Ref. document : 41- 9
Titre de la lettre: Vie quotidienne sur la planète Oummo
Lettre 9
Date : 1966
Destinataires : Monsieur Sesma
     
 
 

- Le sexe dans le couple d'Oumo 77
- L'éducation sexuelle de l'enfant sur Oumo 78-80
- Essai et échec de la correction chirurgicale des problèmes de l'adolescence 82-84
- Contrôle de la natalité du couple d'Oumo 85-87

(première partie)

Le champ électromagnétique généré par un AAXOO (Oscillateur de base nucléaire capable d'émettre de grandes puissances) peut se modifier pour moduler aussi bien les douces oscillations du WOIOA (espèce de divan lit) que sa situation dans l'espace.

Quand le GEE (époux) ou la YIIE (épouse) désirent rapprocher leurs WOIOA respectifs, il leur suffit d'encoder les ordres opportuns au moyen d'un signal acoustique de fréquence inaudible. Aux spécialistes en ordinateurs ou traitement électronique de l'information nous dirons comme information curieuse, que les transducteurs ultrasoniques qui captent les ordres codés n'envoient pas directement le signal aux servomécanismes ou BUUTZGOIA. Ces données passent d'abord par un XANMOO (espèce d'ordinateur) qui analyse le caractère logique des ordres. Si la personne qui a lancé le sifflement ultrasonique a commis une erreur explicable, le XANMOO réalise une rapide analyse statistique sur les probabilités qu'un tel signal puisse être émis à ce moment. Par exemple, il peut être absurde à 70 UIW, quand tous dorment, que quelqu'un puisse émettre l'ordre d'occulter dans le sol le WOIOA (lit). L'ordre alors n'est pas obéi, à moins que par des nouveaux signaux codés ne soit justifiée à nouveau une telle décision.

En réalité tous les équipements automatiques d'UMMO possèdent ces dispositifs d'analyse logique. Vous-mêmes devez comprendre comment une civilisation qui a atteint un haut degré d'automatisation doit être protégée des erreurs involontaires de ses frères. Un son mal modulé, quand nous voyageons par exemple dans un quelconque UEWA (véhicule), pourrait provoquer une catastrophe si les mécanismes ne disposaient pas de ces contrôles de fiabilité des ordres humains.

Les deux WOIOA (Lits de mousse en lévitation) se rapprochent jusqu'à être au même niveau. L'épouse et l'époux peuvent, s'ils le désirent, initier leur contact conjugal.

Nos relations de type sexuel se développent sur un plan différent des terrestres. En premier lieu la psychologie sexuelle diffère de celles des OEMII (hommes et femmes) de cette planète.

L'éducation se développe sur des canons différents et enfin les pratiques et habitudes adoptées présentent bien sûr des différences spécifiques. Nous allons tenter de résumer une matière si complexe.

L'évolution sexuelle se développe par des procédures physiologiques et psychologiques qui montrent des divergences marquées. Tout d'abord la puberté commence chez les UGEE et UUYIE (enfants) vers les quatorze ans terrestres pour les premiers, la première menstruration survient entre 15,5 et 16,6 années pour les filles.

Un facteur important à considérer est la localisation des zones épidérmiques auxquelles s'associent une tonalité érogène marquée. Chez la YIE (femme) de telles zones érogènes se localisent dans les organes reproducteurs externes, le ventre et les fesses, les seins et les hanches. La plus grande insensibilité se trouve sur les zones faciales (pas même sur les lèvres), les cuisses et la gorge. Chez le GEE (Mâle) la localisation pour les tendances de la libido féminine s'oriente sur l'organe reproducteur, ventre et fesses.

Ne vous étonnez donc pas que le baiser manque totalement de signification sexuelle pour nous. Cette pratique seulement connue sur cette Planète Terre pourrait être considérée comme répulsive pour nous, puisque sans finalité érotique, nous la jugeons comme anti-hygiénique et stérile.

Le début de l'orgasme se réalise en général par voie tactile avec les mains. La caresse dirigée sur les zones érogènes provoque en nous un effet émotivo-sexuel bien supérieur à celui obtenu par vous.

La technique du coït présente une grande analogie avec les pratiques occidentales de la planète terre. Nous ne connaissions pas et nous avons prouvé l'inutilité de certaines formes conseillées par la philosophie hindoue et japonaise. Deux différences peuvent cependant être signalées : la défloration n'est jamais réalisée par une autre personne que l'époux. Il n'existe pas de technique d'hymenectomie dans la pratique chirurgicale, réalisée par des spécialistes de "médecine ".

La mesure du plaisir (PAS SEULEMENT SEXUEL ) nous la réalisons au moyen de l'évaluation d'une fonction, reflétée par une gamme de champs électrostatiques générés par le cortex cérébral. Celui-ci nous permet de vous indiquer comme chose curieuse que la durée de l'orgasme et son intensité relative sont mieux équilibré entre les hommes et les femmes d'UMMO qu'entre les terrestres pour lesquels la durée est plus accentuée chez le sexe féminin.

La psychologie sexuelle revêt pour nous une importance aussi marquée que pour les habitants de la Terre. Cependant tout ce qui est en relation avec la fonction reproductrice est totalement sans préjugé ou sans, comme vous les appelez, " tabous ".

L'éducation sexuelle pour nos UUGEEYIE ( garçons et filles) commence à un âge plus précoce que celui qui correspond à l'orée de l'adolescence. D'autre part la formation est imprégnée d'un profond sentiment religieux.

Aucune autre des fonctions biologiques n'éveille en nous une plus grande identification avec WOA (Dieu) que la génétique. Nous ne comprenons pas comment quelques civilisations de la Terre ont pu corrompre et masquer un des processus les plus passionnants de la vie, comme s'ils avaient honte de ce que WOA (Dieu) a généré.

Nous, les quelques membres de ce petit groupe d'hommes d'UMMO, déplacés sur la péninsule ibérique, sommes restés surpris en vérifiant la série de mythes paternalistes que les progéniteurs introduisent dans les mentalités infantiles.

L'occultation de la vérité, par des légendes mièvres, faisant (entre autres exemples) référence aux "cigognes" déforme sauvagement l'éducation embryonnaire des UUGEEYIE. Comment les adultes terrestre peuvent-il s'étonner que leurs enfants, au moment ou ils ont accès à la vérité, elle-même déformée par leurs jeunes compagnons scolaires, perdent tout respect et confiance dans les "dires de leurs parents " ? .

Ce premier stade de l'éducation, nos frères d'UMMO l'initient personnellement à leurs enfants, bien avant que ceux-ci n'intègrent les UNAWO UI (centres didactiques)

L'orientation est dirigée avec l'assistance du réseau mondial d'ordinateurs (XANMOO AYUBA) qui indique aux parents, en fonction de la psychologie de chaque enfant, le chemin didactique à suivre et résout les doutes qui peuvent apparaître à certains niveaux.

Le processus pédagogique se déroule presque toujours à l'intérieur de l'UULODAXAABI. C'est une chambre ou pièce qui n'est jamais absente dans les XAABIUANNA (Maisons) sur notre UMMO. Elle est généralement placée dans la partie la plus haute des superstructures du XAABI, et a la forme d'une coupole parfaitement hémisphérique (l'accès est par le sol, puisque cette forme sphéroïde n'a pas de porte).

Par des ordres codés, toute la superficie sphérique de l'UULODAXAABI présente une image tridimensionnelle qui entoure complètement l'individu, lui donnant la sensation de se trouver submergé en pleine action. Vous pouvez l'imaginer comme un cinéma avec les techniques de " Cinérama " dans lequel l'écran est étendu jusqu'à couvrir tout le champ possible de vision, excepté le plan de sustentation ou le sol.

Deux sources de captation des images existent dans chaque foyer d'UMMO. L'une personnelle, intégrée dans un équipement AAXOO UAXOO (émetteur récepteur), stocke au moyen d'une unité statistique de DIIO (Titane) les signaux chromatiques tridimensionnels qui doivent constituer l'image.

Le système d'intégration des images diffère totalement de celui employé par les systèmes de télévision terrestre, dans lesquelles l'image est explorée ou balayée par un faisceau de rayons cathodiques dynamique. L'image obtenue par nous accède au contraire directement à l'UEIM GAA EIMII (écran de visualisation), au moyen d'une infinité de cellules terminales d'autant de fibres optiques, dont les sections atteignent seulement quelques microns terrestres. Dans la perception visuelle de cette image n'intervient pas la persistance d'images rétiniennes ni l'effet psychologique ou phénomène PHI connu par les spécialistes terrestre de psychologie.

Cette source d'information que nous pourrions appeler " domestique " emmagasine une copieuse documentation graphique. Vous pouvez penser que dans nos XAABI ou maisons, nous possédons une bonne bibliothèque, des albums de photographies tridimensionnelles et de la musique ou des paroles enregistrées sur disque ou bandes.

Rien n'est plus loin de la vérité. Le matériel graphique utilisé sur notre planète a un caractère provisoire et n'est utilisé que dans des cas particuliers. Nous regrettons de désenchanter les spécialistes en arts graphiques de la Terre, mais sur notre UMMO il n'existe rien de semblable aux procédés de composition typographique, à l'offset, à l'héliogravure ou à la sérigraphie. Ni même ne subsistent les procédés qui gardent certaines similitudes avec la reprographie xérographique ou avec les procédés modernes que vous utilisez de projection électrostatique de couleur (ne pas confondre avec la xérocopie) . Jamais pourtant nous n'avons connu les linotypies. Nos antiques appareils diffèrent assez des actuelles machines planes, des minerves (petites machines à imprimer) et des grandes rotatives terrestres (lisez le rapport accessoire).

Les photographies et les images mobiles sont stockées codées sous forme d'états quantiques au sein d'un cristal de titane (nous n'employons pas le système binaire mais "duodécimal"). Les dessins une fois tracés sur des plaques spéciales, se reproduisent photo-statiquement par un procédé différent de ceux des UULODOO (photographie : appareils photos). Les textes manuscrits se décodent automatiquement en transformant les traits maladroitement tracés sous forme de caractères officiels de notre langage.

La parole reçoit un double traitement. Les phonèmes sont enregistrés dans leur version originale pour être reproduit ultérieurement, comme vous pouvez le faire vous-mêmes sur un magnétophone, mais en même temps sont analysé les différentes voix ou sons et ils sont transformés en caractères officiels lisibles. Chacun de ces documents intimes pour la famille est classé avec une série de chiffres de code qui permet de les sélectionner suivant le besoin. Si l'un de nos frères désire lire un de ces textes, ou contempler une séquence d'images mobiles correspondantes à une vieille fête familiale, il se rend dans son UULODAXAABI, et dans une partie du grand GAA (écran) sphérique il peut lire le texte ou contempler l'image.

La seconde source d'information visuelle est le XANMOO AYUBAA. Ce réseau qui couvre tout UMMO, non seulement fournit le conseil sur les fonctions scientifiques ou offre ses services de calcul ou règle le trafic des UEWA entre autres nombreux services. Il envoie aussi tout type d'images aux habitants des XAABII (maisons) depuis des textes polygraphiés jusqu'à des vues panoramiques des belles régions polaires. Depuis des reproductions de vieux documents historiques jusqu'à de simples images pédagogiques pour l'apprentissage de l'enfant. Depuis des images animées (vous les appelleriez cinématographiques) qui occupent tout le GAA (écran hémisphérique) correspondantes au processus de fabrication des fibres optiques dans une fabrique située à des centaines de KOAE, jusqu'à la vision d'un de nos enfants durant l'UAMII (repas) dans le UNAWO UI (colonie universitaire).

Bien plus: les YIE (épouses) peuvent commencer l'éducation sexuelle de leurs enfants en offrant au moyen de l'UULODAXAABI une séquence de dessin ou d'images élémentaires qui montrent le processus de reproduction. Nous accordons à l'enseignement par l'image beaucoup plus d'importance que ne le font les terrestres. La sobriété chromatique et des formes dans les dessins destinés à l'enseignement des premières années est soigneusement calibrée. Un dessin où une photographie qui peut satisfaire un UUGEE (enfant), peut-être inefficace d'un point de vue didactique et même contre-indiqué pour un autre.

Les petits vont prendre conscience de l'importance des fonctions reproductrices en reliant ces concepts à l'idée de la génération du WAAM par WOA (Dieu). L'enfant apprécie depuis sa première enfance le caractère sublime de la maternité. Il commencera à comprendre et penser de très bonne heure le processus de la gestation. La tendresse avec laquelle un enfant enveloppe sa mère quand elle se trouve dans cet état est une réaction commune dans l'enfance.

Mais à la frontière avec l'adolescence (avec le début de la puberté) peuvent surgir dangereusement les habitudes d'onanisme. Il existe sur ce point un parallèle évident avec les terrestres. Quand les spécialistes d'UMMO affrontèrent ce problème qui affectait presque 100% des UGEE (jeunes garçons) et 38 % des UUYIE (jeunes filles), il y a de cela des milliers d'années d'UMMO, ils crurent trouver la solution grâce aux contrôles par réflexes conditionnés. Mais la mise au point de la solution eut un résultat aberrant. Les enfants étaient secrètement contrôlés par des équipes qui, par l'intermédiaire de la détection de variations hormonales, connaissaient le moment auquel l'enfant commençait une telle pratique. Instantanément l'enfant ressentait une forte piqûre provoquée par une décharge électrostatique, qui lui provoquait une forte inhibition.

Les résultats furent désastreux comme nous vous en informerons.

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(seconde partie)

LA VIE QUOTIDIENNE SUR UMMO.

Nous vous rappelions dans le rapport antérieur quelles furent les premières bases de nos spécialistes pour réprimer les pratiques masturbatoires des enfants de notre planète.

On crut que la forte inhibition des premières tentatives de l'UGEE (ENFANT), initiée par une décharge électrostatique de potentiel élevé bien que sans danger pour l'organisme, créerait des défenses de l'individu (réflexes) contre ce vice.

Et malheureusement il fut ainsi : dans un très grand pourcentage de cas (87, 2% des cas analysés) les jeunes cessèrent leurs pratiques onanistes. La tragédie apparut plus tard lorsque ces mêmes individus présentèrent des symptômes d'impuissance IWOIA (procréatrice). La résistance de caractère psychogène à l'érection, les symptômes comme IDDOANAA ADIUU (anorexie), UNNIEYA GIADAA (céphalées), OAWUO WUANAI (tachycardies), et des formes de BIEEBUTSOA (inhibitions psychomotrices), en plus de l'absence de contrôle érectile, rendirent incapables ces malheureux de fonctions matrimoniales normales.

Naturellement cet échec ne découragea pas nos experts en BIEEWIGUU (psychobiologie) et grâce à eux nous avons obtenu que nos jeunes accèdent à notre époque à l'OMGEEIIE (mariage) sans jamais avoir expérimenté l'orgasme. De ceci nous parlerons dans un autre rapport.

De plus le jeune habitant d'UMMO ne passe pas beaucoup de temps entre la puberté et son union conjugale. Nous jugeons que c'est une atteinte aux divines lois de WOA de nous maintenir dans le célibat une fois que les facultés reproductives se sont développées. Dans un rapport antérieur, Monsieur SESMA, nous vous avons illustré la manière dont nos frères arrivaient rapidement à cette union au sein même de l'UNOWO UI (colonie d'enseignement), alors qu'ils se trouvent en pleine phase de leur formation intellectuelle et professionnelle.

Les contrôles psychosociaux, concernant les apparitions sporadiques d'érotisme morbide, sont rigides et efficaces. Ce n'est pas parce qu'existent des organes officiels chargés de veiller sur l'humanité de notre planète, contre la sexualité effrénée. C'est simplement que la même société rejette par des mécanismes instinctifs de défense l'individu qui malgré les moyens pédagogiques et prophylactiques efficaces, présente des symptômes étranges dans sa conduite sexuelle.

Par exemple :Le XIIXIA KEAIA (prostitution) apparut dans les premiers stades de notre humanité. Il existe de vieux témoignages des anciens AASE OUIA (chefs ou gouverneurs), dictant des décrets pour réguler ce trafic de femmes.

Les familles nombreuses décidaient le nombre de leurs rejetons de l'un ou l'autre sexe. Ceux en supplément de ce chiffre, étaient livrés aux XIIXI OUIAA (femmes et hommes qui réglementaient ce trafic). Tous les hommes non mariés avaient le droit de cohabiter périodiquement avec ces malchanceuses ( un nombre de fois fonction du nombre de demandes de ce genre et du nombre de femmes disponibles chez le XIIXIOUIA). Avec la particularité qu'existait aussi des GEE (hommes) contrôlés dans ce triste but, qui accordaient aux YIE célibataires le même privilège.

C'est pourquoi le contrôle absolu de cette tare social était effectif. La situation cependant finit par se déséquilibrer sérieusement sous l'hallucinant mandat d'une UUYIE (enfant) connue dans notre histoire.

WIE 1, fille d'OOUA 33 et de sa prédécesseur au pouvoir IE 456, impose capricieusement (poussée par d'occultes motivations infantiles et sur les conseils de sa mère) la consigne que toutes les femmes d'UMMO qui arrivaient en phase d'IWO (faculté de procréer) devaient tomber enceintes.

La mesure humiliante éleva d'affreuses clameurs dans cette pauvre société, soumise aux arbitraires de l'enfant, qui à cette période n'avait pas encore quatorze "années terrestres".

Seules les épouses et enfants des hauts fonctionnaires de ce gouvernement autocratique et celle des membres de la ténébreuse WOODOO (espèce de police) furent dispensées de ces ordres drastiques.

L'explication officielle justifiait ces consignes par la nécessité d'une expansion démographique qui rendrait possible l'ambitieux plan scientifique de la précédente au pouvoir: IE 456, fille de NAA 312.

Les malheureuses YIE (femmes) jeunes et d'âge mur savaient que les inspecteurs chargés de les examiner les condamneraient à mort si elles ne manifestaient pas les symptômes de la gestation. Des milliers de malheureuses stériles se suicidèrent et de très nombreuses épouses (quant leurs époux ne réussissaient pas à les féconder) se livraient désespérées aux centaines de milliers de GEE qui commencèrent à proliférer dans un nouveau et répugnant métier . De ce fait, la prostitution jaillit avec une nouvelle force destructrice, anarchiquement, en revêtant la circonstance effroyable que le sexe féminin ne s'y livrait pas pour le lucre personnel mais poussé par des réflexesi de défense face au risque de génocide. Note1

Note 1

Quelques URAA (chroniques de l'époque) relatent des scènes épouvantables de ces Xii (jours). De nombreuses YIE, terrorisées, simulaient avec des morceaux de YUUWO (substance d'éponges végétales) cachés entre la tunique et le ventre, un état pseudogravide. Les agents de la WOODOO (police) les démasquaient et leur ordonnaient de se dénuder sur la voie publique, en faisant abstraction des sanglots et des cris hululant des malheureuses. Elles étaient traînées dans cet état jusqu'au lieu de contrôle le plus proche où, après avoir été l'objet de toutes sortes d'excès, elles étaient destinées au centre de vivisection.

On pouvait donc espérer que passée cette sombre étape de notre histoire, après la mort de la petite tyran (déchiquetée par l'onde de choc d'un explosif), les douloureuses tares disparaîtraient de cette société torturée. Il fut impossible de freiner la vague de prostitution qui s'étendit sur notre astre.

L'évolution lente de notre société, l'augmentation continue des biens de production (OUMBOO) et par conséquent l'augmentation du bien-être social, de l'éducation et du progrès scientifique réduisirent peu à peu le nombre de ces tares sexuelles, jusqu'au début de notre ère qui fut aussi l'époque qui marque la disparition d'un aussi terrible mal. Seuls subsistèrent de rares cas de YIE dont la constitution génétique prédisposée à cette tare de l'hypersexualité dans un groupe réduit de traits pathologico-sexuels bien définis. Les techniques de contrôle les plus modernes, durant le processus de gestation, des divers facteurs psychopathologiques, ont permis d'obtenir que de nos jours, l'existence d'individus de sexe féminin affligés de ces tendances, constitue une véritable rareté : la société réagit devant ces cas étonnants avec une exquise prudence et une affectueuse sollicitude. La malade est isolée et soumise à un traitement qui, parce que tardif et malgré l'avance de notre technique, n'assure pas la rémission du syndrome, bien que dans des maladies très rares nous arrivions à un pourcentage très élevé.

Par conséquent nous ignorons, sur UMMO, une grande partie de la large gamme des perversions sexuelles, si habituelles sur la planète terre.

Nous ne connaissons pas actuellement toutes les formes de sado masochisme, fétichisme, bestialité, nécrophilie, narcissisme, et les rares cas d'homosexualité peuvent être contrôlés par l'intermédiaire de la régulation hormonale, après intervention adéquate sur les mécanismes neurocorticaux et endocriniens, et sans nécessité d'abord chirurgical.

Un aspect intéressant pour vous sera sans doute le contrôle de l'IWO

Nous pouvons contrôler parfaitement le cycle de nos femmes. Cette régulation cependant est fortement liée aux impératifs et inhibitions de caractère religieux. Nos OMGEEIIE (couples) ne tolèrent jamais une régulation arbitraire dont l'unique mobile serait l'égoïsme personnel ou la satisfaction malsaine.

Notre religion nous oriente très sérieusement vers cet extrêmité. Ainsi nous ne comprenons pas comment l'homme peut vivre sauvagement dans une société dont l'expansion démographique ne soit pas contrôlée par ce même homme qui a reçu la faculté de s'autogouverner de la part de WOA ( Dieu). Ainsi que vous ne concevez pas une société où les hommes mangent de manière désordonnée et peuvent interpréter leur liberté comme le relâchement des mesures inhibitrices contre leurs institutions. Vous devez vous apercevoir (et en effet l'église Catholique Romaine commence à admettre sur Terre un tel principe) qu'une société consciente de sa finalité et de son évolution doit créer des leviers de contrôle à sa propre dynamique expansionniste.

Mais ces mesures ne doivent pas être imposées tyranniquement par un gouvernement paternaliste qui force les membres de la société à contrôler la naissance des enfants à l'encontre de leur propre conscience et volonté. C'est la famille même qui en acquérant conscience de sa propre responsabilité adapte les mesures les plus efficaces pour son bien et le bien de la société dans laquelle elle est incluse.

Les parents d'UMMO planifient le nombre de leurs enfants après une longue et soigneuse analyse. Ils compteront toujours avec les conseils des ministres religieux. Ils consulteront toujours le XANMOO AYUBAA (réseau d'ordinateurs) pour soupeser les centaines de facteurs qui doivent converger vers une mesure de cette nature. Nous ne nous angoissons pas. Nous évaluons méthodiquement les pour et les contre. Les facteurs génétiques, notre situation professionnelle, l'intelligence des parents, nos propres caractéristiques psychoaffectives ou sentimentales... et nous agissons en conséquence.

Sont proscrits sur notre planète les procédés artificiels anti-conceptionnels... Simplement parce qu'ils ne sont pas nécessaires.

En premier lieu nous avons dans toutes les XAABIUANNAA (habitations) des équipements détecteurs que nous appelons IWOUAXOO. Ceux-ci sont basés sur l'analyse des champs électromagnétiques générés par le cortex cérébral de la femme. Tout le métabolisme de l'homme peut être examiné par cette analyse. L'appareil détecte les petites altérations au cours du cycle de l'ovulation, en analysant soigneusement toutes les phases .

On a la connaissance exacte, non seulement des divers stades de maturation de l'ovule au sein de l'ovaire, mais aussi et évidemment de son passage par l'ODAXIXAA (appelé par vous "trompe de Fallope").

Mais c'est que, en plus, nous pouvons réduire le temps de présence de l'ovule entre deux points de son parcours au moyen de techniques qui permettent ce contrôle à distance.

Nous n'allons pas vous cacher l'importance que revêt ce contrôle, puisque la fertilité de la YIE est intimement liée à la présence de l'ovule. Non seulement nous connaissons la période de fertilité avec une totale exactitude mais nous pouvons la réduire ou l'amplifier. (Dans certaines limites : période minimale de fertilité : 46 UIW. Période maximale fonction des caractéristiques somatiques de chaque femme).

C'est pourquoi il n'existe pas de difficulté en ce qui concerne le contrôle des naissances.

Comme note importante : Nous vous dirons que quand l'OMGEEYIE décide de concevoir un nouvel enfant, cette nuit-là revêt un cérémonial inusuel. Le couple a l'habitude d'être explicite et de communiquer la décision confidentiellement aux personnes qui vivent près de lui, y compris les autres enfants. La bonne nouvelle est toujours communiquée au ministre religieux, qui accours sous quelques UIW pour féliciter le couple et les exhorter. Ces veillées extraordinaires ne sont jamais célébrées avec des nourritures spéciales. Au contraire, la régularité de celle-ci ne s'altère jamais pour des motifs d'hygiène qu'il est inutile de démontrer. Mais elles (les veillées) sont célébrées avec une véritable symphonie olfactive. Avec une merveilleuse cession d'IAIKEAI (art des parfums) dans laquelle la YIE essaye de briller devant ses proches.

Cette nuit est une merveilleuse étape dans la longue marche de l'OMGEEYIE d'UMMO, à travers le WAAM généré par WOA ( Dieu). Cette nuit les deux époux auront usé de cette merveilleuse faculté de générer, faculté léguée par notre Dieu pour l'évolution de l'humanité. Un nouvel ÊTRE va naître.

A disparu cependant l'antique coutume d'enregistrer sur les archaïques IBOZOOIXINAA (Voir rapport accessoire) les exclamations de plaisir exprimées durant l'orgasme de cette nuit solennelle. Bien qu'encore maintenant des GEE et des YIE d'UMMO enregistreront parfois encore ces sons revêtus pour nous de résonances affectives et sentimentales qui nous émeuvent profondément. Et dans la vieillesse : quand nos parents se seront converti en hélium, et que leurs BUUAWAA (âmes) s'identifieront à WOA, nous pourrons revivre à nouveau l'instant qui marqua notre conception somatique au sein de ce WAAM.

 
 

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