| Un certain nombre de
phrases ou de mots n'apparaissent pas dans la
copie espagnole dont nous disposons. Ils sont
issus d'autres traductions. Nous les avons
laissés en typographie de couleur rouge. Lettre 1
UMMOAELEWE
Langue: Espagnol:
Date: 23-1-1967
ANNALES
HISTORIQUES D'UMMO SUR TERRE
Hommes de la
Terre:
Le 5 mai 1965,
deux de nos correspondants en Allemagne et trois
aux États-Unis, ont reçu un rapport rédigé en
termes semblables à celui que nous avons
l'honneur de vous remettre dans ces feuilles
dactylographiées.
Comme tout au long
de ces derniers mois, vous et cinq hommes
d'Espagne et de France, nous avez suggéré, par
téléphone, l'envoi de notes qui résument
l'histoire de notre arrivée sur la planète
Terre, nous avons cru intéressant de vous faire
un résumé des premières vicissitudes endurées
par le premier groupe d'explorateurs arrivé de
notre Planète "UMMO" jusqu'à la
Terre.
ASIMULTANÉITÉ
DU CONCEPT PHYSIQUE DU TEMPS DANS L'UNIVERS
Avant tout, nous
devons vous avertir de l'existence de
difficultés d'ordre technique et scientifique
pour l'identification de dates et instants de
temps entre deux points de notre Univers.
De nombreux
physiciens de la Terre n'ignorent pas que le fait
d'identifier un instant (t) sur la Terre avec un
autre instant (t') écoulé en un point de notre
même Galaxie, n'a pas de sens. Ainsi quand nous
nous referons à un intervalle D t équivalent sur cette Planète à
deux ans par exemple, il serait aberrant, et cela
constituerait une erreur en fonction de la
physique actuelle, de supposer cohérent et
simultané un autre intervalle semblable sur
notre Astre "UMMO".
Mais ce rapport
est purement historique et comme il n'est pas
destiné à des experts en Cosmologie et en
Physique Relativiste, nous utiliserons un langage
conventionnel qui, bien que manquant de rigueur
scientifique, rendra plus intelligible le récit.
Ainsi, quand tout
au long de nos paragraphes nous utiliserons des
expressions comme "deux ans avant" ,
vous ne devez pas seulement supposer que le mot
"ANNÉE" est une unité Terrestre de
Temps, mais aussi supposer que ces deux années
qui se sont écoulées sur UMMO sont simultanées
à deux autres vécues par vous sur la Planète
TERRE, ce qui n'a pas de sens.
UNITÉS
PHYSIQUES UTILISÉES SUR UMMO
L'UNITÉ PHYSIQUE
DU TEMPS EST L'"UIW". Son équivalent
terrestre est de 3.092 minutes. Nous le
définissons comme l'intervalle de Temps écoulé
jusqu'à ce que le WAELEUIE UDAD (appelé par
vous Isotope C du Thorium ) réduise sa masse de
50% de sa valeur. (ndt: L'ex thorium C'' ou
208Ti a en effet une demi-vie de 3,1 min).
TEMPS DE ROTATION
D'"UMMO" : Approximativement de 600 UIW
c'est-à-dire 30,9 heures.
LE JOUR D'UMMO EST
DE 600 UIW = 30,9 heures terrestres.
TRANSLATION
D'"UMMO" AUTOUR D'IUMMA
Nous la divisons
en "XEE" et il y a 18 XEE.
Un XEE est
l'année d' UMMO, et équivaut à 60 jours .
Le XEE est pour
nous l'équivalent de l'année sur Terre.
A des fins
pratiques vous pouvez supposer qu'une année
Terrestre équivaudrait, si nous faisions
abstractions de son caractère d'ASIMULTANÉITÉ,
à 4,72186 Années d'UMMO ou XEE.
UNITÉS
PHYSIQUE DE LONGUEUR D'UMMO
L'ENMOO équivaut
à 1,874 mètres terrestres.
L'UALI équivaut
à 12 4,33 élevé à la puissance
années-lumière.
UNITÉS DE
FRÉQUENCE D'UMMO
Il s'agit du
"XII" ( En phénomènes périodiques),
dont la traduction présente diverses acceptions
car ce mot représente non seulement le jour de
UMMO mais aussi la rotation d'une roue ou cycle
par unité de Temps.
PREMIER CONTACT
AVEC LA PLANÈTE TERRE ET SON INTERPRÉTATION
Deux ans avant le
28 mars 1950 (ANNÉES TERRESTRES), notre Central
de XANMOODAIUVA de la région de UIIOGAA IXIOGAA,
capta une émission radioélectrique de très
faible niveau de fréquence (413,43877
Mégacycles par seconde) provenant du Groupe
Interstellaire Galactique codifié par nous comme

La durée des
signaux captés fut infime, 2,21 UIW (6,38
minutes), et étaient composées d'impulsions
courtes et d'impulsions longues. Nous avons su
par la suite qu'il s'agissait du code terrestre
MORSE. Mais nos techniciens l'interprétèrent
comme un code binaire (point = zéro, trait =
un).
Cette erreur
provoqua une traduction incorrecte du message car
de nombreuses interprétations étant possibles,
la plus correcte et la plus cohérente semblait
être l'expression analytique de l'équation qui
représente mathématiquement quatre points
orthogonaux sur un plan. C'est à dire : UN
CARRÉ. C'est pour cela que la présumé Planète
d'où étaient issus les signaux fut baptisée
avec le mot "OYAGAA" dont la traduction
est Astre Froid (du) Carré.
INFORMATION SUR
LE XANMODAIUVAA
C'est un de
centres automatiques de notre planète chargé de
l'exploration des signaux provenant de notre
Galaxie, signaux qui peuvent être de Nature
Électromagnétique ou Lumineuse, mais aussi des
trains d'ondes Gravitationnelles (dont vous
ignorez pratiquement les techniques de
générations et d'émissions), mais utilisés
largement par d'autres Civilisations en plus
d'UMMO.
LOCALISATION DU
POINT ÉMETTEUR DANS L'ESPACE
Il nous fut facile
de situer le point approximatif d'où était
partie l'émission (en utilisant notre Système
de référence de Coordonnées Galactiques).
L'OOYIA (l'étoile naine) d'où provenait le
signal était parfaitement visible: (LE SOLEIL de
votre Système). De plus nous étions certains
qu'au moins quatre Planètes (OOYAA) tournaient
autour de celui-ci, codifiées par nous comme:

La première
correspond à Neptune, la seconde à Saturne, la
troisième à Jupiter et la quatrième, à cause
d'une erreur compréhensible dans nos calculs,
correspond au groupe formé par Vénus et
Mercure, car l'existence de tels astres froids
était seulement déductible en fonction des
altérations observées sur l'OOYIA (SOLEIL).
A partir d'UMMO,
il est impossible de contempler optiquement un
astre froid de cette magnitude à plus de cinq
années lumière.
Jusqu'alors (28
mars 1950) on n'avait pas fait attention à votre
SOLEIL, tout simplement parce que l'on n'avait
jamais reçu de ce point le moindre signal
d'ondes électromagnétiques ou gravitationnels
ce qui fait que nos spécialistes présumaient
l'inhabitabilité de ce groupe planétaire.
ÉTUDE
SPÉCULATIVE DE L'OOYAA ÉMETTEUR DÉTECTÉ
La nouvelle fut
reçue avec intérêt par notre communauté et
avec surprise par nos techniciens; l'étape
suivante fut de spéculer sur les rares données
non exemptes de larges marges d'erreur autour de
la probabilité de chacun de ces quatre OOYAA
cités de ce système planétaire, de présenter
des possibilités d'identification avec le
récent centre émetteur OOYAA (Planète du
carré).
Nos spécialistes
en spéculant sur la raison de l'émission du
message se référant à cette figure
géométrique, supposèrent qu'il obéissait à
la simple raison d'employer un code
interplanétaire à base de figures
géométriques simples.
Dès lors nos
techniciens avaient calculé les masses probables
de ces quatre planètes:
OAYAA...
(identifiée aujourd'hui comme NEPTUNE) : 52.1024
OOBO
OAYAA...
(probablement SATURNE) : 286.1024 OBOO
OAYAA...
(identifiée aujourd'hui comme JUPITER): 940.1024
OOBO
OAYAA ...(Cette
planète n'existe pas, sa déduction se fiten
partant des influences gravitationelles de
MERCURE et de VENUS: masse estimée: 2,6.1024
OOBO.
Un OOBO - Unité
de Masse- équivaut à 1,733 kilogrammes-masse
On pouvait donc
écarter les trois premières Planètes dont la
masse paraissait excessive pour abriter les
êtres biologiquement humains. Les températures
de celles-ci (comme on a pu le vérifier par la
suite) ne paraissaient pas non plus être les
plus aptes pour le développement biogénétique
des êtres pluricellulaires.
Comme vous avez pu
le constater tout au long des paragraphes
précédents, les erreurs de nuances en analysant
l'épisode de réception de ce message furent
assez graves.
En arrivant sur
Terre, nous avons eu conscience de toutes ces
erreurs compréhensibles. En premier lieu, nous
avons pu éclaircir la véritable origine du
signal. Il ne s'agissait pas, comme nous le
croyions, d'un message interplanétaire envoyé
par une Civilisation Terrestre, mais d'un
fragment de conversation codé envoyé par un
navire de nationalité Norvégienne qui, entre le
4 et le 8 février 1934 émit ce message quand il
se dirigeait vers Terre Neuve.
Des scientifiques
de cette nationalité experts en électronique,
appelée alors TSF, essayaient des équipements
de haute fréquence pour démontrer la viabilité
des communications par réflexion ionosphérique.
(A ce moment-là vous ne connaissiez par encore
des techniques qui sont maintenant familières
aux ingénieurs terrestres). Une partie du signal
arriva par hasard jusqu'à notre Planète.
L'émission mit 14
ans pour arriver sur UMMO, car les ondes
électromagnétiques se propagent par une
géodésique qui, considérée dans l'espace à
trois dimensions, est une ligne.
_____________________
L'UMMOAELEWE
ORDONNE L'ÉTUDE ET L'EXPLORATION DE SYSTÈME
ÉMETTEUR
Immédiatement
notre UMMOALEWE ( nous appelons ainsi notre
Conseil au Gouvernement Central composé de trois
personnes) ordonna la mise en place d'études
pour l'exploration directe de ce système
planétaire. Le processus que nos spécialistes
en WADOOXIAA OEMM (on pourrait le traduire comme
le déplacement entre les Astres) doivent suivre
pour une de ces explorations transcendantales,
présente une complexité inimaginable pour vous.
En premier
lieu la Distance mesurée dans l'espace temps
tridimensionnel classique est si énorme que dès
le départ on rejette toute tentative de
réaliser le voyage sur l'axe "droit"
qui sépare les deux planètes.
Un vaisseau qui
atteindrait même 118.000 kilomètres seconde
(vitesse maximum conseillée pour ces
déplacements) et qui se dirigerait sur la
trajectoire supposée droite que suit la lumière
jusqu'à cette Planète, mettrait plus de trente
ans à arriver.
Et même si l'on
pouvait résoudre le problème ardu qui consiste
à posséder une source énergétique
suffisamment puissante pour accélérer le
vaisseau jusqu'à une vitesse proche de celle de
la lumière, dans laquelle le véhicule
augmenterait sa masse relative jusqu'à une
valeur fabuleuse, quatorze ans de voyage
représentent une durée excessive pour un groupe
d'explorateurs.
Il est très
difficile de vous expliquer le système utilisé
par notre Science et Technique pour résoudre le
problème, mais nous allons essayer de vous le
résumer en quelques paragraphes.
LE WAAM
SELON LES COSMOLOGUES D'UMMO
En premier
lieu nos frères
spécialisés en Cosmologie savent depuis
longtemps que le WAAM (Traduisez par Univers)
n'est pas simplement un espace continu de quatre
dimensions (les trois dimensions plus le temps).
Le WAAM RÉEL est
un complexe pluridimensionnel, nous n'en
connaissons que dix dimensions.
Bien que
vous puissiez imaginer que nos sens ont seulement
accès à TROIS de ces dimensions (ESPACE
PSYCHOLOGIQUE) et au TEMPS, ceci obéit à une
simple évaluation faussée du concept
psychologique de PERCEPTION.
Le monde
extérieur que nous connaissons est une illusion
élaborée par notre cerveau. Quand une
fréquence électromagnétique nous apparaît
comme une belle couleur, si sa valeur baisse
(exprimé en cycles/seconde), elle est alors
captée par nos organes nerveux en reproduisant
une sensation totalement différente: "LA
CHALEUR".
Les différentes
dimensions de la nature apparaissent camouflées
avec des perceptions différentes. Ce que nous
appelons "MASSE" est en réalité la
perception illusoire d'un autre groupe de
dimensions.
LES
PARTICULES SOUSATOMIQUES DANS LA PHYSIQUE D'UMMO
En étudiant
la véritable nature des corpuscules ou entités
que vous appelez
PROTONS, MÉSONS, NEUTRONS, ÉLECTRONS, nos
scientifiques ont découvert qu'en réalité il
s'agissait de petites déformations de l'espace
appelé à tort TRIDIMENSIONNEL dans l'axe
d'autres dimensions.
Imaginez un drap
étendu; ceci serait la comparaison de l'Espace
TRIDIMENSIONNEL que nous appellerions
"VIDE". Si maintenant nous faisons un
petit creux ou déformation dans le drap, ce
creux pourra représenter la masse du proton ou
parfois du MUON en fonctions de l'axe dans lequel
s'est exercé la déformation, comme la grandeur
ou profondeur du creux.
Ainsi, si vous
vous situez en regardant le drap par une face,
vous verrez une concavité (proton) mais si vous
le regardez à l'envers, vous l'interprèterez
comme une convexité ou protubérance
(antiproton).
De plus si vous
situez vos axes à partir de différentes
perspectives, cette déformation peut vous
paraître plus ou moins oblique, c'est à dire
exercée en différents axes ou dimensions, vous
semblant être telle fois un "neutron"
et telle autre fois ce que vous appelez
Particules sousatomiques.
En un mot
l'interprétation d'une telle particule dépendra
du système de référence dans lequel se situe
l'observateur.
Ceci est la raison
pour laquelle les PHYSICIENS de la Terre sont si
perplexes en découvrant des centaines de
corpuscules atomiques dont la série ne semble
pas avoir de fin. En réalité vous être en
train de poursuivre des fantasmes. Quelque chose
comme si vous essayiez de chasser les multiples
reflets projetés sur les murs par un simple
cristal de polyèdre frappé par la lumière du
soleil.
Ceci n'est pas une
critique de la recherche terrestre dans le
domaine de la Physique Quantique et Nucléaire
quand vous analysez les différentes
caractéristiques de ces corpuscules, mais tout
simplement du fait que vous les considérez comme
des entités différentes.
CHANGEMENT
DE DIMENSION OU CHANGEMENT D'AXE TRIDIMENSIONNEL
C'est bien la
permutation d'un corpuscule en un autre, chose
que vous avez déjà
observé selon nos nouvelles, mais que vous ne
savez pas encore contrôler. Ce n'est ni plus ni
moins qu'un qu'UN "CHANGEMENT D'AXE"
c'est à dire UN CHANGEMENT DE DIMENSION.
Quand la masse
d'un proton disparaît devant vous pour se
convertir en Énergie, ce qui est arrivé en
réalité c'est que son AXE a subi un tour de 90
degrés AXIALEMENT à une dimension classique de
l'Espace. Mais ceci est valable pour vous et
votre système de référence car pour un autre
observateur situé dans la perspective de la
quatrième, cinquième ou sixième dimension, ce
qu'il observera est précisément le phénomène
contraire, que l'Énergie se concentre pour
former une particule qu'il appellera aussi
"Proton".
En réalité vous
êtes en train de vivre dans vos laboratoires de
Physique ce qui a tant été rêvé aussi bien
par les physiciens terrestres que par les auteurs
de science-fiction: c'est-à-dire le
"PASSAGE A LA QUATRIEME DIMENSION". Un
peu comme cette phrase que vous utilisez si
judicieusement: parler en prose sans le savoir.
Au moment où vous
réussirez à contrôler, comme nous l'avons
fait, l'inversion homogène de toutes les
sousparticules du corps humain ou d'un objet
quelconque, ceci devra être interprété comme
le passage d'un système référentiel de
l'espace tridimensionnel à un autre également
tridimensionnel mais distinct du premier.
En réalité c'est
moins fantastique que ce
que vous pouvez imaginer et à partir de là,
différent de tout ce qui a été rêvé par les
écrivains futuristes de la Planète Terre.
"
USAAGIXIOO " CONDITIONS ISODYNAMIQUES DE
L'ESPACE
Il faut vous
expliquer un troisième concept pour que vous
puissiez
comprendre le principe de nos VOYAGES à travers
la Galaxie.
L'espace qui
sépare les différentes accumulations
galactiques du WAAM (COSMOS) ne doit pas être
interprété avec la comparaison simpliste d'un
drap étendu et plat, mais plutôt avec ce même
drap ondulant au vent, ondulations qui, si nous
sommes logiques avec cette image didactique, se
produisent dans une "Quatrième, cinquième,
etc. ..dimension".
L'origine de
telles ondulations est extra cosmologique,
produite par un WAAM (COSMOS) jumeau, mais ceci
est le moins important dans cette explication. Ce
qui est sûr, c'est qu'elles se produisent et
qu'elles facilitent les Voyages Extra
Planétaires, même se cela peut vous paraître
étonnant.
Imaginez deux
tâches d'encre situées sur le drap à 10 cm de
distance: ceci serait la trajectoire que devrait
suivre un astronef, ou la lumière, qui partirait
de la première tâche jusqu'à la seconde.

57-f1
Si maintenant je
plie le drap suivant un axe qui coupe
perpendiculairement le plan médian de la
distance qui sépare les deux tâches, il est
certain qu'en plus de cette distance (celle que
les mathématiciens appellent Géodésique) il en
existera une autre plus courte qui, en sortant de
la surface du drap, traverse l'espace aérien qui
sépare ces deux points.
De plus vous
pouvez observer qu'une telle distance est axiale
par rapport à une distance qui tombe en dehors
de l'Espace Tridimensionnel représenté par le
tissu du drap. L'unique voie pour réussir à
nous situer dans un cadre tridimensionnel de
référence qui ne soit pas celui de la propre
toile du drap qui nous sert d'exemple, sera
d'orienter nos propres corpuscules subatomiques
vers un AXE différent; exprimé en langage
physique de la terre: permuter les particules
subatomiques avec un contrôle homogène et
rigoureux.
Pour des raisons
évidentes, nous ne pouvons vous expliquer aucun
aspect technique de ce procédé, que d'autre
part vous n'êtes pas
loin d'atteindre bien que nous souhaitions
ardemment qu'il soit appliqué beaucoup plus
raisonnablement que l'énergie nucléaire.
POSSIBILITÉS
DU VOYAGE INTERSTELLAIRE, SES CONDITIONS
Dans ces
conditions un voyage interstellaire n'est pas quelque chose que nous
puissions faire à notre guise; il dépend, comme
vous avez pu le comprendre, de ce que nous
appelons les conditions "USAAGIXOO"
isodynamiques de l'espace (exprimés sous une
forme compréhensible pour vous). En un mot les
plis de l'espace permettent le rapprochement de
deux astres de manière telle que le voyage soit
possible.
Mais ces
ondulations ou plis de l'espace sont
"APÉRIODIQUES", ils ne subissent pas
une loi déterminée. On peut les prévoir à
court terme mais avec de grandes marges d'erreur.
Par exemple en ce moment (janvier 1967) nous
savons que l'un de ces intervalles favorables
approche, la marge d'erreur s'étend de décembre
à mars des deux années 1966-67. Les
prédictions et leur technique sont plus
difficiles que ce que peuvent être pour vous
celles du temps météorologique ou bien des
tâches et des tempêtes solaires car de telles
perturbations n'obéissent à aucune loi connue
et malheureusement leur source est le UWAAM (ou
ANTI-COSMOS) et elle ne nous est absolument pas
accessible.
Néanmoins
le voyage fut rapidement possible. Après 193 XII
(Xii est une rotation ou "JOUR" de
UMMO), les conditions furent favorables pour la
première exploration; 24 hommes partirent pour
ce système Planétaire à l'intérieur de deux
OAUOLEEA UEUA OEMM (c'est ainsi que nous nommons
les véhicules de forme lenticulaire qui se
déplacent en dehors de notre atmosphère).
Comme nous
continuerons à vous le relater dans le prochain
rapport, ce voyage fut essentiellement
exploratoire et le premier objectif couvert fut
NEPTUNE, ensuite la planète MARS et enfin la
TERRE mais sans atterrissage.
DÉTAILS DU
PROCHAIN RAPPORT
Les notes que nous
vous enverrons relateront les vicissitudes
encourues par le second groupe qui a atterri
près de la ville de DIGNE (France, le 28 mars
1950), en étant confronté à une civilisation
dont nous ignorions le langage et les techniques
les plus fondamentales, le processus
d'apprentissage, les angoissantes méthodes de
défense improvisées les premiers jours pour ne
pas tomber aux mains des Autorités Françaises,
les motifs qui nous amenèrent à enfreindre vos
lois en recourant au vol pour obtenir du papier
monnaie, (argent qui fut restitué par la
suite), tout cela mérite sans doute d'être dit
pour fonder une première tentative
d'élaboration des premières relations entre les
deux planètes.

Lettre
2
date: 30
janvier 1967
PREMIÈRE
ARRIVÉE
A PROXIMITÉ DE LA TERRE.
Le 7 janvier 1949,
après l'exploration de Neptune et de Mars par
nos frères déplacés dans deux OAUOLEA UEWA
OEMM (Nefs spatiales), celles-ci arrivent à
proximité d'une nouvelle OOYAGAA pourvue d'une
atmosphère beaucoup plus dense que celle
enregistrée sur l'astre antérieur.
La première
exploration fut réalisée en orbite
hélicoïdale sur une trajectoire elliptique dont
le périgée était distant de 337 kilomètres de
la Terre et l'apogée de 398 kilomètres.
EXPLORATION DE
NEPTUNE
Durant
l'exploration de Neptune on avait déjà reçu
une grande gamme d'émissions radioélectriques
de la Terre qui permit à nos frères
d'identifier cette Planète.
La présence de
vie supérieure sur celle-ci était donc
évidente. Aucune autre source d'émission ne fut
identifiée et l'on en déduisit raisonnablement
que le reste des OYAA (astres froids) liés
gravitatoirement au OOYIA appelé par vous SOLEIL,
n'avait pas de formes biologiques intelligentes
ou tout au moins dotées de techniques
développées. Ce dernier raisonnement amena les
explorateurs à se diriger vers une OOYAA qu'ils
codifièrent avec la dénomination ,
c'est-à-dire la planète MARS.
EXPLORATION DE
LA PLANÈTE MARS
Ce premier examen
réalisé à une hauteur de 290 KOAE (2523 kms).
Un KOAE équivaut à 8,7 kilomètres
approximativement, révéla l'absence d'une
atmosphère suffisamment dense pour permettre le
développement extérieur d'êtres
pluricellulaires complexes. Les trous de
multiples impacts de météorites et la structure
cristalline du sol étudiée par nos instruments
de sondage à distance, révélèrent l'absence
d'une vie bactériologiquement active et
productrice de la décomposition du sol, tout au
moins dans les petites zones qui ont été
explorées.
Postérieurement
nous avons découvert sur cette OYAA non
seulement des formes protéiques et aminoacidées
mais aussi des
êtres unicellulaires et pluricellulaires
végétaux simples. Vous ne tarderez pas à les
découvrir.
EXAMEN ET
EXPLORATION DE LA TERRE
Le programme
strict d'examen de cette OYAA habitée commença à être mis
en application.
Avant tout la
rationalisation des mesures pour la fuite en cas
d'attaque nous obligea à maintenir une très
grande vitesse de translation qui
nuisait à la précision des observations. Il
semblait évident que l'OOYAGA (astre du carré)
enregistré par notre "UMMO" était
précisément celui que nous étions en train
d'analyser (je m'explique au pluriel en me
référant à mes frères car MOI j'étais sur
UMMO).
PREMIER
EXAMEN DE L'ÉCORCE TERRESTRE PAR LES UMMITES
Les nuages
cumulus abondants à cette date sur le continent
américain et sud-asiatique, nous empêchèrent
d'observer avec netteté le dense réseau de
communications (identifié par la suite comme
pistes et voies ferrées alors qu'une première
identification erronée avait fait penser à des
canalisation tubulaires). Ceci nous permit
d'évaluer par une première estimation votre
degré de civilisation technique (nous n'avons
plus depuis longtemps de réseaux routiers).
Votre premier
aéronef fut détecté à proximité d'un
archipel qe nous avons par la suite identifié
comme étant les îles Bahamas. L'image fut
agandie dans le laboratoire de bord et ses
caractéristiques morphologiques furent
analysées. Ceci fut le premier élément
indicateur du niveau technologique que nous
pûmes obtenir.
Durant les 86
UIW que dura l'analyse (on put descendre à une
hauteur de 0,62 KOAE (5394 métres) sur une zone
identifiée ensuite comme étant le sud-ouest de
la République Helvétique (Suisse), on capta des
images de centres urbains et industriels ainsi
que des nuds ferroviéres, concentration de
flore, structures flottantes sur l'océan
Atlantique et des fragments de cours d'eau et de
multiples échantillons de gaz atmosphériques à
différents niveau d'altitude.
PREMIÈRES
IMAGES D'UN HUMAIN OBTENUE DANS CETTE EXPLORATION
Nous
conservons encore comme curiosité historique
l'image obtenue de celle de la ville de Montreux
(Suisse) sur laquelle on voyait les premiers
individus humains captés par nos équipements.
Les traits confus n'empêchèrent pas cependant
l'analyse des éléments physiologiques
fondamentaux et la morphologie du vêtement.
A cette
époque il fut impossible d'étendre l'intervalle
d'exploration si vous l'on voulait revenir sur
UMMO avant que les conditions ISODYNAMIQUES de
l'espace ne reviennent à une phase défavorable.
Pas une seule
fois nos UEWA (NEF) ne prirent contact avec
l'écorce terrestre.
ANALYSE
SUR "UMMO" DES DONNÉES RECUEILLIES SUR
TERRE
L'impact que
produisit sur notre société la nouvelle de
l'identification de la civilisation d'OYAAGA
(votre planète) fut véritablement émouvante.
Nos
techniciens se consacrèrent immédiatement à un
examen soigneux des éléments objectifs obtenus
(échantillons d'air, images optiques,
phénomènes captés par voie radioélèctrique)
ainsi que les rapports subjectifs des frères qui
composaient cette première expédition.
ÉTUDE ET
HYPOTHÈSES DE LA STRUCTURE SOCIALE ET DEGRÉ DE
CIVILISATION
Il était
nécessaire de nous forger, avec des
faits abondants mais sans doute insuffisants, une
première image probablement déformée de la
structure sociale et du degré de civilisation.
Cette
conception primitive que nous avions eue alors
est aujourd'hui très éloignée à la vue de
notre perspective actuelle. Mais je désire vous
donner à titre de curiosité l'idée que nous
avions eue à cette époque de ce que pouvait
être la civilisation terrestre. Les erreurs
furent nombreuses mais malgrè cela l'ébauche
réalisée présenta de nombreux points
concordants avec la réalité.
ÉTUDE DES
IMAGES DES HUMAINS ET DE LEURS VÊTEMENTS
En premier
lieu on disposait de trois images correspondant
à des êtres humains. La première et la plus
complète montrait des individus de sexe
different déambulant entre des structures
édifiées. L'analyse soigneuse, même si elle
empêchait de distinguer les traits faciaux,
n'offrait pas de doute d'identification sexuelle
grâce à la localisation des seins féminins sur
quelques silhouttes. Mais il était impossible de
distinguer de petits détails dans l'habillement.
Nous
découvrîmes également que les YIE (femme dans
notre langue) se caractérisaient par une
abondante pilosité crânienne, bien qu'il puisse
s'agir d'une quelconque perruque fibreuse sur la
tête. Malheureusement sur quelques images d'YIE
qui étaient clairement différenciées par le
buste, celles-ci se couvraient les jambes comme
les hommes, ce qui avait introduit une polémique
sur la différenciation des vêtements des deux
sexes. Cette analyse était très importante car
nos frères, sélectionnés pour se déplacer
jusqu'à la Terre, devaient être pourvus d'EEUE
(vêtements) semblables à ceux des Terrestres
pour passer inaperçus.
Malheureusement,
il ne nous fut
pas possible de déteminer ni la composition de
ceux-ci (nous ne sûmes pas s'il s'agissait de
tissus fibreux jusqu'à notre arrivée) ni les
plus essentiels détails de leur confection.
DÉBAT SUR
LA ZONE D'ATTERRISSAGE DE NOS FRÈRES
Un second
point qui fut très débattu fut celui de la zone
la plus apte parmi
celles explorées pour la descente de nos
frères. Il devait s'agir d'une zone dépeuplée,
mais non désertique car sinon tout contact
prudent avec les habitants aurait été
impossible.
Ceci, de
votre point de vue, parait très simple car il
suffisait d'éxaminer les UULAYA (Images
captées) topographiques et ensuite de
sélectionnner un environnement géographique
semi-sauvage. Mais nous ignorions à cette
époque si les hommes de la Terre vivaient dans
des "fourmillières" souterraines.
N'oubliez pas que nous, nous concentrons les
villes et les constructions à l'air libre
uniquement quand il s'agit de ce que vous appelez
installations industrielles. Pendant que le reste
vit dispersé dans les XAAUI (maisons
émergentes) qui peuvent se "replier"
sous terre.
De plus
d'autres planètes habités concentrent les
êtres humains dans de grandes colonies
souterraines. En était-il de même pour cette OYAAGA (
Planète Terre) ?
QUESTIONS
SUR LES CHEMINÉES ET LES CIGARETTES
Les
constructions que nous savons aujourd'hui
correspondre à vos maisons
ont été identifiées au début comme étant des
usines. Mais ce qui nous a le plus intrigué, ce
furent les images obtenues de longs tubes
verticaux situés dans toutes ces constructions,
des tuyères situées dans les véhicules que
purent capter nos caméras, celles-ci expédiant
des vapeurs et aérosols (fumée) de couleur
sombre. Vous ne pouvez imaginer la stupeur que
nous causa quelque chose qui vous est familier;
l'analyse spectrale de tels gaz présentant une
forte dose d'oxyde de carbone, de goudrons et
d'hydrocarbures.
Nous avons
imaginé alors que les organismes physiologiques
des terrestres ne pouvaient pas vivre dans une
atmosphère d'oxygène et d'azote sans les gaz
cités antérieurement et c'est pour cela que
vous les ajoutiez à l'air envirronnant pour le
rendre le plus respirable. Ceci nous avait rempli
d'inquiétude car nous pensions aux conséquences
que pouvait avoir pour nous un tel climat
artificiel.
Une fois
arrivés sur Terre, comme nous vous le
raconterons plus loin, notre hypothèse fut
corroborée en vous voyant avec ces cylindres de
tabac que nous avons interprété au début comme
des générateurs de gaz pour la respiration ; en
nous émerveillant encore plus en observant que
les enfants et d'autres individus ne les
portaient pas.
SÉLECTION
DE LA ZONE DE DESCENTE
Je vous
disais que de fortes discordances avaient
surgi parmi les techniciens au moment de
sélectionner la zone terrestre où devait se
réaliser la descente des expéditionnaires car
nous risquions, en choisissant l'endroit
apparemment le moins peuplé de nous situer
précisémment au sein d'une concentration
souterraine et d'être ainsi détectés et même
détruits par vous.
L'étude
détaillée des images correspondant à divers
aéronefs nous donna un indice de votre niveau
technique. Quelques uns avaient encore une
traction aérodynamique par hélice. Nous avons
examiné soigneusement les soudures réalisées
entre les couches de métal (nous ne savions pas
encore qu'il s'agissait d'un alliage d'aluminium)
et les structures de quelques mécanismes
auxiliaires de ces aéronefs.
DONNÉE
CONFUSE : LA MULTIPLICITÉ DES LANGUES
Il y eu un
élément qui nous fit concevoir une idée totalement
aberrante par rapport au réseau social
terrestre. On avait enregistré plusieurs
centaines d'émissions radioélectriques
provenant de nombreux points de cette planète et
ce, dans une gamme de fréquences très étendue.
Ainsi nous
pûmes constater avec surprise l'énorme
multiplicité linguistique et nos spécialistes
en techniques acoustique, en classant les langues
qui présentaient une homogénéité dans les
phonèmes, en ont quelques fois identifié deux
ou trois comme étant une seule langue.
Notre
attention fut fortement attirée par le fait
qu'une grande partie des émissions, captées par
rapport à des longueurs d'ondes métriques,
présentaient le même type de langage binaire
(impulsions courtes, implusions longues) déjà
capté dans le premier message.
Mais en
essayant de le traduire de la même manière que
le premier nous nous rendîmes compte de notre
erreur. Quel pouvait être le véritable code
utilisé par vous? On arriva à une conclusion:
les habitants des OYAAGA (planète Terre)
utilisaient une multitude de langages locaux et
pour mettre en relation les differentes
communications, vous deviez logiquement utiliser
un langage international unique basé en
sifflements courts et longs dont le code était
encore indéchiffrable pour nous.
Plus tard
nous avons constaté qu'une telle hypothèse
était très simpliste car le code MORSE sert de
véhicule à de nombreuses langues et pour
compliquer encore plus le panorama, nous avions
capté aussi des émissions vidéo de
Télévision. Mais nous ignorions que de telles
fréquences étaient porteuses d'une image. Comme
nous les interprétions acoustiquement et qu'en
plus toutes celles enregistrées provenaient
d'Amérique du nord, nous avons pensé que dans
cette zone on parlait trois langues dont la
dernière (signaux vidéo) n'avait pas la moindre
ressemblance avec les autres.
L'énorme
anarchie linguistique (compliquée davantage par
nos erreurs d'interprétation) ajoutée à
l'immense gamme de différences techniques
observées avec les multiples équipements et
constructions des différentes zones de la
planète, nous remplirent véritablement de
perplexité.
Il était
impossible ainsi d'avoir un panorama cohérent de
ce que pouvait être la Civilisation Terrrestre.
ÉTUDE DE
LA COMPOSITION ATMOSPHÉRIQUE TERRESTRE
Par contre,
la composition atmosphérique obtenue par divers
échantillons en divers points de l'OYÂ et à
diverses altitudes, nous montra que nous pouvions
descendre sans l'aide d'équipements auxiliaires
de respiration.
POINT
CLEF : CONNAÎTRE LA STRUCTURE DES
MOLÉCULES PROTÉINIQUES
Mais il
restait à résoudre la TRÈS IMPORTANTE question
de la structure énantiomorphe des molécules
protéiques. Étaient-elles dextrogires ou
lévogires ?
Si les
molécules biologiques des êtres et aliments
étaient l'inverse des notres, il serait
impossible pour nos organes digestifs de les
assimiler et nous serions condamnés à la faim
si nous n' apportions pas nos propres aliments.
Il fallait donc doter les expéditionnaires
d'autres équipements auxiliaires pour purifier
l'eau au cas où elle aurait des sels toxiques en
suspension, peut-être assimilables par les
habitants d'OYAGAA (TERRE) mais pas par nous.
POLITIQUE
À SUIVRE AVEC LES TERRESTRES
La politique
à suivre avec vous fut soigneusement élaborée.
Défense violente en cas d'attaque Initiation de
contacts officiels si nous étions détectés et
contrôlés pacifiquement. Neutralité absolue et
essai avec toutes les techniques à notre portée
de passer inaperçus. Conduite à tenir dans le
cas où il serait impossible de passer inaperçus
des Terrestres.
On
installerait alors un observatoire souterrain
dans la zone rurale idoine et sous terre on
étudierait les méthodes et les techniques
d'observation les plus accessibles.
Même sur ce
point nous nous sommes trompés comme nous le
verrons plus loin, car nous nous sommes aperçus
avec stupeur qu'il était parfaitement possible
de nous mélanger à vous sans provoquer
d'étonnement.
LANCEMENT
DU PROGRAMME D'EXPÉDITION
Immédiatement,
le programme des préparatifs fut mis en
uvre. les personnes qui composeraient cette
première expédition furent dès le début
soigneusement sélectionnées.
Parmi les six
retenues, il y avait seulement deux YIEE
(femmes). Tous apprirent de longs fragments des
différents langages captés (en ignorant
totalement leur signification) ; simplement pour
familiariser l'EESEE OA (subconscient) avec la
structure phonique des codes d'expression
acoustique terrestre. Ils purent examiner tout le
matériel informatif capté et ils se
familiarisèrent avec les formes végétales
multiples dont les images étaient les plus
nettes de la flore terrestre aperçue. Peu de
choses en vérité pour quelques OEMII qui
allaient être confrontés à un Monde inconnu.
(Dans un
prochain rapport je vous ferai une synthèse
historique de notre second voyage et de la
decente des premiers frères).
Nous savions
que si vous aviez atteint un certain degré de
civilisation, vous détecteriez instantanément
notre présence. Au cas où cette
présomption serait fausse, s'imposerait alors le
critère de ne pas manifester ostensiblement
notre présence.
Si
nous désirons étudier une Civilisation dans
toute sa pureté, notre présence devrait éviter
de provoquer des perturbations sociales, des
dynamismes anormaux dans les moyens techniques de
défense, détection et interception ainsi que de
sérieuses perturbations dans les moyens de
communication relatifs au probable réseau
d'informations. Un réseau social ainsi déformé
ou perturbé par la présence d'êtres étrangers
ne peut être étudié analytiquement dans toute
sa pureté. Vous trouverez une comparaison avec
un spécialiste des bactériologies qui désire
par exemple étudier une nouvelle souche de...
Il
ne devra pas perturber le bouillon de culture
avec de nouveaux germes qui altèreraient le
processus biologique des premiers. S'il le
faisait, devant le champ de son microscope, les
formes élémentaires de conduite de ces
microorganismes seraient anormales.

Lettre
3
UMMOAELEWE
Langue : Espagnol
Date: 12 -2-1967
DESCENTE SUR
OYAAGAA (TERRE) DE NOS FRÈRES.
Les six OEMII (
personnes) qui partirent la première fois pour
cette Planète furent:
OEDEE-95 / fils
de OEDEE-91: "DIRECTEUR DES
EXPÉDITIONNAIRES"
Spécialiste de BAAYIODUII (BIOLOGIE), il était
âgé de 31 ans terrestres. Directeur des
expéditionnaires. Actuellement il occupe la
fonction de OGIIA (CHEF) de coordination des
frères d'UMMO déplacés ici.
UURIO-79 / fils
de IYIA-5 : " EXPERT EN PSYCHOBIOLOGIE
HUMAINE"
Expert en BIIEUIGUU (Psychobiologie humaine),
âgé alors de 18 ans terrestres. (Le seul de
cette première expédition qui est encore sur
cette planète). (NdR :en 1967))
INNOO-33 /fille
de INNOO-29. : "EXPERTE EN PHYSIQUE DE
LA STRUCTURE DE LA MATIÈRE"
Experte en OOLGAA GOO (physique de la structure
de la matière), âgée alors de 18 ans
terrestres.
ODDIOA-I /
fille de ISAAO- I32: "EXPERT EN
COMMUNICATION"
Spécialisée en AYUU WADDOSOOIA (communications)
âgée de 78 ans terrestres.
ADAA-66 / fils
de ADAA-65: "EXPERT EN SOCIOLOGIE"
Technicien en AYUYISAA (sociologie), âgé de 22
ans. Le seul de nos frères qui est décédé sur
Terre,
Il est mort le 6 novembre 1957 en Yougoslavie,
victime d'un accident. (On ne put récupérer son
corps).
UORII-19 /
fille de OBAA-7, : "EXPERTE
EN PATHOLOGIE DU SYSTÈME DIGESTIF"
experte en pathologie du système digestif ,
agée de 32 ans.
DONNÉES
SUR LE DÉPART DES EXPÉDITIONNAIRES D'UMMO
Je me
souviens encore des images du départ que j'ai
moi-même vu
sur l'écran hémisphérique de mon UULODASAA BII
(salle semi-sphérique qui, dans nos SAABI ou
maisons, nous sert pour contempler des images à
distance). Il ne serait pas très exact de le
comparer aux équipements de Télévision
Terrestre.
Trois OAUOOELEA
UEUA OEMM (Nefs de forme lenticulaire pour les
voyages Galactiques) partirent de notre UMMO avec
comme destination l'OYAGAA (Planète Terre).
En ce qui concerne
le moment le plus favorable pour le départ, là
aussi nous n'eûmes pas beaucoup de chance. On
prévoyait la possibilité que quelques XEE
(années d'UMMO) plus tard, les conditions
ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE seraient
exceptionnellement favorables (en 1952 nous
aurions pu arriver sur Terre en réalisant le
voyage en moins de 30 000 UIW (NdR: 64 jours),
grâce à la distance incroyablement courte qui
se produisit à cette époque là). Mais la
probabilité que de telles conditions
se produisent fut évaluée avec un niveau
suffisamment bas pour que les décisions de
départ soit prise à l'avance.
LETTRE DE
PRÉSENTATION DES EXPÉDITIONNAIRES D'UMMO
Les
expéditionnaires portaient un message avec des
instructions complexes qui pouvaient permettre
une transcription relativement rapide en langues
terrestres,
dirigée par le CONSEIL GÉNÉRAL D'UMMO au
CONSEIL ou CHEF des habitants de cette Planète,
pour le cas où les terrestres intercepteraient
nos frères.
Cette lettre,
imprimée sur une lame de GUU (alliage de fer,
carbone et hormovanadium) avait une série
d'images idéographiques, représentant des
attitudes et des gestes humains, combinés avec
des figures géométriques et des chiffres en
système binaire.
L'interprétation
de son contenu par les experts en philologie et
sémantique terrestre n'aurait pas été
difficile en permettant ainsi la probable
première communication de nos expéditionnaires
avec ce que nous supposions être le GOUVERNEMENT
GÉNÉRAL DE OYAAGAA (Planète Terre).
L'équipement qui
devait être transporté par le groupe
expéditionnaire était complexe mais réduit au
niveau du volume et de la masse.
LE
BAAYIODIXAA UUDI, FACTEURS CONDITIONNANT
L'ÉQUILIBRE BIOLOGIQUE
Nous ne
connaissons pas la valeur du coefficient
BAAYIODIXAA UUDIII (intraduisible)
Lla science
biologique terrestre n'a pas encore développé
ce concept si important.
Il s'agit d'une
formule qui exprime les conditions d'équilibre
biologique qui se mesurent dans un milieu donné.
Chaque OOYAA (Planète) possède des conditions
particulières qui permettront ou non l'existence
d'un cycle biologique du carbone dans sa
troposphère.
Le développement
biogénétique de la morphologie des animaux et
végétaux sera fonction d'une série de
constantes physiques.
Ce développement
biogénétique n'est pas une conséquence du
simple "HASARD", même si celui-ci
intervient à un degré non négligeable aux
niveaux sousatomiques dans le développement des
gènes. Ce qui fait que la forme et la structure
physiologique des espèces varieront
considérablement d'une planète à l'autre, et
ce d'autant plus si la constitution cellulaire de
l'être vivant est simple.
Ainsi, non
seulement les espèces de virus filtrables d'UMMO
sont totalement différentes de celles de la
Terre, mais même au niveau des animaux
pluricellulaires complexes, il est presque
impossible de trouver de
grandes analogies avec les espèces connues
terrestres.
PARAMÈTRES
QUI CONSTITUENT LE BAAYIOOIXAA UUDII:
La formule
qu'exprime le "BAAYIOOIXAA UUDII" est
une fonction complexe dans laquelle sont intégrés
une multitude de paramètres comme:
Accélération de
la Gravité, ozonisation de l'atmosphère,
Intensité de radiation Gamma, Pression et
composition atmosphérique, Spectre et radiation
solaire, Cycle gravitationnel d'éventuels
satellites et des planètes voisines, Gradients
électrostatique atmosphérique, Courants
électriques telluriques, etc, etc...
qui, avec la
composition (en pourcentage) des éléments
chimiques de l'écorce de la Planète, permet de
prévoir qu'elle sera l'orientation évolutive
des être vivants indépendamment d'autres
facteurs qui peuvent l'altérer comme par exemple
des radiations qui provoquent des mutations et
auto-sélections par l'influence imprévisible du
milieu.)
Cette formule ou
coefficient est
d'une importance transcendantale quand il s'agit
d'analyser la possibilité d'un voyage
interplanétaire. Mais malheureusement, il n'est
pas facile de connaître sa valeur exacte sans
une étude laborieuse "in situ".
Sans elle,
les explorateurs risquent de s'introduirent dans
un milieu biologique adverse dans lequel ils
peuvent être victimes non seulement de maladies
infectieuses et contre de tels germes l'organisme
- déjà adapté à un autre environnement - n'a
pas les plus élémentaires défenses, et, s'il
n'y a pas les moyens prophylactiques convenables,
l'OEMII peut périr irrémédiablement à partir
du moment où la carence de l'équipement
protecteur de l'épiderme et organes externes
expose ceux-ci à l'influence du nouveau milieu.
ÉQUIPEMENTS
PROTECTEURS DES EXPÉDITIONNAIRES.
Ces
équipements protecteurs sont différents des scaphandres
spatiaux que vous utilisez pour l'exploration
extérieure et sous-marines.
L'individu est
doté d'un NOUVEL ÉPIDERME PLASTIQUE qui permet
la transpiration en empêchant en même temps
l'infiltration à travers ses pores d'agents
chimiques et biologiques.
Mécanisme
OPÉRATOIRE: Au préalable on dispose, près des
orifices naturels, une série de dispositifs avec
des fonctions adaptées aux nécessités de
chaque organe. Ainsi: des capsules placées dans
les fosses nasales fabriquent de l'oxygène et de
l'azote à partir de la transmutation du carbone
pur. De plus: l'Anhydride carbonique est capté
par le même dispositif décomposé en éléments
basiques: carbone et oxygène sont transmutés
(vous dites transmutés, terme qui nous parait
incorrect) le premier avec une libération
d'énergie qui est utilisée pour le
réchauffement de l'épiderme. C'est
l'EEWEEGOO.
ÉQUIPEMENTS
DES YEUX ET DE LA BOUCHE:
Les yeux et
la bouche sont convenablement protégés. Ainsi
les premiers sont équipés avec un système
optique composé par des lentilles de gaz qui,
contrôlées par un ordinateur, permettent
l'adéquation de la vision, aussi bien dans un
milieu atmosphérique que dans le vide des
espaces sidéraux.
ALIMENTATION: Un
double tube qui conduit à un équipement situé
dans la région lombaire et se termine par un
dispositif assujetti à la lèvre inférieure. Le
tube est doté, à l'intérieur, de cils
mécaniques qui poussent lentement en son sein
des capsules qui contiennent divers aliments
concentrés. Ces capsules, de section elliptique,
sont protégées par une très mince pellicule
gélatineuse très soluble dans la salive.
MÉCANISME
D'ACTIVATION: Un signal transmis d'une manière
codée par la paupière (en ouvrant et en fermant
celle-ci un nombre-séquence de fois) pousse
différentes capsules jusqu'à la bouche pour
l'alimentation du frère explorateur.
L'autre conduit
transporte un sérum nutritif avec différentes
concentrations régulées.
APPORT D'EAU:
L'eau nécessaire est obtenue en grande partie
par la propre urine de l'individu (après un
processus d'élimination de sels, purification
intégrale et durcissement de l'eau chimiquement
pure par des carbonates.)
ÉQUIPEMENT DES
OREILLES
Les oreilles sont
pourvues de sondes transducteurs acoustiques
excités par un UAXOOAADO (émetteur récepteur
par ondes gravitationnelles) qui sert pour
transmettre de courts messages parmi les membres
du groupe.
Les messages ou
conversations d'une certaine durée se réalisent
presque toujours par voie télépathique.
ÉQUIPEMENT
POUR LA DÉFÉCATION:
Une sonde qui est
introduite dans le rectum, au travers de l'anus,
recueille les matières fécales préalablement
traitées par un courant turbulent d'eau à 38°
terrestres avec une succion provoquée par un
dispositif fixé sur les fesses. Là elles sont
décomposées en éléments chimiques de base.
Une partie de ceux-ci est gazifiée et
transmutée en oxygène et hydrogène qui
serviront pour obtenir synthétiquement de l'eau,
liquide qui compensera le cycle urine-eau par
ingestion dans ces pertes de transpiration. Le
reste de ces éléments est transmuté en iode
qui sera expulsé à l'extérieur sous forme
gazeuse.
PROCÉDURE DE
DOTATION D'UN NOUVEL ÉPIDERME
Une fois tous ces
dispositifs placés (tous de petits volumes) sur
son épiderme, l'individu nu est pulvérisé avec
des aérosols protecteurs différents. Tous
forment une fine pellicule élastique qui
constitue un véritable épiderme protecteur. Le
sujet jouit ainsi d'une liberté de mouvement et
peut s'habiller avec des vêtements spéciaux et
se mouvoir librement au sein d'une atmosphère
adverse au point de vue biologique.
Ce nouvel
épiderme (cette nouvelle peau), ne protège pas
des effets expansifs de la pression sanguine s'il
se trouve par exemple à la surface d'un
astéroïde pratiquement dépourvu d'atmosphère.
ÉQUIPEMENT
POUR EXPLORATION SANS PRESSION
ATMOSPHÉRIQUE .
Dans ces cas,
l'explorateur n'utilise aucun scaphandre spécial
supplémentaire. La couche la plus superficielle
est recouverte maintenant par une nouvelle couche
élastique métallisée qui, observé avec un
dispositif optique de fort agrandissement,
présente une structure réticulaire (une
authentique maille); les mouvements corporels
sont maintenant plus lents à cause de la plus
grande rigidité du système mais il n'empêche
pas lea mobilité générale de l'OEMII.
ÉQUIPEMENT
COMPLÉMENTAIRE REQUIS POUR TOUTE EXPLORATION.
En plus de ses
équipements individuels, les expéditionnaires
sont équipés de dispositifs pour la conversion
de l'azote, du carbone, de l'oxygène, de
l'hydrogène, de l'eau en hydrates de carbone et
autres composants basiques pour l'alimentation
d'urgence, à utiliser sur OYAAGAA au cas où les
molécules protéiques, aminoacides et esters des
aliments terrestres soient inverses de ceux
d'UMMO (vous savez tous que chaque molécule
organique asymétrique peut adopter deux formes
dans l'espace: dextrogyre ou bien lévogyre).
Il fallait aussi
des appareils pour la purification de l'eau et sa
synthèse, équipements de sondes, de
photographie (nous utilisons d'autres systèmes
de fixation des images, donc dans ce cas le mot
photographie est incorrect),
Des équipements
XOOIMAA UYII ( sonde géologique),
Des éaquipements
UULUEWAA: dispositif qui permet de capter des
sons et prendre des images ou bien de contrôler
à distance les différents facteurs physiques du
milieu.
Aainsi que les
dispositifs de défense dont nous ne pouvons vous
révéler la nature pour des raisons évidentes.
La dotation était
complétée par des détecteurs spéciaux pour la
mesure des grandeurs physiques, enregistrement de
fonctions géologiques et atmosphériques,
équipements de télémétrie, analyse
moléculaire et spectrale.
ÉTUDE DE LA
STRATÉGIE À SUIVRE.
Comme nous vous le
disions dans un rapport précédent, on étudia
à fond la stratégie à suivre face aux
habitants d'OYAAGAA (Planète Terre)
Nous ignorions les
moyens de détection ou contrôle à distance que
vous possédiez. Ainsi par exemple pendant notre
voyage d'étude que nous vous avons déjà
relaté, on a enregistré des émissions d'ondes
en 1347 mégacycles et en 2402 mégacycles (que
vous appelez ondes décimétriques) et nous
ignorions que de telles bandes étaient
assignées aux services de radiolocalisation
(radars terrestres) et de toute manière nous
avions assigné une valeur probabiliste à une
telle possibilité. Si malgré tout nos frères
n'étaient pas détectés, ils avaient ordre de
monter un observatoire souterrain doté
d'installations d'urgence pour l'obtention
synthétique de l'eau et des dépôts d'aliments
basiques laissés par nos UEWA (Nefs).
De même des
installations pour l'obtention synthétique
(d'urgence) d'hydrates de carbone et lipides
(graisses comestibles) à partir de la
transmutation du silicium et aluminium (nous
connaissions l'existence des argiles sur la
surface terrestre) apporteraient une solution,
en dernier recours, au problème de
l'alimentation au cas où se prolongerait d'une
manière angoissante l'existence forcée si nos
OAWOLEA UAWA (vaisseaux) tardaient à
venir.
A partir de
l'observatoire, on commencerait tout un cycle
d'études des caractéristiques géologiques,
atmosphériques et biogénétiques de cette
planète.
Il
était donc impossible de prévoir le tour que
prendrait la situation et jusqu'à quel point
serait possible l'observation de la structure
psychologique du Réseau Social Terrestre.
Les décisions par
rapport à la forme d'action pour étudier les
hommes de la Terre devraient être adoptées par
les expéditionnaires une fois sur la planète
inconnue.
NORMES QUI
RÉGISSENT LE CORPS EXPÉDITIONNAIRE D'OUMO
Tous nos vaillants
expéditionnaires avaient de la famille sur
UMMO:
OOEOEE-95: 4
enfants. UURIO-79 et ADAA-66: 2 enfants, les autres
un enfant chacun. Tous savaient ce à quoi ils
s'exposaient; nous connaissions des précédents
malheureux où la mort de nos frères fut la
conséquence de notre esprit scientifique.
Nous maintenons
sur UMMO une mentalité grégaire si développé
qu'il n'y avait pratiquement pas de problèmes
graves de discipline dans notre réseau social.
L'OEMII (homme)
peut se sentir humilié quand il doit obéir à
un supérieur beaucoup plus jeune que lui ou de
sexe opposé, mais il se soumet de bonne grâce,
tout en conservant le droit de pouvoir être en
désaccord idéologiquement avec son supérieur
et le lui exposer chaque fois que son point de
vue est argumenté.
L'OEMII de UMMO
est aussi beaucoup plus libre que l'homme
terrestre dans les relations hiérarchiques,
Mais les
conditions exceptionnelles exigées dans une
expédition interplanétaire demandent un
renforcement des critères disciplinaires au
niveau des relations entre les membres du groupe
expéditionnaire.
Ceux-ci
choisissent librement (une fois sélectionnés en
fonction de leurs aptitudes psychosomatiques
spéciales) leur conformité avec les sévères
normes du groupe. Aucune forme de serment n'est
nécessaire, aucune expression solennelle
d'obéissance comme certains ordres religieux de
la Terre.
A partir du moment
où nous acceptons de nous intégrer au petit
groupe de voyageurs, nous savons clairement que
notre volonté doit être absolument annulée par
celle de notre supérieur, qu'il soit homme ou
femme. Nos corps sont entièrement à sa
disposition.
Vous comprendrez
que nous allons être immergés dans un monde
étranger et peut être même adverse, où
l'indiscipline d'un membre peut gravement se
répercuter sur les frères expéditionnaires et
sur les intérêts scientifiques de l'UMMOAELEWE
et sur notre Réseau Social d'Ummo.
La punition minime
d'une transgression peut constituer à nous
présenter devant notre supérieur en subissant
l'humiliation (très importante pour notre
psychologie) d'être totalement dénudé devant
lui. Les punition physiques proscrites depuis
très longtemps sur UMMO peuvent être
appliquées avec une rigueur extrême comme la
perte de la Vie.
Mais
ces dernières
sanctions n'ont pas été nécessaires depuis
notre premier voyage sur Terre.
PRÉCISION
DE L'HORAIRE DE "L'OAWOOLEAIDAA"
A 4 heures 16
minutes 42 secondes TMG (heure terrestre de
GREENWICH), on effectua l'OAWOOLEAIDAA (ce mot est intraduisible en
langage terrestre);
On appelle ainsi
l'instant critique pendant lequel le vaisseau
interplanétaire UEWAOEMM avec ses pilotes subit
une inversion axiale de ses particules
sousatomiques ce qui suppose la substitution d'un
système référentiel à trois dimensions par un
autre.
Ce changement de
dimensions nous est nécessaire pour réaliser un
voyage en utilisant la distance réelle la plus
courte, différente évidemment de celle que
parcourt la lumière dans l'autre système
référentiel de l'espace tridimensionnel dans
lequel nous vivons normalement.
PERCEPTION
VISUELLE DE L'OAWOOLEAIDAA
L'OAWOOLEAIDAA,
vue par un observateur qui se trouve sur TERRE,
présente des particularités très singulières.
Par exemple,
l'UEWAA (Nef) apparaît soudainement comme surgie
du néant ou disparaît automatiquement quand le
processus est inverse.
En réalité la
disparition est apparente car le vaisseau
continue à exister au sein d'un autre
système à trois dimensions.
Néanmoins un
autre vaisseau qui désirerait le poursuivre à
l'intérieur du même cadre tridimensionnel non
seulement il ne pourrait pas le voir, mais il ne
pourrait plus établir de contact avec lui (tant
contact mécanique que radioélectrique ou
gravitationnel).
La vive couleur au
ton orangé que diffusent nos UEWA est due à une
incandescence particulière provoquée
artificiellement pour les décontaminer de tous
type de germes vivants qui pourraient adhérer à
sa surface. Sans adopter cette précaution, ces
germes seraient aussi inversés
tridimensionnellement et portés sur notre
planète avec les conséquences imprévisibles
d'ordre biologique faciles à deviner.
Il y a une autre
caractéristique facilement observable: le très
fort champ magnétique qui apparaît autour de
l'axe de symétrie de nos vaisseaux, (et peut
être aussi dans d'autres vaisseaux spatiaux
appartenant à d'autres êtres extraterrestres).
Ce champ
magnétique qui atteint de nombreux milliers de
WEBBER / m2, n'est pas comme on
pourrait l'imaginer, un indice sur le fait que
notre système de propulsion soit
magnétodynamique.
Cette forte
induction magnétique n'est que l'inversion
axiale, d' un angle de 90°, de l'intensité du
champ électrostatique produite par un puissant
générateur dont la fonction consiste à
inverser les particules sousatomiques du vaisseau
et de ses passagers.
SCHÉMA
D'IDENTITÉ DES CHAMPS ÉNERGÉTIQUES
Souvenez-vous que
les vecteurs représentatifs des champs
gravitationnels, électrostatiques et
magnétiques forment un trièdre au sein de
l'espace pluridimensionnel. Les trois champs sont
en réalité IDENTIQUES;
C'est notre
perception physiologique illusoire, qui leur
attribue une nature différente selon leur
orientation.

57-f2
A l'heure citée,
trois de nos OAWOOLEA UEWA OEMM (vaisceaux
spaciaux) "apparurent subitement" en un
point situé à la hauteur de 7336 métres
au-dessus d'un endroit situé à quelques 13 km
de la ville française de DIGNE et à 8 km de la
localité de "LA JAVIE" (Département
des Basses Alpes), non loin de la frontière de
la République Cantonale et Fédérative SUISSE.
DATE ET HEURE
DE LA DESCENTE SUR LA PLANÈTE TERRE
C'était le 28
mars 1950. Les trois nefs descendirent rapidement
touchant terre à 4 heures 17 minutes 3 secondes
TMG.
Les pieds
extensibles des vaisseaux s'enfoncèrent à peine
dans le terrain rocailleux d'un contrefort alpin,
non loin de celui que nous avons identifié par
la suite comme Pic du CHEVAL BLANC haut de
2322,95 m au dessus du niveau moyen de la mer et
non loin du petit cours fluvial de " LA
BLEONE".
Durant quelques 20
UIW (60 mn), personne ne sortit de nos
vaisseaux, en attendant une attaque possible; Nos
équipements sondèrent dans un rayon de 800
mètres l'émission possible de radiations
infrarouges provenant d'être humains. Une grande
nébulosité empêchait à ces heures de la nuit
la vision directe des alentours.. Les images
obtenues avec la gamme d'ondes de 740
millimicrons permirent néanmoins de visualiser
les alentours.
Des plantes d'une
morphologie étrange croissaient dans les
environs. La morphologie érodée du terrain
permettait de reconnaître quelques accidents
accusés comme le lit de la rivière citée
(BLÉONE). Jusqu'au matin suivant l'on ne parvint
pas à identifier la nature d'un groupe de
lumières blafardes qui apparaissaient en trois
points définis dans le lointain.
PREMIÈRE
SORTIE DE QUATRE FRÈRES
Rassurés parce
n'apparaissait aucune trace détestable d'êtres
humains dans les environs, quatre de nos frères
non expéditionnaires descendirent, parmi les
trente six qui composaient la dotation totale des
trois nefs. Ils étaient munis d'équipements
protecteurs et de dispositifs de défense. L'une
des UEWA se maintenait suspendue à 30
centimètres du sol pour couvrir leur retraite en
cas d'attaque.
Par couples, ils
se consacrèrent pendant 10 UIW (30 mn) à
l'exploration des environs, sondant
continuellement le sol pour détecter
d'éventuels bruits souterrains provenant
d'installations humaines dans le sous-sol. De
telles précautions peuvent vous paraître
ingénues, mais pour nous, à cette époque là,
l'hypothèse de l'habitat souterrain des êtres
humains n'était pas encore écartée, loin de
là.
Néanmoins
l'endroit paraissait désertique. Furent
recueillis du sol quelques insectes et arrachées
quelques espèces végétales identifiées
ensuite selon la classification botanique de la
Terre comme:"Valériana celta" et
"Erica Carnéa".Celles-ci furent
emmenées dans le Vaisseau où tous purent les
examiner avec une curiosité réjouie. Comme il
fallait s'y attendre, la morphologie de ces
petits animaux et plantes différait des espèces
connues sur UMMO.
IDENTIFICATION
D'ÉCHANTILLONS DU SOL ET CONSTRUCTION DE LA
GALERIE
Peu après
sortaient les six expéditionnaires accompagnés
de 20 membres de l'équipage. Il était
nécessaire de commencer les travaux d'une
construction souterraine d'urgence.
On réalisa une
évaluation expérimentale des caractéristiques
du sol. Ce qui nous frappa le plus ce fut
l'absence de Titane dans la composition chimique
des roches de la terre.
Sur notre sol
d'UMMO, cet élément chimique est aussi
fréquent que l'aluminium dans les argiles
terrestres. Furent aussi détectés de nombreux
phénocristaux inclus dans des roches
porfidiques. La désagrégation des roches
ignées était de plus évidente en constatant la
composition dosimétrique de sable et argile. Les
carbonates et les silicates abondants permirent
d'élaborer une hypothèse de l'évolution
géologique de ces terrains.
Il était
nécessaire de réaliser la perforation en
fondant à grande température des grés et des
calcaires. La haute composition siliceuse du sol
provoqua au début un sérieux problème qui fut
rapidement résolu. Les matériaux ainsi fondus
furent transmutés en un isotope d'azote. De
cette façon, à l'extérieur n'apparaissaient
pas des tas de terre qui auraient révélé notre
présence à d'éventuels observateurs humains
terrestres.
L'on travailla
toute la nuit jusqu'à 7 heures. Peu avant l'aube
nos EUWA se déplacèrent dans un petit bois
d'étranges arbres à feuilles filamenteuses
identifiés ensuite sous le nom terrestre de
"Pinus Montana".
La galerie ouverte
dans le sous-sol d'une longueur de 4 mètres et
d'une profondeur de 8 mètres fut étayée avec
des IGAAYUU (sortes de cintres extensibles
modulaires d'un alliage de Magnésium très
léger).
Elle se maintenait
à une température très élevée (quelques 500
degrés) bien que la fusion au moyen d'un
processus énergétique nucléaire des produits
ou des composés du sous-sol s'accompagne ensuite
d'un refroidissement très rapide. De plus il
était nécessaire de résoudre le problème de
la condensation de vapeur d'eau sous forme de
petits nuages qui en émergeant de la galerie en
une haute colonne pouvaient révéler notre
présence. Il fut nécessaire d'obturer la bouche
du tunnel ou galerie avec une plaque de plastique
et de recueillir aussi par aspiration les fumées
produites à partir de la combustion des
substances organiques du sol.
AVANT LE
PREMIER JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE "29 MARS
1950".
Le nouveau jour
réserva aux expéditionnaires un beau et nouveau
spectacle. Pour la première fois ils se
trouvaient face à un nouveau monde, une
structure géologique nouvelle.
Le ciel était
plus indigo que sur UMMO. De nombreux
strato-cumulus couvraient ce jour là le ciel de
la région. Bientôt furent remarquées deux
structures artificielles (habitations humbles)
situées à 1,3 km et 1,9 km respectivement.
L'origine des
lumières aperçues le matin fut rapidement
éclaircie. Elles correspondaient aux petites
localités de DIGNE et LA JAVIE.
La forme
anarchique des étranges constructions attira
notre attention. Dans DIGNE apparaissait
dominante, une étrange tour que nous sûmes
bientôt correspondre à une ancienne cathédrale
catholique de style Roman du XIII siècle.
Les instruments
optiques de fort grossissement révélèrent les
images des premiers êtres terrestres. L'on ne
notait aucune activité exceptionnelle ou de la
nervosité parmi ces personnes sûrement
ignorantes de la présence de nos frères dans
leur voisinage.
On trouva, à 200
mètres, d'étranges piliers prismatiques avec
d'autres matériaux. Tout était en ruines. On se
trouvait devant la première uvre
enregistrée et provenant d'êtres humains
terrestres. Plus tard nous avons su qu'il
s'agissait d'un ancien petit hangar pour le
stockage d'aliments, mais la découverte remplit
nos frères d'émotion.
On prit des
échantillons des piliers et on radiographia
l'intérieur.
L'analyse montra
la présence d'une substance agglutinante de
mélange complexe dans laquelle intervenait du
sulfate calcaire, des alumines et des petites
quantités d'oxydes minéraux (plus tard nous
avons su qu'il s'agissait d'un ciment
sur-sulfaté) et de fragments de roche et sable
en proportion et dosage presque constant (plus
tard nous avons su qu'il s'agissait d'agrégats
pour le béton).
L'analyse interne de ces colonnes présentait des
baguettes de composition ferrique évidente.
SEGUIRA EL
INFORME [(Le document continuera) - écrit à
la main en espagnol, en "graphisme
Ummite" (NDT)].

Il s'agit
peut être à partir d'ici de la 4° lettre, sans
en-tête sur les documents espagnols.
CORRECTIONS
DE PETITES ERREURS DANS LES TRANSCRIPTIONS
Dans
les rapports précédents nous vous avons fait un résumé
historique de notre arrivée aux environs de
DIGNE (FRANCE), département des Basses Alpes.
Trois de nos "OAWOOLEA OEMM" (vaisseau
de structure lenticulaire) descendirent en un
point situé à un niveau de 7,3379 k près de la
ville française déjà citée.
L'instant de notre
OAWOOLEAIDAA (nous appelons ainsi le processus
physique d'inversion des corpuscules subatomiques
qui permettent l'orientation de tels vaisseaux à
travers un autre axe dans les voyages spatiaux) a
été enregistré par nous dans la version
horaire de la planète Terre comme 4 heures, 16
minutes TMG, (avec une marge d'erreur de plus ou
moins 6 secondes), en date du 28 mars 1950.
ATTENTION: le 8
novembre 1965 nous avons remis, par
l'intermédiaire de l'un de nos frères UDIIE-36,
fils de UDIEE-34 alors aux États- Unis, un petit
rapport très résumé sur notre arrivée sur
Terre au médecin terrestre Dr Peter Welter
Notre frère dicta
comme heure d'arrivée 4 heures, 23 minutes (sans
spécifier de marge d'erreur).
Une enquête plus
soigneuse au niveau de la conversion de nos
éléments dimensionnels de temps, en les
comparant avec le registre de signaux
radioélectriques émis à ces moments-là par
des centres émetteurs de la République
Française et la République Helvétique et
captés par nos équipements, ont permis de
rectifier la première appréciation horaire
faite en vérifiant les courbes barométriques et
thermiques d'un observatoire météorologique
français avec nos propres éléments sur
l'atmosphère terrestre à notre arrivée.
Six de nos frères
(quatre GEE et deux YIEE) descendirent ce matin
là (voir le rapport que nous vous avons remis).
Nous vous disions que la première opération
réalisée fut de creuser une galerie pour mettre
les équipements des expéditionnaires et qui
puisse en même temps servir d'abri préservé
face à une hypothétique attaque des terrestres.
DÉTAILS SUR LA
GALERIE CREUSÉE
On entreposa dans
cette galerie des aliments synthétisés qui
auraient permis à nos frères de survivre durant
240 XII (un XII équivaut à une rotation de
notre planète, quelques 30,9 heures).
Le 29 mars 1950, ils terminèrent les travaux
d'adaptation de la Galerie souterraine. Il fut
nécessaire d'accélérer la réfrigération de
ses parois pour permettre le stockage du
matériel.
Les ingénieurs
terrestres peuvent être surpris par ce fait en
rapport avec la réfrigération. C'est parce que
nos méthodes d'excavation sont différentes de
celles des terrestres. Nous utilisons la fusion
à très haute température des roches, sables et
limons du terrain, en contrôlant l'expansion des
gaz qui sont immédiatement transmutés en azote
et oxygène. En plus d'obtenir une plus
grande rapidité, nous évitons ainsi de
multiples effets secondaires comme les expansions
qui ont lieu au moment de la transformation de
l'anhydride en gypse par contact avec l'eau
Bien entendu on
réalise à l'avance une étude géologique du
terrain. Non pas par des méthodes
sismographiques ou de sonde électrique mais par
l'analyse avec un procédé stéréographique
semblable aux rayons X terrestres; On obtient
ainsi une image qui révèle non seulement la
composition des différentes strates mais aussi
la position des vides situés à une grande
profondeur.
Les systèmes de
coffrage gardent une certaine ressemblance avec
les terrestres. Sur UMMO on construit par exemple
les modules de coffrage "in situ". La
silice et le titane des roches une fois fondus
sont transmutés en magnésium et aluminium avec
lesquels on construit les IGAYUU (arcs
métalliques semblables aux cintres terrestres).
Nous disions qu'il
fut nécessaire d'accélérer les travaux à
cause de l'inquiétude qui pesait sur les
expéditionnaires. En premier lieu on ignorait si
les conditions ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE allaient
varier dans les IUW suivantes (IUW = unité de
temps de UMMO) en empêchant le retour dans des
conditions de temps acceptables, du reste de
l'équipage.
En second lieu, la
nuit antérieure les UEWA OEMM (ASTRONEFS)
avaient été transportés vers un bosquet de
pins voisins, mais malgré cela on craignait la
possibilité qu'ils puissent être vus par des
habitants terrestres.
ADIEUX DES
EXPLORATEURS ET TRIBULATIONS
Il était donc pas
prudent de les laisser stationner là et le 29
mars à 2 heures du matin (heure française) les
explorateurs et les membres de l'équipage
célébrèrent un émouvant départ. (NdR: Il
peut s'agir aussi de "11 heures du
matin"). Nous avons des images de ce
départ; Les mains de chacun sur la poitrine de
son frère comme c'est notre coutume,
indiquèrent le moment du départ. PERSONNE NE
PRONONCA UNE PAROLE. LES YEUX DISAIENT TOUT.
Trente membres
d'équipage montèrent dans les vaisseaux.
Rapidement ceux-ci commencèrent le processus de
l'AIAIEDUNNII (les zones superficielles
extérieures élèvent leur température jusqu'à
l'incandescence) de cette manière les germes
vivants sont détruits pour obtenir une
stérilisation parfaite; cette mesure est
nécessaire car aussi bien les micro-organismes
que les virus peuvent être inversés dans leurs
dimensions et réaliser le voyage spatial,
arrivant jusqu'à notre planète.
Les trois UEWA
s'élevèrent à une hauteur de six kilomètres.
Les explorateurs contemplèrent leur disparition
apparente quand se produisit à cette altitude la
seconde OAWOOLEAIDAA pour le retour.
29 MARS 1950.
PREMIÈRE EXPLORATION
Ce même jour deux
de nos frères reçurent l'ordre de réaliser une
première exploration à une certaine distance de
la galerie pendant que les autres poursuivaient
les travaux dans celle-ci.
L'entrée de la
galerie se trouve sur l'un des contreforts
montagneux de la région, pas très loin du pic
du "Cheval Blanc". De là-bas l'on
domine toute la vallée dans laquelle coule la
rivière Bléone. Avec un bon instrument optique
on voit parfaitement les édifices de DIGNE, sa
vieille cathédrale et même fragmentairement
l'on peut observer le Bès et quelques tronçons
du chemin de fer. On peut également observer
parfaitement le hameau de La JAVIE et quelques
constructions humbles des environs. Comme
information intéressante nous vous dirons que
l'historique galerie existe encore, renfermant à
l'intérieur une partie de l'équipement
scientifique d'origine qu'emmenèrent nos
frères.
Son accès est
parfaitement camouflé. Le jour, peut-être pas
très lointain, où nous NOUS PRÉSENTERONS
OFFICIELLEMENT aux Organes gouvernementaux de
cette planète nous ferons la dotation de ses
installations au gouvernement français, comme
remerciement symbolique de notre civilisation à
celle des Terriens.
La première
exploration de nos deux frères, effectuée dans
la soirée du 29 mars donna un résultat imprévu
pour nous. Pour vous l'incident peut vous
paraître vulgaire et de ce fait vous jugerez
notre pondération ingénue et même comique,
mais le résultat impressionna fortement nos
frères.
Pour mieux nous
faire comprendre, il est nécessaire que vous
vous placiez dans le cadre mental d'un OEMII
(hommes) qui venaient juste d'arriver sur une
planète inconnue dont ils ne connaissaient, au
niveau des moyens d'expression, que quelques sons
modulés enregistrés par nos équipes de
détection radioélectrique et dont le jargon
inintelligible n'offrait pas encore des bases
sérieuses d'étude.
Vers les six
heures de l'après midi de cette date, ADAA-66,
fils de ADAA-65, maraudant dans les environs en
compagnie d'un autre frère et pendant qu'ils
arrachaient par-ci par-là des petites branches
et des feuilles pour les analyser ensuite, dans
les arbustes inconnus, observa aux environs de
deux grands arbres, des pierres amoncelées et
noircies. La structure des fragments de roche
permettait de les identifier comme étant des
calcaires; des cendres répandues autour
faisaient deviner qu'elles avaient été
utilisées pour un feu, mais ce n'était pas cela
le plus intéressant.
A 1,8 ENMOO (1
ENMOO = 1,9 mètres) ils localisèrent des
fragments d'une planche blanche jaunâtre,
flexible et fragile, froissée et pleine de
caractères ou signes de manière évidente
écrits par des êtres humains. Trois d'entre eux
paraissaient tachés par des matières fécales.
Une multitude d'animaux volants inconnus prirent
leur envol (on peut penser qu'il s'agissait de
mouches et moucherons).
La découverte fut
jugée transcendantale et ils retournèrent
immédiatement à la galerie.
La structure
microscopique de ces feuilles fut très vite
analysée. La texture était inconnue pour nous,
en effet sur UMMO l'on n'utilise pas la pâte de
cellulose pour la fabrication du papier.
Les signes ou
caractères codés révélaient qu'ils n'avaient
pas été manuscrits mais imprimés au moyen de
moules standard. Sans aucun doute, l'on avait
employé un liquide pour l'impression (encre
d'imprimerie), ceci était étonnant pour nous
car en effet nos anciens systèmes d'impression
de caractères pour leur lecture, soit
employaient un système électrostatique de
projection de poudre colorée, soit brûlaient
légèrement la surface de la feuille imprimée.
Actuellement nos
systèmes de fixation d'images et de caractères
se basent sur le virage des molécules de la
feuille où l'on va procéder à l'impression,
les transmutant en d'autres de type chromatique;
c'est à dire que l'on ne transfère pas par
l'intermédiaire d'un caractère d'encre mais que
l'on provoque une réaction chimique sur la
surface imprimée même.
La présence
de matières fécales constitua au début une
énigme. L'analyse de l'excrément révéla la
présence de cellules épithéliales sans doute
issues des glandes intestinales humaines.
ÉTUDE ET
HYPOTHÈSE SUR LE MATÉRIEL RECUEILLI.
L'on fit une
liste des hypothèses probables. La plus soutenue
était de lui attribuer un caractère rituel.
Peut-être les
humains, quand ils étaient en désaccord avec
les idées exprimées dans un document écrits,
le barbouillaient-ils avec leurs matières
fécales. Entre ces suppositions l'on fit
également celle qui maintenant semble évidente
à tous. (Sûrement un berger avait du utiliser
ce fameux journal à des fins hygiéniques).
Vous comprendrez
mieux cette polémique en sachant que les
UUGEEYIE (enfants d'UMMO) ont depuis la
naissance, un dispositif dans le rectum dont le
conduit final ou tuyère sort par l'anus.
Les matières
fécales sont liquéfiées par un processus de
transformation par enzymes, ensuite un autre
processus de gélification et d'expulsion
électrostatique élimine du tube expulseur les
résidus qui pourraient encore s'y trouver.
Il n'est dons pas nécessaire de procéder au
nettoyage après défécation comme le font les
terrestres. D'autre part nos ancêtres
employaient une substance spongieuse pour le
nettoyage après la défécation.
Mais sans aucun
doute c'était l'origine des résidus qui
tâchaient le quotidien ou journal (comme nous le
savons bien maintenant).
Ces fragments sont
déjà historiques pour nous. L'original, dont il
manque une feuille et divers fragments, est
conservé sur UMMO tel qu'il fut trouvé,
conservé à l'intérieur d'une masse
gélatineuse et à température constante
d'YIIEAGAA (on appelle ainsi une technique qui
vous est inconnue et grâce à laquelle une
structure biologique est conservée à basse
température avec un contrôle des degrés des
températures en chaque point, car certaines
zones ou tissus ne supportent pas de basses
températures sans que la congélation de l'eau
ne provoque la destruction de la cellule pendant
que dans d'autres points, il convient de les
maintenir à un autre niveau thermique).
Ce fameux exemple
du journal qui a constitué le premier document
imprimé que nous avons pu obtenir correspond à
un numéro publié en langue française du
"FIGARO" Samedi - dimanche 25-26 mars
1950.
Les caractères
étrangers laissèrent nos frères perplexes. Le
plus encourageant et suggestif de cette étrange
pièce étaient les dessins et les photographies
(bien sûr nous ignorions la simple technique de
la photogravure directe).
Sur la page que
nous avons identifié par la suite comme étant
la première, apparaissait précisément une
caricature signée par un humoristique français
J. Sennep ( NdR : ne serai ce pas Sempé ?)
; c'était un croquis d'une bombe Nucléaire
d'Hydrogène avec sur son ogive la caricature
d'un homme politique français. La légende
était la suivante:
Batailles
parlementaires
S'ils nous embêtent, nous avons la bombe H
On notait aussi
des grands titres comme:
L'URSS EST
FAVORABLE A UNE SESSION SPÉCIALE DU CONSEIL DE
SÉCURITE POUR RÉGLER LES DIFFÉRENCES EST-OUEST
et d'autres comme:
SÉRIE NOIRE DANS
L'AVIATION TROIS CATASTROPHES AÉRIENNES ONT FAIT
19 MORTS
AIDE IMMÉDIATE A
L'INDOCHINE
Au dos du
papier, taché par les excréments, il y avait
une image qui était très intéressante pour
nous. On voyait un être humain adulte avec deux
UGEEYIE (nous ne pouvions identifier clairement
le sexe). Ensuite nous avons su qu'il s'agissait
d'une dame avec des enfants des deux sexes. On
pouvait apprécier la facture des vêtements
(n'oubliez pas que l'un de nos casse-tête était
constitué par la vérification de la manière
dont vous étiez habillé).
Au-dessus du
dessin apparaissait un texte qui, à ce moment
là, était inintelligible pour nous, et qui
disait MONDIAL NURSERY.
Pour finir de nous
tromper sur le type de vêtements terrestres,
apparaissait dans une autre page du journal (page
6) une photo d'un autre être humain (une dame)
vêtue à la mode classique correspondant à la
représentation théâtrale de
"Malborough" de Marcel Achard,
représentation qui venait de s'achever au
théâtre de Marigny.
Cette découverte
documentaire était pour nous donc d'une
importance transcendantale. Mais nous ne
connaissions aucun moyen scientifique pour
pouvoir interpréter les caractères. Il n'y
avait pas de relation directe entre les images et
les textes. Nous ignorions si ces symboles
représentaient des chiffres ou des idéogrammes
ou si l'on pouvait considérer comme
représentatifs de sons complexes ou de
phonogrammes sans intégration.
Que faisait ce
document en pleine campagne? Nous ne pouvions
croire qu'il avait été posé là pour nous
étant donné que l'excrément présentait des
symptômes de dessèchement commencé bien avant
notre arrivé sur la planète Terre.

Lettre
5
UMMOAELEWE
Langue : espagnol
Date : 27.03.1967
SECOND
JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE
Le 30 mars
1950, deux de nos frères virent des animaux vertébrés avec des
protubérances pointues sortant du crâne. Au
total ils en comptèrent huit. Elles paraissaient
situées à une distance de 350 mètres
terrestres.
L'on donna des
ordres opportuns pour une approche en étant
pourvus d' équipements de défense. Nos frères
allaient couverts d'EEWEEGOO (vêtements). Leur
aspect extérieur était celui de vulgaires bleus
de travail terrestres très serrés.
CARACTÉRISTIQUES
DE L'EEWEEGOO (vêtement)
En réalité il
s'agit d'une fine pellicule qui a été
pulvérisée au moyen d'une tuyère d'aspersion
sur l'épiderme du dos, des bras et des jambes.
C'est une
substance dont la base principale est constituée
par un composant de silice en dissolution
colloïdale dans un produit volatile. Ce liquide
en étant pulvérisé sur la peau évapore
immédiatement le diluant laissant cette
dernière recouverte d'une légère couche ou
pellicule opaque et poreuse de caractère
anti-électrostatique. C'est le seul vêtement
que nous utilisons quand nous travaillons en
contact intime avec la nature.
COULEUR
Sa couleur varie en fonction de certaines
circonstances de travail. En général il faut
utiliser un code couleur quand un tel équipement
est utilisé sur notre planète. Cependant nos
frères d'UMMO déplacés à cette époque
adoptèrent une couleur grise dans un souci de
camouflage efficace. Nous vous expliquons ces
petits détails car l'incident que nous allons
vous raconter fut à cette époque là très
surprenant pour nous.
Nos deux frères
se mirent en marche vers le troupeau d'animaux
que nous vous avons indiqué. Il s'agissait
simplement de vaches et de bufs mais à ce
moment là un tel animal inconnu sur UMMO nous
était totalement étranger. Seule l'évidence
des mamelles permettait d'identifier le sexe de
ces êtres.
Enfins ils
arrivèrent aux environs de ce groupe. Avant de
s'approcher d'avantage, ils commencèrent les
opérations habituelles d'enregistrement de sons
et images et le procédé de détection des
champs électrostatiques et gravitationnels émis
par ces animaux. Se trouvant à une distance de
15 mètres terrestres ils observaient avec
fierté la conduite particulière de ceux-ci, qui
tout en ayant remarqué la présence de nos
frères, continuaient à paître sans bouger.
PRÉSENCE DE
LUUGEE (Enfant)
Soudain apparût
de derrière un grand rocher des environs un
être humain. Sans doute adolescent, vêtu d'une
forme étrangère à nos toilettes.
Ses
vêtements ne ressemblaient pas aux images qui
avaient été enregistrées jusqu'alors. Le sexe
de l'enfant s'avéra être masculin, mais au
début il fut impossible de l'identifier en tant
que tel. Il s'agissait d'un enfant de 11 ans qui
surveillait le troupeau de son père, mais tout
cela nous devions le savoir plus tard comme nous
vous le raconterons.
La surprise
et l'inquiétude instantanée de nos frères
furent très élevé. Sans bouger de leur
position, ils sollicitèrent des instructions du
Chef de la base souterraine en utilisant un code
digital pour que le nouvel arrivant n'observe
aucun mouvements des lèvres.
L'enfant avait
dans les mains une substance blanc-jaunâtre
(Pain) qui contenait aussi un produit noirâtre
(il s'agissait sûrement de confiture ou de
charcuterie), qu'il mangeait tranquillement sans
se troubler devant la présence de nos frères
qu'il regarda avec attention sans paraître trop
surpris.
Le petit UUGEE
leur adressa quelques mots évidemment
inintelligibles. Ensuite, en voyant qu'il
n'obtenait pas de réponse, il s'approcha encore
plus et en mettant les mains devant le front, il
les regarda avec plus d'attention. Il est
étonnant de constater la série d'équivoques
qui suivit.
Analysant par la
suite la conduite de l'adolescent ( il s'appelait
Pierre), il fut évident que le geste de se
mettre la main sur le front était simplement
pour se protéger du soleil étant donné que nos
frères étaient de dos au soleil, mais ils
interprétèrent une telle mimique comme un salut
et ils firent le même geste, ce qui dut
surprendre encore plus l'UUGEE.
Le jeune
français, en voyant l'attitude passive de nos
frères, appela son troupeau et se retira en
saluant timidement.
Les explorateurs
qui, durant tout l'incident n'avaient pas bougé
de leur poste suivant ainsi les instructions du
Chef de notre groupe, retournèrent à la Galerie
Base profondément préoccupés.
Immédiatement
commença un débat pour étudier la situation.
La surprise fut si grande que l'on n'avait même
pas enregistré des images de l'enfant terrien,
ce qui aurait peut-être aidé moyennant
l'analyse des gestes à interpréter l'attitude
de celui-ci.
La situation fut
jugée si grave qu'ils décidèrent qu'il
convenait de se mettre absolument en contact
télépathique avec UMMO, mais après tout il
était juste de reconnaître que des situations
comme celle-là et même pires avaient été
prévues devant l'arrivée sur OYAAGAA (Planète
Terre).
Le degré
d'incertitude sur ce qui pourrait arriver était
si insoluble, que l'on opta pour les mesures de
défense et de protection qui se révélaient les
plus adaptées dans cette situation. L'entrée de
la Galerie fut fermée et camouflée, décidant
de ne pas sortir de là avant un temps de 1200
UIW (60 hres). L'unique contact avec
l'extérieur était constitué par les
dispositifs d'aération et ceux de vision optique
et d'enregistrement des images, sons et champs de
forces.
TROISIÈME JOUR
SUR LA PLANÈTE TERRE
Le 31 mars 1950,
et 467 UIW (23 h) depuis l'incident
sérieux que nous venons de vous raconter on
n'observa pas de signes extérieurs anormaux,
aussi bien dans les environs que dans le village
de la JAVIE (le seul accessible par les champs
optiques des équipements d'observation). Le 31
donc, vinrent croiser à une distance de 377
ENNMOO (631 mètres) le groupe de vaches
vu la veille (neuf exemplaires cette fois-ci) et
le même UGEE. Cette fois-ci son image fut
captée fidèlement au niveau de ses mouvements
et amplifié si bien en ce qui concerne les
détails de sa morphologie physiologique que de
sa tenue.
Dans les 500 UIW (25
h) qui suivirent, on capta les images de deux
autres êtres qui croisèrent le champ optique
d'observation, mais à une plus grande distance
de la route suivit par le UGEE. Il s'agissait de
deux hommes adultes.
En faisant un
bilan rétrospectif des ces journées, nous
devons nous étonner de ce qui arriva. L'effet
ayant été déduit plus tard après diverses
discussions avec les personnes qui prirent part
aux événements. Par exemple, il est incroyable
que l'enfant Pierre...... (nous omettons son nom
pour des raisons évidentes) qui vit
actuellement, ne se soit pas plus étonné par
notre tenue et ne court pas nous dénoncer à ses
parents ou aux autorités de DIGNE.
Ce jeune qui
jamais ne connu véritablement notre identité
bien que nos contacts avec lui (nous continuerons
à le contacter) furent fréquents, confessa que
les étranges " vêtements serrés"
n'attirèrent jamais son attention. Deux
ans auparavant il avait vu trois topographes,
Allemands ou Suisses, prenant des mesures dans
les environs et la seconde expérience ne le
surprit pas d'avantage. Il dit qu'il nous prit
pour ce que nous étions en réalité, des
"étrangers".
La
curiosité enfantine insatisfaite l'induisit à
nous rencontrer de nouveau pour la satisfaire et
il n'eût pas le courage de dire quoi que ce soit
à son père craignant avec raison que celui-ci
conseille de ne pas s'approcher d'inconnus. Il
confessa sa désillusion quand il constata le
lendemain (le 31) que les étrangers n'étaient
pas là. (Souvenez-vous que ce jour là nos
frères n'eurent pas le courage de sortir,
s'attendant à une possible réaction des
terriens).
Durant les UIW qui
précédèrent la seconde sortie, on s'occupa à
confectionner avec des lames d'AEEWWIEE
(substance flexible et élastique de couleur
grise) des tenues qui ressemblaient vaguement aux
vêtements des adultes dont les images avaient
été captées le 31.
Les boutons furent
imités avec un alliage d'aluminium, même si on
ignorait encore la véritable fonction de
ceux-ci.
Les cravates
furent confectionnées avec de la pâte d'IGUUXOO
( de couleur noire) et d'une seule pièce car le
nud et la bande vus sur les images ne
permettait qu'une idée de leur aspect
topologique extérieur.
Et comme de la
poche de l'un des sujets aperçus sortait un
mouchoir, on imita même ce détail, (tout en
ignorant sa fonction), en faisant dépasser d'une
fente d'un soi-disant costume une feuille
froissée de GIIXAA YUXAA (produit alimentaire
synthétique qui se présente sous forme de fines
lamelles).
Maintenant nous
réalisons avec horreur l'effet qu'aurait produit
cette tenue de nos frères s'ils s'étaient
promenés dans la rue principale de DIGNE. Aucun
observateur terrestre n'aurait confondu les
tissus classiques qui servent pour les vêtements
classiques avec cette grossière imitation.
Cependant les critères rigoureux de nos frères
évitèrent ce danger. Il s'agissait seulement de
sortir pendant la nuit ou la fin de la soirée.
2 AVRIL 1950,
ÉPREUVE DE LALIMENT TERRESTRE
Le 2 avril 1950,
après avoir vérifié que notre présence ne
semblait avoir provoqué d'alarme, et tout en
admettant l'hypothèse plausible que même si les
terrestres informés de notre présence étaient
en train de nous surveiller en secret, il fut
décidé de sortir en plein jour pourvus des
vêtements improvisés imitant le style
terrestre.
Nos deux frères
avaient avec eux cette fois-ci des équipements
d'enregistrement et de défense, un exemplaire du
message rédigé avec des symboles
idéographiques d'interprétation facile dont
nous avons déjà parlé dans les documents
précédents d'un fragment du journal FIGARO
trouvé les jours précédents éparpillé au sol
et couvert d'excréments.
L'on décida
d'aller à la recherche de l'enfant terrien qui,
habituellement accompagnait les mammifères vus
quelques jours auparavant. En les voyant,
l'UGEE salua avec les mains sans que nos frères
comprennent exactement s'il s'agissait d'un geste
hostile, de salut ou d'alarme; ils optèrent donc
pour rester arrêtés en attendant la réaction
de l'adolescent. Celui-ci s'approcha semble-t-il
sans peur, et il dut demander quelque chose.
Cette fois-ci il
semblait surpris en voyant les vêtements plus
étranges que le jour antérieur, bien qu'il se
fut agi cette fois-ci d'imitation de vêtements
terrestres. Il est aussi curieux de constater que
l'UGEE les reconnut malgrè la différence de
tenue.
L'UGEE sortit un
étrange récipient (il s'agit d'un thermos) et
leur offrit son contenu après avoir défait un
autre paquet contenant des aliments. Une
discussion par gestes très animée commença. Un
de nos frères tout en sachant le risque qu'il
prenait au cas où les aliments auraient eu leurs
protéines orientées dans l'autre sens ( vous
savez que les molécules protéïques peuvent
être dextrogyres ou lévogyres) osa accepter les
viandes pour ne pas éveiller d'autres soupçons
tout en prévenant son frère de refuser.
Ce fut la
première fois que l'un de nos frères ingurgita
des aliments terrestres. Ceux-ci, finalement, ne
furent pas nocifs. Ce détail qui peut vous
paraître secondaire est en réalité d'une
importance transcendante car il confirme
l'hypothèse qui établit une même orientation
moléculaire pour tous les être vivants du WAAM
(COSMOS) à l'encontre de l'un des postulats de
l'hypothèse quelque peu décadente de la parité
dans l'orientation, selon laquelle "la
probabilité pour que sur une planète surgissent
les piliers moléculaires organiques orientés
dans le sens dextrogyre est statistiquement la
même que dans le sens lévogyre".
L'enfant terrien
ne paraissait pas très étonné du langage de
nos frères. Pendant que ceux-ci pensaient
étonnés et stupéfaits, que l'enfant n'était
pas surpris du fait que ces êtres venaient d'une
autre planète.(N'oubliez pas qu'alors nous
croyions encore que les terriens comprenaient
tous leurs langages, dont des fragments avaient
été différenciés par nos spécialistes qui
avaient capté vos émissions radioélectriques).
En un mot:
pendant que le berger prenait nos
expéditionnaires pour de simples étrangers,
ceux-ci étaient convaincus que l'adolescent
avait deviné leur origine extraterrestre.
LENFANT
EST PROMU PROFESSEUR DE LANGUE
Un de nos frères
commença la tâche immédiate de signaler divers
objets pour que l'UGEE traduise dans sa langue le
signifié. Le petit comprit très vite ce que
l'on attendait de lui et très fier de son rôle
de professeur, il traduisit en français une
riche gamme d'objets et de verbes faciles.
Nos frères
sortirent le fragment du journal en langue
française et l'enfant quoique avec certaines
difficultés, lut parfaitement des paragraphes
entiers.
Vous ne pouvez
imaginer la joie intérieure de nos frères. Les
gestes et les mots de l'enfant étaient
enregistrés optiquement et phonétiquement sans
que celui-ci s'en aperçoive.
Nos frères de la
Galerie souterraine suivaient les évènements
fidèlement grâce à un équipement transmetteur
d'ondes gravitationnelles. Vous-même pouvez vous
douter de la transcendance que revêtait pour
nous, non seulement de connaître la
signification de quelques phonèmes en langue
terrestre (en l'occurrence en français) mais
aussi l'interprétation phonique des symboles ou
lettres imprimés sur un document, même si nous
ignorions encore leurs significations profonde.
Dans cette
journée 119 mots correspondants à des objets
visibles dans la campagne, à des parties du
corps humain et à des verbes représentant
quelques actions topiques telles que
"PRENDRE", "MANGER",
"BOIRE", "RELEVER".. etc.
dans leur forme infinitive nous furent révélés
par cet UGEE terrien.

Lettre
6
UMMOAELEWE
Langue: espagnol
Date: 26- 6 -1967
Dans les chapitres
précédents, nous avons relaté succinctement
les journées historiques qui ont précédé
notre arrivée sur cette planète, comme, par
exemple, l'arrivée de trois "OAWOOLEA
UEWA" (nefs de structure lenticulaire) dans
une région proche de DIGNES (Basses Alpes:
Françaises).
PREMIERS MOIS
DE VICISSITUDES EN FRANCE.
Dans les
paragraphes suivant, nous voulons réaliser une
synthèse historique de nos premiers mois en
France: jusqu'à ce que l'UMMOAELEWE (Conseil
Général de la Planète UMMO) , au su des
informations réunies par le groupe
d'explorateurs tendant à prouver (ce qui était
inconcevable avant) la possibilité, pour nous,
de nous mêler incognito aux OEMII (êtres
humains), décide de modifier le plan
d'observation et nous ordonne de nous disperser
sur la Terre.
Pour des raisons
facilement compréhensibles, nous tairons le nom
de quelques citoyens de la République Française
qui ont été en contact avec nous durant ces
quelques semaines (nous avons d'ailleurs de
bonnes raisons de croire qu'ils ne
soupçonnèrent jamais notre identité).
Quand, au long de
ce récit, nous omettons une date, taisant le
chiffre référence du jour, nous le faisons
sciemment, craignant que cette date aux mains
d'un expert, ne conduise à une identification
qui pourrait nous être préjudiciable.
Nous avons aussi
renoncé à nourrir cette histoire de quelques
faits, d'inégales valeurs anecdotiques, qui
constituèrent des jalons importants dans le
processus de notre assimilation clandestine
éventuelle au Filet Social Terrestre.
Il s'agit de
certains contacts pris avec des personnes et des
entités officielles (de l'administration
Centrale et, en certains cas, Municipale) de
l'État français. Ces contacts, pris grâce à
des noms et nationalités frauduleux, ont
toujours été enregistrés, d'une manière ou
d'une autre, dans des archives, et nous
préférons donc, pour des raisons évidentes, ne
pas les mentionner.
Les Services
Administratifs et Techniques du Gouvernement
français de cette époque n'eurent jamais
conscience de notre arrivée sur le Territoire
français. Les indications, filtrant à travers
la presse locale et les rumeurs circulant parmi
les paysans, concernant les quelques traces
visuelles de notre descente, se perdirent dans le
fatras des articles publiés dans la presse
française traitant des apparitions, sur
l'ensemble de la planète, de Soucoupes Volantes.
De plus, à cette
époque, le Gouvernement Français avait des
problèmes beaucoup plus graves à traiter. Par
exemple, le cabinet Bidault se heurtait, à ce
moment là, aux problèmes posés, par les
conflits sociaux dans les secteurs du Gaz et de
l'Électricité , sans parler de la guerre
d'Indochine sur laquelle se concentrait
l'attention des spécialistes français.
D'autre part, les
services de renseignements français,
"deuxième bureau", avaient reçu des
renseignements inquiétants d'après lesquels les
troupes Nord coréennes établissaient un plan
d'invasion du territoire autonome du sud ce qui
aurait pu aggraver de manière incontrôlable la
tension Mondiale sur la planète.
De telle
sorte que, si les Services techniques avaient eu
la possibilité de faire parvenir, dans les
hautes sphères, les vagues indices que nous
avions pu laisser filtrer par inadvertance, en
raison de l'inexpérience de nos frères,
méconnaissant alors la langue française,
ceux-ci ne furent pas pris en considération.
En effet: En 1959,
quand nous avons effectué, dans les milieux
officiels, un sondage secret pour retrouver des
documents secrets mettant en avant
l'éventualité de notre arrivée sur la Terre
dans le sud de ce pays, sous quelque forme que ce
soit, il nous fut impossible de rien trouver.
ISOLEMENT DANS
LA GALERIE ET ÉTUDE DE LA LANGUE
Maintenant, nous
allons expliquer comment un jeune berger
français (qui vit toujours (NdR: en 1967)),
sans se douter de notre identité, nous lisant
les articles de presse et nous rapportant les
"ont dit", nous montre de manière
inattendue pour nous qu'il nous était possible
de traduire en français nos expressions verbales
et de comprendre le sens de votre
écriture. Nos frères décidèrent de
s'isoler quelques temps dans notre base
souterraine pour assimiler les quelques notions
idiomatiques obtenues de manière si précaire.
Toutefois, beaucoup d'articles imprimés dans les
coupures de journaux restaient inintelligibles,
mais nous captions continuellement les émissions
de la radiodiffusion Française ce qui nous
apporta une grande aide.
Il était
extrêmement regrettable pour nous de ne pas
disposer d'équipement capable de recevoir les
images de télévision. Ils arrivèrent aussi,
grâce à la réflexion des ondes sur la
troioiposphère, à recevoir faiblement les
émissions radiophoniques provenant de pays
étrangers et, dont, naturellement, le sens nous
était incompréhensible.
ENTRÉE POUR LA
PREMIÈRE FOIS DANS UNE HABITATION TERRESTRE
Le 24 avril 1950
marque une date historique pour la première
expédition UMMO.
A cette époque
nous n'avions qu'une idée très rudimentaire de
la structure sociale qui régissait la
mystérieuse planète Terre.
Nous avions repris
contact avec l'UUGEE (l'enfant français) qui,
bien que de culture élémentaire, apprit à nos
frères le sens de certains mots clef qui les
renseignèrent suffisamment sur certains aspects
aussi importants que l'existence de nations
autonomes, la notion de l'argent et autres
coutumes spécifiques des êtres terrestres.
Le jeune français
fournit deux exemplaires de la presse française,
Le Monde du 22 avril et le Figaro du 17 avril,
informant tous deux des bruits de graves maladie
qui circulaient à propos d'un certain Staline.
L'UUGEE savait seulement que Staline était
"celui qui commande aux communistes"
mot que nos frères rencontrèrent souvent et qui
était, pour eux, plein de mystère.
Une dépêche, en
date du 23 avril, et parue dans le Monde du 24
informant, par exemple, qu'un certain CHIANG KAY
SHEK avait décidé d'abandonner l'île d'Hainan,
dont la capitale, Hanoï était occupé par les
communistes.
Il nous fut
impossible de savoir du jeune français, si le
mot Chiang se rapportait à une machine, une
entité, un groupe social ou un OEMII.
Mais nos frères
avaient appris quelque chose d'extrêmement
important: il n'existait pas, sur cette planète
d'unité de langage ni de structure sociale. Les
OEMII terrestres se rassemblaient par grands
groupes de culture et de morphologie
particulière, et, pour incroyable que cela
puisse paraître, il était possible de se
présenter à un groupe, ou à une nation, en se
faisant passer pour membre d'une autre. Il était
possible de simuler une langue existante sans
créer le doute.
Le 24 avril
(1950), on fit le plan de pénétrer dans une
habitation qui se trouvait à deux KOAE (soit
17,4 km - NDT) de notre base, pour
surprendre ses habitants et, sans leur faire de
mal, pratiquer un certain nombre de larcins dont
ils recevraient compensation dans le futur (comme
il en fut en 1952).
Celle-ci fut la
première des quatre atteintes à la propriété que
nous avons commises dans le département des
basses alpes et des dix huit autres commises en
France et en Suisse.
Jamais, au cours
de ces actions, les victimes ne subirent de
sévices corporels et toujours elles reçurent
des compensations. Dès que nous eûmes la
possibilité de disposer d'argent, sans avoir à
le voler, de falsifier des papiers d'identité et
de connaître les caractéristiques de quelques
armes, nous décidâmes d'arrêter ces rapines
bien qu'à nos yeux elles soient
justifiées.
La nuit du 24
avril 1950, quatre de nos frères pénétrèrent
dans une maison isolée en pleine campagne.
Auparavant
l'endroit où se trouvèrent les habitants de
cette maison avait été reconnu par nos UULEWUA
(sphères détectrices se propageant à une
altitude quelconque, captant son et images).
A trois heures du
matin, le 23, les ouvriers, qui dormaient dans un
appartement, un couple, propriétaire de la
maison, et leurs trois enfants furent
anesthésiés en plein sommeil.
(NdR: Cette
famille a été retrouvée; elle avait d'ailleurs
déposé plainte, pour les vols dont la liste
suit, à la Gendarmerie de Dignes)
Ont été
dérobé: soixante dix mille francs (anciens)
approximativement, des vêtements, des pièces
d'identité (à partir desquelles nous en fîmes
de fausses), deux stylos billes, un hygromètre
représentant une religieuse, des clefs, des
timbres-poste, un paquet de lettres et factures
payées se rapportant à un tracteur, plusieurs
journaux périmés. Des livres spécialisés sur
l'élevage du bétail, un texte expliquant les
phases d'une moisson et la notice d'un tracteur.
Une encyclopédie enfantine, un rouleau de papier
hygiénique, un peu de désinfectant pour plaies,
un réveil matin, deux ampoules électriques (
que vous, en Espagne, vous appelez
"bombillas"), un morceau de savon. Nous
arrachâmes un interrupteur électrique et le
compteur électrique. En plus, quelques pièces
détachées du tracteur, des tubes de
médicaments sous forme de dragées, un cartable
avec des devoirs scolaires, six paires de
chaussures d'homme et deux de femme (tout ce
qu'il y avait), le poste de radio, une bouteille
de jus de citron, deux pommes de terre, un
calendrier mural, un sécateur et un quinquet.
Une partie de ce
butin fut camouflé à quelques quatre cent
mètres en attendant d'aller le rechercher la
nuit suivante, le reste fut transporté dans
notre base souterraine.
Les huit jours
suivants furent entièrement consacrés, par nos
frères, à analyser ces curieux ustensiles,
essayant de comprendre les textes imprimés et
les images prises de l'intérieur des
appartements. Tout était fascinant. Nos frères
avaient visité ces étranges maisons chaulées,
examinant les meubles faits d'une substance qui
ne leur sembla pas d'une origine végétale.
TECHNIQUE DE
LOPÉRATION
En éclairant à
travers les fenêtres avec une lumière telle
qu'on ne pouvait la remarquer, UURIO-79, fils de
ISAAO-5, UCRYI-19, fille de OBAA-7 et ADAA-66
fils de ADAA-65 (mort sur Terre en 1957), furent
les premiers, dans l'histoire, à observer une
habitation terrestre.
L'opération
était menée par ODDIOA-1, fils de
ISAAO-132.
Sur un grabat
dormaient deux terriens sous l'effet d'un gaz
anesthésiant. Bien que sachant déjà que, sur
Terre, les femmes (YIE) se laissaient pousser les
cheveux, nos frères ne purent déterminer tout
de suite leur sexe respectif. On leur retira
leurs vêtements en en prenant un petit morceau.
Les deux corps
furent partiellement dénudés, et on préleva de
la sueur des aisselles et du bas ventre. On
préleva aussi des échantillons de poils venant
de la tête, des bras, du pubis et des jambes,
des échantillons de mucosité nasale, de poils
et de sécrétion de la vulve.
En plus des objets
emportés, des fragments de meubles,
d'ustensiles, de carrelage et de parement, furent
prélevés et codifiés en fonction des images
prises des objets auxquels ils se rapportent (en
images sont des sortes de photos
tridimensionnelles).
Il ne fut pas
possible de prélever de la salive sur aucun des
terriens. Dans une veste emportée on trouva, en
plus, un briquet et des cigarettes. En même
temps nous pûmes prélever des fragments sur des
vaches présentes dans un enclos.
Nous dûmes
anesthésier deux chiens qui commençaient à
hurler (ceci est la description la plus juste des
notes enregistrées à cette date).
ANALYSE DES
OBJETS SOUSTRAITS
Aussi étrange que
cela puisse paraître, nous constatâmes avec
regret que, malgré le grand nombre
d'échantillons et d'objets en notre possession,
si l'analyse effectuée nous renseigna exactement
sur leur composition chimique, il n'en fut pas de
même quant à leur fonction ou utilité.
Par exemple, il
nous fut impossible de déterminer l'utilité des
morceaux de savon. Toutes les méthodes
employées pour trouver l'utilité du
"quinquet" conduisirent à un échec.
A part cela, ce
fut merveilleux de trouver que le moteur du
compteur fonctionnait sur du courant alternatif
et de voir comment les indications portées sur
le cadran frontal étaient liées à l'énergie.
Mais il nous fut impossible de déterminer si cet
appareil servait à mesurer le temps ou une autre
grandeur périodique quelconque.
La
fonction d'un vieux réveil matin nous intrigua
pendant quelques UIW. Dans un premier temps nous
avons craint que cet appareil, s'il était
constitué d'un émetteur, présente un risque de
faire découvrir nos frères. Les
caractéristiques purement mécaniques furent
rapidement découvertes. A cause de sa sonnerie
nous doutions sérieusement de son utilisation en
tant qu'appareil à mesurer le temps.
Ampoules
électriques: Pour prélever un fragment de
filament, nous perçâmes prudemment le verre de
l'ampoule électrique; ce fut une grave erreur
qui retarda beaucoup notre connaissance de
l'utilité de cette ampoule. Les filaments
s'oxydèrent rapidement et fondirent quand on les
soumit à une tension croissante.
Cigarettes: Les
cigarettes furent identifiées grâce à des
photos d'OEMII prises antérieurement. Nous
crûmes qu'il s'agissait d'un dispositif
émetteur d'un gaz permettant aux terriens de
respirer plus facilement. Nos frères furent
assez déconfits de ne pas trouver, à
l'intérieur, les mécanismes compliqués
auxquels ils s'attendaient. L'énigme n'en fut
que plus forte.
Argent: Mais il ne
fit aucun doute que l'importance de l'argent en
billets de banque, des vêtements et des
chaussures dépassait largement celle des autres
objets.
Nous
comprenons fort bien que les graves extorsions
que nous avons pratiqué dans cette famille
française pacifique soulèvent chez vous
l'indignation, bien que cette famille fut
largement indemnisée ultérieurement. Nos
frères furent préoccupés par les conséquences
de telles actions. Toute sortie fut interdite à
tous, et les alentours furent observés tout en
préparant tous moyens de défense. Mais à
part l'agitation dans la ferme et les allées et
venues de quelques terriens entre la ferme et le
petit village, rien ne semblait anormal. Et, au
cours de la même nuit, on put récupérer la
partie du butin cachée dans les environs.
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