaces. Ce n'est pas parce qu'existent des
organes officiels chargés de veiller sur
l'humanité de notre planète, contre la
sexualité effrénée. C'est simplement que la
même société rejette par des mécanismes
instinctifs de défense l'individu qui malgré
les moyens pédagogiques et prophylactiques
efficaces, présente des symptômes étranges
dans sa conduite sexuelle.
Par exemple :Le
XIIXIA KEAIA (prostitution) apparut dans les
premiers stades de notre humanité. Il existe de
vieux témoignages des anciens AASE OUIA (chefs
ou gouverneurs), dictant des décrets pour
réguler ce trafic de femmes.
Les familles
nombreuses décidaient le nombre de leurs
rejetons de l'un ou l'autre sexe. Ceux en
supplément de ce chiffre, étaient livrés aux
XIIXI OUIAA (femmes et hommes qui réglementaient
ce trafic). Tous les hommes non mariés avaient
le droit de cohabiter périodiquement avec ces
malchanceuses ( un nombre de fois fonction du
nombre de demandes de ce genre et du nombre de
femmes disponibles chez le XIIXIOUIA). Avec la
particularité qu'existait aussi des GEE (hommes)
contrôlés dans ce triste but, qui accordaient
aux YIE célibataires le même privilège.
C'est pourquoi le
contrôle absolu de cette tare social était
effectif. La situation cependant finit par se
déséquilibrer sérieusement sous l'hallucinant
mandat d'une UUYIE (enfant) connue dans notre
histoire.
WIE 1, fille
d'OOUA 33 et de sa prédécesseur au pouvoir IE
456, impose capricieusement (poussée par
d'occultes motivations infantiles et sur les
conseils de sa mère) la consigne que toutes les
femmes d'UMMO qui arrivaient en phase d'IWO
(faculté de procréer) devaient tomber
enceintes.
La mesure
humiliante éleva d'affreuses clameurs dans cette
pauvre société, soumise aux arbitraires de
l'enfant, qui à cette période n'avait pas
encore quatorze "années terrestres".
Seules les
épouses et enfants des hauts fonctionnaires de
ce gouvernement autocratique et celle des membres
de la ténébreuse WOODOO (espèce de police)
furent dispensées de ces ordres drastiques.
L'explication
officielle justifiait ces consignes par la
nécessité d'une expansion démographique qui
rendrait possible l'ambitieux plan scientifique
de la précédente au pouvoir: IE 456, fille de
NAA 312.
Les malheureuses
YIE (femmes) jeunes et d'âge mur savaient que
les inspecteurs chargés de les examiner les
condamneraient à mort si elles ne manifestaient
pas les symptômes de la gestation. Des milliers
de malheureuses stériles se suicidèrent et de
très nombreuses épouses (quant leurs époux ne
réussissaient pas à les féconder) se livraient
désespérées aux centaines de milliers de GEE
qui commencèrent à proliférer dans un nouveau
et répugnant métier . De ce fait, la
prostitution jaillit avec une nouvelle force
destructrice, anarchiquement, en revêtant la
circonstance effroyable que le sexe féminin ne
s'y livrait pas pour le lucre personnel mais
poussé par des réflexesi de défense face au
risque de génocide. Note1
Note
1
Quelques
URAA (chroniques de l'époque) relatent des
scènes épouvantables de ces Xii (jours). De
nombreuses YIE, terrorisées, simulaient avec des
morceaux de YUUWO (substance d'éponges
végétales) cachés entre la tunique et le
ventre, un état pseudogravide. Les agents de la
WOODOO (police) les démasquaient et leur
ordonnaient de se dénuder sur la voie publique,
en faisant abstraction des sanglots et des cris
hululant des malheureuses. Elles étaient
traînées dans cet état jusqu'au lieu de
contrôle le plus proche où, après avoir été
l'objet de toutes sortes d'excès, elles étaient
destinées au centre de vivisection.
On pouvait donc
espérer que passée cette sombre étape de notre
histoire, après la mort de la petite tyran
(déchiquetée par l'onde de choc d'un explosif),
les douloureuses tares disparaîtraient de cette
société torturée. Il fut impossible de freiner
la vague de prostitution qui s'étendit sur notre
astre.
L'évolution lente
de notre société, l'augmentation continue des
biens de production (OUMBOO) et par conséquent
l'augmentation du bien-être social, de
l'éducation et du progrès scientifique
réduisirent peu à peu le nombre de ces tares
sexuelles, jusqu'au début de notre ère qui fut
aussi l'époque qui marque la disparition d'un
aussi terrible mal. Seuls subsistèrent de rares
cas de YIE dont la constitution génétique
prédisposée à cette tare de l'hypersexualité
dans un groupe réduit de traits
pathologico-sexuels bien définis. Les techniques
de contrôle les plus modernes, durant le
processus de gestation, des divers facteurs
psychopathologiques, ont permis d'obtenir que de
nos jours, l'existence d'individus de sexe
féminin affligés de ces tendances, constitue
une véritable rareté : la société réagit
devant ces cas étonnants avec une exquise
prudence et une affectueuse sollicitude. La
malade est isolée et soumise à un traitement
qui, parce que tardif et malgré l'avance de
notre technique, n'assure pas la rémission du
syndrome, bien que dans des maladies très rares
nous arrivions à un pourcentage très élevé.
Par conséquent
nous ignorons, sur UMMO, une grande partie de la
large gamme des perversions sexuelles, si
habituelles sur la planète terre.
Nous ne
connaissons pas actuellement toutes les formes de
sado masochisme, fétichisme, bestialité,
nécrophilie, narcissisme, et les rares cas
d'homosexualité peuvent être contrôlés par
l'intermédiaire de la régulation hormonale,
après intervention adéquate sur les mécanismes
neurocorticaux et endocriniens, et sans
nécessité d'abord chirurgical.
Un aspect
intéressant pour vous sera sans doute le
contrôle de l'IWO
Nous pouvons
contrôler parfaitement le cycle de nos femmes.
Cette régulation cependant est fortement liée
aux impératifs et inhibitions de caractère
religieux. Nos OMGEEIIE (couples) ne tolèrent
jamais une régulation arbitraire dont l'unique
mobile serait l'égoïsme personnel ou la
satisfaction malsaine.
Notre religion
nous oriente très sérieusement vers cet
extrêmité. Ainsi nous ne comprenons pas comment
l'homme peut vivre sauvagement dans une société
dont l'expansion démographique ne soit pas
contrôlée par ce même homme qui a reçu la
faculté de s'autogouverner de la part de WOA (
Dieu). Ainsi que vous ne concevez pas une
société où les hommes mangent de manière
désordonnée et peuvent interpréter leur
liberté comme le relâchement des mesures
inhibitrices contre leurs institutions. Vous
devez vous apercevoir (et en effet l'église
Catholique Romaine commence à admettre sur Terre
un tel principe) qu'une société consciente de
sa finalité et de son évolution doit créer des
leviers de contrôle à sa propre dynamique
expansionniste.
Mais ces mesures
ne doivent pas être imposées tyranniquement par
un gouvernement paternaliste qui force les
membres de la société à contrôler la
naissance des enfants à l'encontre de leur
propre conscience et volonté. C'est la famille
même qui en acquérant conscience de sa propre
responsabilité adapte les mesures les plus
efficaces pour son bien et le bien de la
société dans laquelle elle est incluse.
Les parents d'UMMO
planifient le nombre de leurs enfants après une
longue et soigneuse analyse. Ils compteront
toujours avec les conseils des ministres
religieux. Ils consulteront toujours le XANMOO
AYUBAA (réseau d'ordinateurs) pour soupeser les
centaines de facteurs qui doivent converger vers
une mesure de cette nature. Nous ne nous
angoissons pas. Nous évaluons méthodiquement
les pour et les contre. Les facteurs
génétiques, notre situation professionnelle,
l'intelligence des parents, nos propres
caractéristiques psychoaffectives ou
sentimentales... et nous agissons en
conséquence.
Sont proscrits sur
notre planète les procédés artificiels
anti-conceptionnels... Simplement parce qu'ils ne
sont pas nécessaires.
En premier lieu
nous avons dans toutes les XAABIUANNAA
(habitations) des équipements détecteurs que
nous appelons IWOUAXOO. Ceux-ci sont basés sur
l'analyse des champs électromagnétiques
générés par le cortex cérébral de la femme.
Tout le métabolisme de l'homme peut être
examiné par cette analyse. L'appareil détecte
les petites altérations au cours du cycle de
l'ovulation, en analysant soigneusement toutes
les phases .
On a la
connaissance exacte, non seulement des divers
stades de maturation de l'ovule au sein de
l'ovaire, mais aussi et évidemment de son
passage par l'ODAXIXAA (appelé par vous
"trompe de Fallope").
Mais c'est que, en
plus, nous pouvons réduire le temps de présence
de l'ovule entre deux points de son parcours au
moyen de techniques qui permettent ce contrôle
à distance.
Nous n'allons pas
vous cacher l'importance que revêt ce contrôle,
puisque la fertilité de la YIE est intimement
liée à la présence de l'ovule. Non seulement
nous connaissons la période de fertilité avec
une totale exactitude mais nous pouvons la
réduire ou l'amplifier. (Dans certaines limites
: période minimale de fertilité : 46 UIW.
Période maximale fonction des caractéristiques
somatiques de chaque femme).
C'est pourquoi il
n'existe pas de difficulté en ce qui concerne le
contrôle des naissances.
Comme note
importante : Nous vous dirons que quand
l'OMGEEYIE décide de concevoir un nouvel enfant,
cette nuit-là revêt un cérémonial inusuel. Le
couple a l'habitude d'être explicite et de
communiquer la décision confidentiellement aux
personnes qui vivent près de lui, y compris les
autres enfants. La bonne nouvelle est toujours
communiquée au ministre religieux, qui accours
sous quelques UIW pour féliciter le couple et
les exhorter. Ces veillées extraordinaires ne
sont jamais célébrées avec des nourritures
spéciales. Au contraire, la régularité de
celle-ci ne s'altère jamais pour des motifs
d'hygiène qu'il est inutile de démontrer. Mais
elles (les veillées) sont célébrées
avec une véritable symphonie olfactive. Avec une
merveilleuse cession d'IAIKEAI (art des parfums)
dans laquelle la YIE essaye de briller devant ses
proches.
Cette nuit est une
merveilleuse étape dans la longue marche de
l'OMGEEYIE d'UMMO, à travers le WAAM généré
par WOA ( Dieu). Cette nuit les deux époux
auront usé de cette merveilleuse faculté de
générer, faculté léguée par notre Dieu pour
l'évolution de l'humanité. Un nouvel ÊTRE va
naître.
A disparu
cependant l'antique coutume d'enregistrer sur les
archaïques IBOZOOIXINAA (Voir rapport
accessoire) les exclamations de plaisir
exprimées durant l'orgasme de cette nuit
solennelle. Bien qu'encore maintenant des GEE et
des YIE d'UMMO enregistreront parfois encore ces
sons revêtus pour nous de résonances affectives
et sentimentales qui nous émeuvent
profondément. Et dans la vieillesse : quand nos
parents se seront converti en hélium, et que
leurs BUUAWAA (âmes) s'identifieront à WOA,
nous pourrons revivre à nouveau l'instant qui
marqua notre conception somatique au sein de ce
WAAM.
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