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Titre de la lettre: Premier contact d'UMMO avec la Terre,
en 1950, à La Javie
Date : Janvier à Juin 1967
Destinataire : Monsieur Villagrassa
       
(6 lettres, 30 pages)
  Un certain nombre de phrases ou de mots n'apparaissent pas dans la copie espagnole dont nous disposons. Ils sont issus d'autres traductions. Nous les avons laissés en typographie de couleur rouge.

Lettre 1

UMMOAELEWE
Langue: Espagnol:
Date: 23-1-1967

ANNALES HISTORIQUES D'UMMO SUR TERRE

Hommes de la Terre: 

Le 5 mai 1965, deux de nos correspondants en Allemagne et trois aux États-Unis, ont reçu un rapport rédigé en termes semblables à celui que nous avons l'honneur de vous remettre dans ces feuilles dactylographiées.

Comme tout au long de ces derniers mois, vous et cinq hommes d'Espagne et de France, nous avez suggéré, par téléphone, l'envoi de notes qui résument l'histoire de notre arrivée sur la planète Terre, nous avons cru intéressant de vous faire un résumé des premières vicissitudes endurées par le premier groupe d'explorateurs arrivé de notre Planète "UMMO" jusqu'à la Terre.

ASIMULTANÉITÉ DU CONCEPT PHYSIQUE DU TEMPS DANS L'UNIVERS

Avant tout, nous devons vous avertir de l'existence de difficultés d'ordre technique et scientifique pour l'identification de dates et instants de temps entre deux points de notre Univers.

De nombreux physiciens de la Terre n'ignorent pas que le fait d'identifier un instant (t) sur la Terre avec un autre instant (t') écoulé en un point de notre même Galaxie, n'a pas de sens. Ainsi quand nous nous referons à un intervalle D t équivalent sur cette Planète à deux ans par exemple, il serait aberrant, et cela constituerait une erreur en fonction de la physique actuelle, de supposer cohérent et simultané un autre intervalle semblable sur notre Astre "UMMO".

Mais ce rapport est purement historique et comme il n'est pas destiné à des experts en Cosmologie et en Physique Relativiste, nous utiliserons un langage conventionnel qui, bien que manquant de rigueur scientifique, rendra plus intelligible le récit.

Ainsi, quand tout au long de nos paragraphes nous utiliserons des expressions comme "deux ans avant" , vous ne devez pas seulement supposer que le mot "ANNÉE" est une unité Terrestre de Temps, mais aussi supposer que ces deux années qui se sont écoulées sur UMMO sont simultanées à deux autres vécues par vous sur la Planète TERRE, ce qui n'a pas de sens.

UNITÉS PHYSIQUES UTILISÉES SUR UMMO

L'UNITÉ PHYSIQUE DU TEMPS EST L'"UIW". Son équivalent terrestre est de 3.092 minutes. Nous le définissons comme l'intervalle de Temps écoulé jusqu'à ce que le WAELEUIE UDAD (appelé par vous Isotope C du Thorium ) réduise sa masse de 50% de sa valeur. (ndt: L'ex thorium C'' ou 208Ti a en effet une demi-vie de 3,1 min).

TEMPS DE ROTATION D'"UMMO" : Approximativement de 600 UIW c'est-à-dire 30,9 heures.

LE JOUR D'UMMO EST DE 600 UIW = 30,9 heures terrestres.

TRANSLATION D'"UMMO" AUTOUR D'IUMMA

Nous la divisons en "XEE" et il y a 18 XEE.

Un XEE est l'année d' UMMO, et équivaut à 60 jours .

Le XEE est pour nous l'équivalent de l'année sur Terre. 

A des fins pratiques vous pouvez supposer qu'une année Terrestre équivaudrait, si nous faisions abstractions de son caractère d'ASIMULTANÉITÉ, à 4,72186 Années d'UMMO ou XEE.

UNITÉS PHYSIQUE DE LONGUEUR D'UMMO

L'ENMOO équivaut à 1,874 mètres terrestres.

L'UALI équivaut à 12 4,33 élevé à la puissance années-lumière.

UNITÉS DE FRÉQUENCE D'UMMO

Il s'agit du "XII" ( En phénomènes périodiques), dont la traduction présente diverses acceptions car ce mot représente non seulement le jour de UMMO mais aussi la rotation d'une roue ou cycle par unité de Temps.

PREMIER CONTACT AVEC LA PLANÈTE TERRE ET SON INTERPRÉTATION

Deux ans avant le 28 mars 1950 (ANNÉES TERRESTRES), notre Central de XANMOODAIUVA de la région de UIIOGAA IXIOGAA, capta une émission radioélectrique de très faible niveau de fréquence (413,43877 Mégacycles par seconde) provenant du Groupe Interstellaire Galactique codifié par nous comme

La durée des signaux captés fut infime, 2,21 UIW (6,38 minutes), et étaient composées d'impulsions courtes et d'impulsions longues. Nous avons su par la suite qu'il s'agissait du code terrestre MORSE. Mais nos techniciens l'interprétèrent comme un code binaire (point = zéro, trait = un).

Cette erreur provoqua une traduction incorrecte du message car de nombreuses interprétations étant possibles, la plus correcte et la plus cohérente semblait être l'expression analytique de l'équation qui représente mathématiquement quatre points orthogonaux sur un plan. C'est à dire : UN CARRÉ. C'est pour cela que la présumé Planète d'où étaient issus les signaux fut baptisée avec le mot "OYAGAA" dont la traduction est Astre Froid (du) Carré.

INFORMATION SUR LE XANMODAIUVAA

C'est un de centres automatiques de notre planète chargé de l'exploration des signaux provenant de notre Galaxie, signaux qui peuvent être de Nature Électromagnétique ou Lumineuse, mais aussi des trains d'ondes Gravitationnelles (dont vous ignorez pratiquement les techniques de générations et d'émissions), mais utilisés largement par d'autres Civilisations en plus d'UMMO.

LOCALISATION DU POINT ÉMETTEUR DANS L'ESPACE

Il nous fut facile de situer le point approximatif d'où était partie l'émission (en utilisant notre Système de référence de Coordonnées Galactiques). L'OOYIA (l'étoile naine) d'où provenait le signal était parfaitement visible: (LE SOLEIL de votre Système). De plus nous étions certains qu'au moins quatre Planètes (OOYAA) tournaient autour de celui-ci, codifiées par nous comme:

La première correspond à Neptune, la seconde à Saturne, la troisième à Jupiter et la quatrième, à cause d'une erreur compréhensible dans nos calculs, correspond au groupe formé par Vénus et Mercure, car l'existence de tels astres froids était seulement déductible en fonction des altérations observées sur l'OOYIA (SOLEIL).

A partir d'UMMO, il est impossible de contempler optiquement un astre froid de cette magnitude à plus de cinq années lumière.

Jusqu'alors (28 mars 1950) on n'avait pas fait attention à votre SOLEIL, tout simplement parce que l'on n'avait jamais reçu de ce point le moindre signal d'ondes électromagnétiques ou gravitationnels ce qui fait que nos spécialistes présumaient l'inhabitabilité de ce groupe planétaire.

ÉTUDE SPÉCULATIVE DE L'OOYAA ÉMETTEUR DÉTECTÉ

La nouvelle fut reçue avec intérêt par notre communauté et avec surprise par nos techniciens; l'étape suivante fut de spéculer sur les rares données non exemptes de larges marges d'erreur autour de la probabilité de chacun de ces quatre OOYAA cités de ce système planétaire, de présenter des possibilités d'identification avec le récent centre émetteur OOYAA (Planète du carré).

Nos spécialistes en spéculant sur la raison de l'émission du message se référant à cette figure géométrique, supposèrent qu'il obéissait à la simple raison d'employer un code interplanétaire à base de figures géométriques simples.

Dès lors nos techniciens avaient calculé les masses probables de ces quatre planètes:

OAYAA... (identifiée aujourd'hui comme NEPTUNE) : 52.1024 OOBO

OAYAA... (probablement SATURNE) : 286.1024 OBOO

OAYAA... (identifiée aujourd'hui comme JUPITER): 940.1024 OOBO

OAYAA ...(Cette planète n'existe pas, sa déduction se fiten partant des influences gravitationelles de MERCURE et de VENUS: masse estimée: 2,6.1024 OOBO.

Un OOBO - Unité de Masse- équivaut à 1,733 kilogrammes-masse

On pouvait donc écarter les trois premières Planètes dont la masse paraissait excessive pour abriter les êtres biologiquement humains. Les températures de celles-ci (comme on a pu le vérifier par la suite) ne paraissaient pas non plus être les plus aptes pour le développement biogénétique des êtres pluricellulaires. 

Comme vous avez pu le constater tout au long des paragraphes précédents, les erreurs de nuances en analysant l'épisode de réception de ce message furent assez graves.

En arrivant sur Terre, nous avons eu conscience de toutes ces erreurs compréhensibles. En premier lieu, nous avons pu éclaircir la véritable origine du signal. Il ne s'agissait pas, comme nous le croyions, d'un message interplanétaire envoyé par une Civilisation Terrestre, mais d'un fragment de conversation codé envoyé par un navire de nationalité Norvégienne qui, entre le 4 et le 8 février 1934 émit ce message quand il se dirigeait vers Terre Neuve.

Des scientifiques de cette nationalité experts en électronique, appelée alors TSF, essayaient des équipements de haute fréquence pour démontrer la viabilité des communications par réflexion ionosphérique. (A ce moment-là vous ne connaissiez par encore des techniques qui sont maintenant familières aux ingénieurs terrestres). Une partie du signal arriva par hasard jusqu'à notre Planète.

L'émission mit 14 ans pour arriver sur UMMO, car les ondes électromagnétiques se propagent par une géodésique qui, considérée dans l'espace à trois dimensions, est une ligne.

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L'UMMOAELEWE ORDONNE L'ÉTUDE ET L'EXPLORATION DE SYSTÈME ÉMETTEUR

Immédiatement notre UMMOALEWE ( nous appelons ainsi notre Conseil au Gouvernement Central composé de trois personnes) ordonna la mise en place d'études pour l'exploration directe de ce système planétaire. Le processus que nos spécialistes en WADOOXIAA OEMM (on pourrait le traduire comme le déplacement entre les Astres) doivent suivre pour une de ces explorations transcendantales, présente une complexité inimaginable pour vous.

 En premier lieu la Distance mesurée dans l'espace temps tridimensionnel classique est si énorme que dès le départ on rejette toute tentative de réaliser le voyage sur l'axe "droit" qui sépare les deux planètes.

Un vaisseau qui atteindrait même 118.000 kilomètres seconde (vitesse maximum conseillée pour ces déplacements) et qui se dirigerait sur la trajectoire supposée droite que suit la lumière jusqu'à cette Planète, mettrait plus de trente ans à arriver.

Et même si l'on pouvait résoudre le problème ardu qui consiste à posséder une source énergétique suffisamment puissante pour accélérer le vaisseau jusqu'à une vitesse proche de celle de la lumière, dans laquelle le véhicule augmenterait sa masse relative jusqu'à une valeur fabuleuse, quatorze ans de voyage représentent une durée excessive pour un groupe d'explorateurs.

Il est très difficile de vous expliquer le système utilisé par notre Science et Technique pour résoudre le problème, mais nous allons essayer de vous le résumer en quelques paragraphes.

LE WAAM SELON LES COSMOLOGUES D'UMMO

En premier lieu nos frères spécialisés en Cosmologie savent depuis longtemps que le WAAM (Traduisez par Univers) n'est pas simplement un espace continu de quatre dimensions (les trois dimensions plus le temps).

Le WAAM RÉEL est un complexe pluridimensionnel, nous n'en connaissons que dix dimensions.

 Bien que vous puissiez imaginer que nos sens ont seulement accès à TROIS de ces dimensions (ESPACE PSYCHOLOGIQUE) et au TEMPS, ceci obéit à une simple évaluation faussée du concept psychologique de PERCEPTION.

Le monde extérieur que nous connaissons est une illusion élaborée par notre cerveau. Quand une fréquence électromagnétique nous apparaît comme une belle couleur, si sa valeur baisse (exprimé en cycles/seconde), elle est alors captée par nos organes nerveux en reproduisant une sensation totalement différente: "LA CHALEUR".

Les différentes dimensions de la nature apparaissent camouflées avec des perceptions différentes. Ce que nous appelons "MASSE" est en réalité la perception illusoire d'un autre groupe de dimensions.

LES PARTICULES SOUSATOMIQUES DANS LA PHYSIQUE D'UMMO

En étudiant la véritable nature des corpuscules ou entités que vous appelez PROTONS, MÉSONS, NEUTRONS, ÉLECTRONS, nos scientifiques ont découvert qu'en réalité il s'agissait de petites déformations de l'espace appelé à tort TRIDIMENSIONNEL dans l'axe d'autres dimensions.

Imaginez un drap étendu; ceci serait la comparaison de l'Espace TRIDIMENSIONNEL que nous appellerions "VIDE". Si maintenant nous faisons un petit creux ou déformation dans le drap, ce creux pourra représenter la masse du proton ou parfois du MUON en fonctions de l'axe dans lequel s'est exercé la déformation, comme la grandeur ou profondeur du creux.

Ainsi, si vous vous situez en regardant le drap par une face, vous verrez une concavité (proton) mais si vous le regardez à l'envers, vous l'interprèterez comme une convexité ou protubérance (antiproton).

De plus si vous situez vos axes à partir de différentes perspectives, cette déformation peut vous paraître plus ou moins oblique, c'est à dire exercée en différents axes ou dimensions, vous semblant être telle fois un "neutron" et telle autre fois ce que vous appelez Particules sousatomiques.

En un mot l'interprétation d'une telle particule dépendra du système de référence dans lequel se situe l'observateur.

Ceci est la raison pour laquelle les PHYSICIENS de la Terre sont si perplexes en découvrant des centaines de corpuscules atomiques dont la série ne semble pas avoir de fin. En réalité vous être en train de poursuivre des fantasmes. Quelque chose comme si vous essayiez de chasser les multiples reflets projetés sur les murs par un simple cristal de polyèdre frappé par la lumière du soleil.

Ceci n'est pas une critique de la recherche terrestre dans le domaine de la Physique Quantique et Nucléaire quand vous analysez les différentes caractéristiques de ces corpuscules, mais tout simplement du fait que vous les considérez comme des entités différentes.

CHANGEMENT DE DIMENSION OU CHANGEMENT D'AXE TRIDIMENSIONNEL

C'est bien la permutation d'un corpuscule en un autre, chose que vous avez déjà observé selon nos nouvelles, mais que vous ne savez pas encore contrôler. Ce n'est ni plus ni moins qu'un qu'UN "CHANGEMENT D'AXE" c'est à dire UN CHANGEMENT DE DIMENSION.

Quand la masse d'un proton disparaît devant vous pour se convertir en Énergie, ce qui est arrivé en réalité c'est que son AXE a subi un tour de 90 degrés AXIALEMENT à une dimension classique de l'Espace. Mais ceci est valable pour vous et votre système de référence car pour un autre observateur situé dans la perspective de la quatrième, cinquième ou sixième dimension, ce qu'il observera est précisément le phénomène contraire, que l'Énergie se concentre pour former une particule qu'il appellera aussi "Proton".

En réalité vous êtes en train de vivre dans vos laboratoires de Physique ce qui a tant été rêvé aussi bien par les physiciens terrestres que par les auteurs de science-fiction: c'est-à-dire le "PASSAGE A LA QUATRIEME DIMENSION". Un peu comme cette phrase que vous utilisez si judicieusement: parler en prose sans le savoir.

Au moment où vous réussirez à contrôler, comme nous l'avons fait, l'inversion homogène de toutes les sousparticules du corps humain ou d'un objet quelconque, ceci devra être interprété comme le passage d'un système référentiel de l'espace tridimensionnel à un autre également tridimensionnel mais distinct du premier.

En réalité c'est moins fantastique que ce que vous pouvez imaginer et à partir de là, différent de tout ce qui a été rêvé par les écrivains futuristes de la Planète Terre.

" USAAGIXIOO " CONDITIONS ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE

Il faut vous expliquer un troisième concept pour que vous puissiez comprendre le principe de nos VOYAGES à travers la Galaxie.

L'espace qui sépare les différentes accumulations galactiques du WAAM (COSMOS) ne doit pas être interprété avec la comparaison simpliste d'un drap étendu et plat, mais plutôt avec ce même drap ondulant au vent, ondulations qui, si nous sommes logiques avec cette image didactique, se produisent dans une "Quatrième, cinquième, etc. ..dimension".

L'origine de telles ondulations est extra cosmologique, produite par un WAAM (COSMOS) jumeau, mais ceci est le moins important dans cette explication. Ce qui est sûr, c'est qu'elles se produisent et qu'elles facilitent les Voyages Extra Planétaires, même se cela peut vous paraître étonnant.

Imaginez deux tâches d'encre situées sur le drap à 10 cm de distance: ceci serait la trajectoire que devrait suivre un astronef, ou la lumière, qui partirait de la première tâche jusqu'à la seconde.


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Si maintenant je plie le drap suivant un axe qui coupe perpendiculairement le plan médian de la distance qui sépare les deux tâches, il est certain qu'en plus de cette distance (celle que les mathématiciens appellent Géodésique) il en existera une autre plus courte qui, en sortant de la surface du drap, traverse l'espace aérien qui sépare ces deux points.

De plus vous pouvez observer qu'une telle distance est axiale par rapport à une distance qui tombe en dehors de l'Espace Tridimensionnel représenté par le tissu du drap. L'unique voie pour réussir à nous situer dans un cadre tridimensionnel de référence qui ne soit pas celui de la propre toile du drap qui nous sert d'exemple, sera d'orienter nos propres corpuscules subatomiques vers un AXE différent; exprimé en langage physique de la terre: permuter les particules subatomiques avec un contrôle homogène et rigoureux.

Pour des raisons évidentes, nous ne pouvons vous expliquer aucun aspect technique de ce procédé, que d'autre part vous n'êtes pas loin d'atteindre bien que nous souhaitions ardemment qu'il soit appliqué beaucoup plus raisonnablement que l'énergie nucléaire.

POSSIBILITÉS DU VOYAGE INTERSTELLAIRE, SES CONDITIONS

Dans ces conditions un voyage interstellaire n'est pas quelque chose que nous puissions faire à notre guise; il dépend, comme vous avez pu le comprendre, de ce que nous appelons les conditions "USAAGIXOO" isodynamiques de l'espace (exprimés sous une forme compréhensible pour vous). En un mot les plis de l'espace permettent le rapprochement de deux astres de manière telle que le voyage soit possible.

Mais ces ondulations ou plis de l'espace sont "APÉRIODIQUES", ils ne subissent pas une loi déterminée. On peut les prévoir à court terme mais avec de grandes marges d'erreur. Par exemple en ce moment (janvier 1967) nous savons que l'un de ces intervalles favorables approche, la marge d'erreur s'étend de décembre à mars des deux années 1966-67. Les prédictions et leur technique sont plus difficiles que ce que peuvent être pour vous celles du temps météorologique ou bien des tâches et des tempêtes solaires car de telles perturbations n'obéissent à aucune loi connue et malheureusement leur source est le UWAAM (ou ANTI-COSMOS) et elle ne nous est absolument pas accessible.

Néanmoins le voyage fut rapidement possible. Après 193 XII (Xii est une rotation ou "JOUR" de UMMO), les conditions furent favorables pour la première exploration; 24 hommes partirent pour ce système Planétaire à l'intérieur de deux OAUOLEEA UEUA OEMM (c'est ainsi que nous nommons les véhicules de forme lenticulaire qui se déplacent en dehors de notre atmosphère).

Comme nous continuerons à vous le relater dans le prochain rapport, ce voyage fut essentiellement exploratoire et le premier objectif couvert fut NEPTUNE, ensuite la planète MARS et enfin la TERRE mais sans atterrissage.

DÉTAILS DU PROCHAIN RAPPORT

Les notes que nous vous enverrons relateront les vicissitudes encourues par le second groupe qui a atterri près de la ville de DIGNE (France, le 28 mars 1950), en étant confronté à une civilisation dont nous ignorions le langage et les techniques les plus fondamentales, le processus d'apprentissage, les angoissantes méthodes de défense improvisées les premiers jours pour ne pas tomber aux mains des Autorités Françaises, les motifs qui nous amenèrent à enfreindre vos lois en recourant au vol pour obtenir du papier monnaie, (argent qui fut restitué par la suite), tout cela mérite sans doute d'être dit pour fonder une première tentative d'élaboration des premières relations entre les deux planètes.

Lettre 2

date: 30 janvier 1967

PREMIÈRE ARRIVÉE A PROXIMITÉ DE LA TERRE.

Le 7 janvier 1949, après l'exploration de Neptune et de Mars par nos frères déplacés dans deux OAUOLEA UEWA OEMM (Nefs spatiales), celles-ci arrivent à proximité d'une nouvelle OOYAGAA pourvue d'une atmosphère beaucoup plus dense que celle enregistrée sur l'astre antérieur.

La première exploration fut réalisée en orbite hélicoïdale sur une trajectoire elliptique dont le périgée était distant de 337 kilomètres de la Terre et l'apogée de 398 kilomètres.

EXPLORATION DE NEPTUNE

Durant l'exploration de Neptune on avait déjà reçu une grande gamme d'émissions radioélectriques de la Terre qui permit à nos frères d'identifier cette Planète.

La présence de vie supérieure sur celle-ci était donc évidente. Aucune autre source d'émission ne fut identifiée et l'on en déduisit raisonnablement que le reste des OYAA (astres froids) liés gravitatoirement au OOYIA appelé par vous SOLEIL, n'avait pas de formes biologiques intelligentes ou tout au moins dotées de techniques développées. Ce dernier raisonnement amena les explorateurs à se diriger vers une OOYAA qu'ils codifièrent avec la dénomination , c'est-à-dire la planète MARS.

EXPLORATION DE LA PLANÈTE MARS

Ce premier examen réalisé à une hauteur de 290 KOAE (2523 kms). Un KOAE équivaut à 8,7 kilomètres approximativement, révéla l'absence d'une atmosphère suffisamment dense pour permettre le développement extérieur d'êtres pluricellulaires complexes. Les trous de multiples impacts de météorites et la structure cristalline du sol étudiée par nos instruments de sondage à distance, révélèrent l'absence d'une vie bactériologiquement active et productrice de la décomposition du sol, tout au moins dans les petites zones qui ont été explorées.

Postérieurement nous avons découvert sur cette OYAA non seulement des formes protéiques et aminoacidées mais aussi des êtres unicellulaires et pluricellulaires végétaux simples. Vous ne tarderez pas à les découvrir.

EXAMEN ET EXPLORATION DE LA TERRE

Le programme strict d'examen de cette OYAA habitée commença à être mis en application.

Avant tout la rationalisation des mesures pour la fuite en cas d'attaque nous obligea à maintenir une très grande vitesse de translation qui nuisait à la précision des observations. Il semblait évident que l'OOYAGA (astre du carré) enregistré par notre "UMMO" était précisément celui que nous étions en train d'analyser (je m'explique au pluriel en me référant à mes frères car MOI j'étais sur UMMO).

PREMIER EXAMEN DE L'ÉCORCE TERRESTRE PAR LES UMMITES

Les nuages cumulus abondants à cette date sur le continent américain et sud-asiatique, nous empêchèrent d'observer avec netteté le dense réseau de communications (identifié par la suite comme pistes et voies ferrées alors qu'une première identification erronée avait fait penser à des canalisation tubulaires). Ceci nous permit d'évaluer par une première estimation votre degré de civilisation technique (nous n'avons plus depuis longtemps de réseaux routiers).

Votre premier aéronef fut détecté à proximité d'un archipel qe nous avons par la suite identifié comme étant les îles Bahamas. L'image fut agandie dans le laboratoire de bord et ses caractéristiques morphologiques furent analysées. Ceci fut le premier élément indicateur du niveau technologique que nous pûmes obtenir.

Durant les 86 UIW que dura l'analyse (on put descendre à une hauteur de 0,62 KOAE (5394 métres) sur une zone identifiée ensuite comme étant le sud-ouest de la République Helvétique (Suisse), on capta des images de centres urbains et industriels ainsi que des nœuds ferroviéres, concentration de flore, structures flottantes sur l'océan Atlantique et des fragments de cours d'eau et de multiples échantillons de gaz atmosphériques à différents niveau d'altitude.

PREMIÈRES IMAGES D'UN HUMAIN OBTENUE DANS CETTE EXPLORATION

Nous conservons encore comme curiosité historique l'image obtenue de celle de la ville de Montreux (Suisse) sur laquelle on voyait les premiers individus humains captés par nos équipements. Les traits confus n'empêchèrent pas cependant l'analyse des éléments physiologiques fondamentaux et la morphologie du vêtement.

A cette époque il fut impossible d'étendre l'intervalle d'exploration si vous l'on voulait revenir sur UMMO avant que les conditions ISODYNAMIQUES de l'espace ne reviennent à une phase défavorable.

Pas une seule fois nos UEWA (NEF) ne prirent contact avec l'écorce terrestre.

ANALYSE SUR "UMMO" DES DONNÉES RECUEILLIES SUR TERRE

L'impact que produisit sur notre société la nouvelle de l'identification de la civilisation d'OYAAGA (votre planète) fut véritablement émouvante.

Nos techniciens se consacrèrent immédiatement à un examen soigneux des éléments objectifs obtenus (échantillons d'air, images optiques, phénomènes captés par voie radioélèctrique) ainsi que les rapports subjectifs des frères qui composaient cette première expédition.

ÉTUDE ET HYPOTHÈSES DE LA STRUCTURE SOCIALE ET DEGRÉ DE CIVILISATION

Il était nécessaire de nous forger, avec des faits abondants mais sans doute insuffisants, une première image probablement déformée de la structure sociale et du degré de civilisation.

Cette conception primitive que nous avions eue alors est aujourd'hui très éloignée à la vue de notre perspective actuelle. Mais je désire vous donner à titre de curiosité l'idée que nous avions eue à cette époque de ce que pouvait être la civilisation terrestre. Les erreurs furent nombreuses mais malgrè cela l'ébauche réalisée présenta de nombreux points concordants avec la réalité.

ÉTUDE DES IMAGES DES HUMAINS ET DE LEURS VÊTEMENTS

En premier lieu on disposait de trois images correspondant à des êtres humains. La première et la plus complète montrait des individus de sexe different déambulant entre des structures édifiées. L'analyse soigneuse, même si elle empêchait de distinguer les traits faciaux, n'offrait pas de doute d'identification sexuelle grâce à la localisation des seins féminins sur quelques silhouttes. Mais il était impossible de distinguer de petits détails dans l'habillement.

Nous découvrîmes également que les YIE (femme dans notre langue) se caractérisaient par une abondante pilosité crânienne, bien qu'il puisse s'agir d'une quelconque perruque fibreuse sur la tête. Malheureusement sur quelques images d'YIE qui étaient clairement différenciées par le buste, celles-ci se couvraient les jambes comme les hommes, ce qui avait introduit une polémique sur la différenciation des vêtements des deux sexes. Cette analyse était très importante car nos frères, sélectionnés pour se déplacer jusqu'à la Terre, devaient être pourvus d'EEUE (vêtements) semblables à ceux des Terrestres pour passer inaperçus.

Malheureusement, il ne nous fut pas possible de déteminer ni la composition de ceux-ci (nous ne sûmes pas s'il s'agissait de tissus fibreux jusqu'à notre arrivée) ni les plus essentiels détails de leur confection.

DÉBAT SUR LA ZONE D'ATTERRISSAGE DE NOS FRÈRES

Un second point qui fut très débattu fut celui de la zone la plus apte parmi celles explorées pour la descente de nos frères. Il devait s'agir d'une zone dépeuplée, mais non désertique car sinon tout contact prudent avec les habitants aurait été impossible.

Ceci, de votre point de vue, parait très simple car il suffisait d'éxaminer les UULAYA (Images captées) topographiques et ensuite de sélectionnner un environnement géographique semi-sauvage. Mais nous ignorions à cette époque si les hommes de la Terre vivaient dans des "fourmillières" souterraines. N'oubliez pas que nous, nous concentrons les villes et les constructions à l'air libre uniquement quand il s'agit de ce que vous appelez installations industrielles. Pendant que le reste vit dispersé dans les XAAUI (maisons émergentes) qui peuvent se "replier" sous terre.

De plus d'autres planètes habités concentrent les êtres humains dans de grandes colonies souterraines. En était-il de même pour cette OYAAGA ( Planète Terre) ?

QUESTIONS SUR LES CHEMINÉES ET LES CIGARETTES

Les constructions que nous savons aujourd'hui correspondre à vos maisons ont été identifiées au début comme étant des usines. Mais ce qui nous a le plus intrigué, ce furent les images obtenues de longs tubes verticaux situés dans toutes ces constructions, des tuyères situées dans les véhicules que purent capter nos caméras, celles-ci expédiant des vapeurs et aérosols (fumée) de couleur sombre. Vous ne pouvez imaginer la stupeur que nous causa quelque chose qui vous est familier; l'analyse spectrale de tels gaz présentant une forte dose d'oxyde de carbone, de goudrons et d'hydrocarbures.

Nous avons imaginé alors que les organismes physiologiques des terrestres ne pouvaient pas vivre dans une atmosphère d'oxygène et d'azote sans les gaz cités antérieurement et c'est pour cela que vous les ajoutiez à l'air envirronnant pour le rendre le plus respirable. Ceci nous avait rempli d'inquiétude car nous pensions aux conséquences que pouvait avoir pour nous un tel climat artificiel.

Une fois arrivés sur Terre, comme nous vous le raconterons plus loin, notre hypothèse fut corroborée en vous voyant avec ces cylindres de tabac que nous avons interprété au début comme des générateurs de gaz pour la respiration ; en nous émerveillant encore plus en observant que les enfants et d'autres individus ne les portaient pas.

SÉLECTION DE LA ZONE DE DESCENTE

Je vous disais que de fortes discordances avaient surgi parmi les techniciens au moment de sélectionner la zone terrestre où devait se réaliser la descente des expéditionnaires car nous risquions, en choisissant l'endroit apparemment le moins peuplé de nous situer précisémment au sein d'une concentration souterraine et d'être ainsi détectés et même détruits par vous.

L'étude détaillée des images correspondant à divers aéronefs nous donna un indice de votre niveau technique. Quelques uns avaient encore une traction aérodynamique par hélice. Nous avons examiné soigneusement les soudures réalisées entre les couches de métal (nous ne savions pas encore qu'il s'agissait d'un alliage d'aluminium) et les structures de quelques mécanismes auxiliaires de ces aéronefs.

DONNÉE CONFUSE : LA MULTIPLICITÉ DES LANGUES

Il y eu un élément qui nous fit concevoir une idée totalement aberrante par rapport au réseau social terrestre. On avait enregistré plusieurs centaines d'émissions radioélectriques provenant de nombreux points de cette planète et ce, dans une gamme de fréquences très étendue.

Ainsi nous pûmes constater avec surprise l'énorme multiplicité linguistique et nos spécialistes en techniques acoustique, en classant les langues qui présentaient une homogénéité dans les phonèmes, en ont quelques fois identifié deux ou trois comme étant une seule langue.

Notre attention fut fortement attirée par le fait qu'une grande partie des émissions, captées par rapport à des longueurs d'ondes métriques, présentaient le même type de langage binaire (impulsions courtes, implusions longues) déjà capté dans le premier message.

Mais en essayant de le traduire de la même manière que le premier nous nous rendîmes compte de notre erreur. Quel pouvait être le véritable code utilisé par vous? On arriva à une conclusion: les habitants des OYAAGA (planète Terre) utilisaient une multitude de langages locaux et pour mettre en relation les differentes communications, vous deviez logiquement utiliser un langage international unique basé en sifflements courts et longs dont le code était encore indéchiffrable pour nous.

Plus tard nous avons constaté qu'une telle hypothèse était très simpliste car le code MORSE sert de véhicule à de nombreuses langues et pour compliquer encore plus le panorama, nous avions capté aussi des émissions vidéo de Télévision. Mais nous ignorions que de telles fréquences étaient porteuses d'une image. Comme nous les interprétions acoustiquement et qu'en plus toutes celles enregistrées provenaient d'Amérique du nord, nous avons pensé que dans cette zone on parlait trois langues dont la dernière (signaux vidéo) n'avait pas la moindre ressemblance avec les autres.

L'énorme anarchie linguistique (compliquée davantage par nos erreurs d'interprétation) ajoutée à l'immense gamme de différences techniques observées avec les multiples équipements et constructions des différentes zones de la planète, nous remplirent véritablement de perplexité.

Il était impossible ainsi d'avoir un panorama cohérent de ce que pouvait être la Civilisation Terrrestre.

  •  
  • ÉTUDE DE LA COMPOSITION ATMOSPHÉRIQUE TERRESTRE

    Par contre, la composition atmosphérique obtenue par divers échantillons en divers points de l'OYÂ et à diverses altitudes, nous montra que nous pouvions descendre sans l'aide d'équipements auxiliaires de respiration.

    POINT CLEF : CONNAÎTRE LA STRUCTURE DES MOLÉCULES PROTÉINIQUES

    Mais il restait à résoudre la TRÈS IMPORTANTE question de la structure énantiomorphe des molécules protéiques. Étaient-elles dextrogires ou lévogires ?

    Si les molécules biologiques des êtres et aliments étaient l'inverse des notres, il serait impossible pour nos organes digestifs de les assimiler et nous serions condamnés à la faim si nous n' apportions pas nos propres aliments. Il fallait donc doter les expéditionnaires d'autres équipements auxiliaires pour purifier l'eau au cas où elle aurait des sels toxiques en suspension, peut-être assimilables par les habitants d'OYAGAA (TERRE) mais pas par nous.

    POLITIQUE À SUIVRE AVEC LES TERRESTRES

    La politique à suivre avec vous fut soigneusement élaborée. Défense violente en cas d'attaque Initiation de contacts officiels si nous étions détectés et contrôlés pacifiquement. Neutralité absolue et essai avec toutes les techniques à notre portée de passer inaperçus. Conduite à tenir dans le cas où il serait impossible de passer inaperçus des Terrestres.

    On installerait alors un observatoire souterrain dans la zone rurale idoine et sous terre on étudierait les méthodes et les techniques d'observation les plus accessibles.

    Même sur ce point nous nous sommes trompés comme nous le verrons plus loin, car nous nous sommes aperçus avec stupeur qu'il était parfaitement possible de nous mélanger à vous sans provoquer d'étonnement.

    LANCEMENT DU PROGRAMME D'EXPÉDITION

    Immédiatement, le programme des préparatifs fut mis en œuvre. les personnes qui composeraient cette première expédition furent dès le début soigneusement sélectionnées.

    Parmi les six retenues, il y avait seulement deux YIEE (femmes). Tous apprirent de longs fragments des différents langages captés (en ignorant totalement leur signification) ; simplement pour familiariser l'EESEE OA (subconscient) avec la structure phonique des codes d'expression acoustique terrestre. Ils purent examiner tout le matériel informatif capté et ils se familiarisèrent avec les formes végétales multiples dont les images étaient les plus nettes de la flore terrestre aperçue. Peu de choses en vérité pour quelques OEMII qui allaient être confrontés à un Monde inconnu.

    (Dans un prochain rapport je vous ferai une synthèse historique de notre second voyage et de la decente des premiers frères).

    Nous savions que si vous aviez atteint un certain degré de civilisation, vous détecteriez instantanément notre présence. Au cas où cette présomption serait fausse, s'imposerait alors le critère de ne pas manifester ostensiblement notre présence.

    Si nous désirons étudier une Civilisation dans toute sa pureté, notre présence devrait éviter de provoquer des perturbations sociales, des dynamismes anormaux dans les moyens techniques de défense, détection et interception ainsi que de sérieuses perturbations dans les moyens de communication relatifs au probable réseau d'informations. Un réseau social ainsi déformé ou perturbé par la présence d'êtres étrangers ne peut être étudié analytiquement dans toute sa pureté. Vous trouverez une comparaison avec un spécialiste des bactériologies qui désire par exemple étudier une nouvelle souche de...

    Il ne devra pas perturber le bouillon de culture avec de nouveaux germes qui altèreraient le processus biologique des premiers. S'il le faisait, devant le champ de son microscope, les formes élémentaires de conduite de ces microorganismes seraient anormales.

    Lettre 3

    UMMOAELEWE
    Langue : Espagnol
    Date: 12 -2-1967

    DESCENTE SUR OYAAGAA (TERRE) DE NOS FRÈRES. 

    Les six OEMII ( personnes) qui partirent la première fois pour cette Planète furent:

    OEDEE-95 / fils de OEDEE-91: "DIRECTEUR DES EXPÉDITIONNAIRES"
    Spécialiste de BAAYIODUII (BIOLOGIE), il était âgé de 31 ans terrestres. Directeur des expéditionnaires. Actuellement il occupe la fonction de OGIIA (CHEF) de coordination des frères d'UMMO déplacés ici.

    UURIO-79 / fils de IYIA-5 : " EXPERT EN PSYCHOBIOLOGIE HUMAINE"
    Expert en BIIEUIGUU (Psychobiologie humaine), âgé alors de 18 ans terrestres. (Le seul de cette première expédition qui est encore sur cette planète). (NdR :en 1967))

    INNOO-33 /fille de INNOO-29. : "EXPERTE EN PHYSIQUE DE LA STRUCTURE DE LA MATIÈRE"
    Experte en OOLGAA GOO (physique de la structure de la matière), âgée alors de 18 ans terrestres.

    ODDIOA-I / fille de ISAAO- I32: "EXPERT EN COMMUNICATION"
    Spécialisée en AYUU WADDOSOOIA (communications) âgée de 78 ans terrestres.

    ADAA-66 / fils de ADAA-65: "EXPERT EN SOCIOLOGIE"
    Technicien en AYUYISAA (sociologie), âgé de 22 ans. Le seul de nos frères qui est décédé sur Terre,
    Il est mort le 6 novembre 1957 en Yougoslavie, victime d'un accident. (On ne put récupérer son corps).

    UORII-19 / fille de OBAA-7, : "EXPERTE EN PATHOLOGIE DU SYSTÈME DIGESTIF"
    experte en pathologie du système digestif , agée de 32 ans. 

    DONNÉES SUR LE DÉPART DES EXPÉDITIONNAIRES D'UMMO

    Je me souviens encore des images du départ que j'ai moi-même vu sur l'écran hémisphérique de mon UULODASAA BII (salle semi-sphérique qui, dans nos SAABI ou maisons, nous sert pour contempler des images à distance). Il ne serait pas très exact de le comparer aux équipements de Télévision Terrestre.

    Trois OAUOOELEA UEUA OEMM (Nefs de forme lenticulaire pour les voyages Galactiques) partirent de notre UMMO avec comme destination l'OYAGAA (Planète Terre).

    En ce qui concerne le moment le plus favorable pour le départ, là aussi nous n'eûmes pas beaucoup de chance. On prévoyait la possibilité que quelques XEE (années d'UMMO) plus tard, les conditions ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE seraient exceptionnellement favorables (en 1952 nous aurions pu arriver sur Terre en réalisant le voyage en moins de 30 000 UIW (NdR: 64 jours), grâce à la distance incroyablement courte qui se produisit à cette époque là). Mais la probabilité que de telles conditions se produisent fut évaluée avec un niveau suffisamment bas pour que les décisions de départ soit prise à l'avance.

    LETTRE DE PRÉSENTATION DES EXPÉDITIONNAIRES D'UMMO

    Les expéditionnaires portaient un message avec des instructions complexes qui pouvaient permettre une transcription relativement rapide en langues terrestres, dirigée par le CONSEIL GÉNÉRAL D'UMMO au CONSEIL ou CHEF des habitants de cette Planète, pour le cas où les terrestres intercepteraient nos frères.

    Cette lettre, imprimée sur une lame de GUU (alliage de fer, carbone et hormovanadium) avait une série d'images idéographiques, représentant des attitudes et des gestes humains, combinés avec des figures géométriques et des chiffres en système binaire.

    L'interprétation de son contenu par les experts en philologie et sémantique terrestre n'aurait pas été difficile en permettant ainsi la probable première communication de nos expéditionnaires avec ce que nous supposions être le GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DE OYAAGAA (Planète Terre). 

    L'équipement qui devait être transporté par le groupe expéditionnaire était complexe mais réduit au niveau du volume et de la masse.

    LE BAAYIODIXAA UUDI, FACTEURS CONDITIONNANT L'ÉQUILIBRE BIOLOGIQUE

    Nous ne connaissons pas la valeur du coefficient BAAYIODIXAA UUDIII (intraduisible)

    Lla science biologique terrestre n'a pas encore développé ce concept si important.

    Il s'agit d'une formule qui exprime les conditions d'équilibre biologique qui se mesurent dans un milieu donné. Chaque OOYAA (Planète) possède des conditions particulières qui permettront ou non l'existence d'un cycle biologique du carbone dans sa troposphère.

    Le développement biogénétique de la morphologie des animaux et végétaux sera fonction d'une série de constantes physiques.

    Ce développement biogénétique n'est pas une conséquence du simple "HASARD", même si celui-ci intervient à un degré non négligeable aux niveaux sousatomiques dans le développement des gènes. Ce qui fait que la forme et la structure physiologique des espèces varieront considérablement d'une planète à l'autre, et ce d'autant plus si la constitution cellulaire de l'être vivant est simple. 

    Ainsi, non seulement les espèces de virus filtrables d'UMMO sont totalement différentes de celles de la Terre, mais même au niveau des animaux pluricellulaires complexes, il est presque impossible de trouver de grandes analogies avec les espèces connues terrestres.

    PARAMÈTRES QUI CONSTITUENT LE BAAYIOOIXAA UUDII:

    La formule qu'exprime le "BAAYIOOIXAA UUDII" est une fonction complexe dans laquelle sont intégrés une multitude de paramètres comme:

    Accélération de la Gravité, ozonisation de l'atmosphère, Intensité de radiation Gamma, Pression et composition atmosphérique, Spectre et radiation solaire, Cycle gravitationnel d'éventuels satellites et des planètes voisines, Gradients électrostatique atmosphérique, Courants électriques telluriques, etc, etc...

    qui, avec la composition (en pourcentage) des éléments chimiques de l'écorce de la Planète, permet de prévoir qu'elle sera l'orientation évolutive des être vivants indépendamment d'autres facteurs qui peuvent l'altérer comme par exemple des radiations qui provoquent des mutations et auto-sélections par l'influence imprévisible du milieu.) 

    Cette formule ou coefficient est d'une importance transcendantale quand il s'agit d'analyser la possibilité d'un voyage interplanétaire. Mais malheureusement, il n'est pas facile de connaître sa valeur exacte sans une étude laborieuse "in situ".

    Sans elle, les explorateurs risquent de s'introduirent dans un milieu biologique adverse dans lequel ils peuvent être victimes non seulement de maladies infectieuses et contre de tels germes l'organisme - déjà adapté à un autre environnement - n'a pas les plus élémentaires défenses, et, s'il n'y a pas les moyens prophylactiques convenables, l'OEMII peut périr irrémédiablement à partir du moment où la carence de l'équipement protecteur de l'épiderme et organes externes expose ceux-ci à l'influence du nouveau milieu.

    ÉQUIPEMENTS PROTECTEURS DES EXPÉDITIONNAIRES.

    Ces équipements protecteurs sont différents des scaphandres spatiaux que vous utilisez pour l'exploration extérieure et sous-marines.

    L'individu est doté d'un NOUVEL ÉPIDERME PLASTIQUE qui permet la transpiration en empêchant en même temps l'infiltration à travers ses pores d'agents chimiques et biologiques.

    Mécanisme OPÉRATOIRE: Au préalable on dispose, près des orifices naturels, une série de dispositifs avec des fonctions adaptées aux nécessités de chaque organe. Ainsi: des capsules placées dans les fosses nasales fabriquent de l'oxygène et de l'azote à partir de la transmutation du carbone pur. De plus: l'Anhydride carbonique est capté par le même dispositif décomposé en éléments basiques: carbone et oxygène sont transmutés (vous dites transmutés, terme qui nous parait incorrect) le premier avec une libération d'énergie qui est utilisée pour le réchauffement de l'épiderme. C'est l'EEWEEGOO.

    ÉQUIPEMENTS DES YEUX ET DE LA BOUCHE:

    Les yeux et la bouche sont convenablement protégés. Ainsi les premiers sont équipés avec un système optique composé par des lentilles de gaz qui, contrôlées par un ordinateur, permettent l'adéquation de la vision, aussi bien dans un milieu atmosphérique que dans le vide des espaces sidéraux.

    ALIMENTATION: Un double tube qui conduit à un équipement situé dans la région lombaire et se termine par un dispositif assujetti à la lèvre inférieure. Le tube est doté, à l'intérieur, de cils mécaniques qui poussent lentement en son sein des capsules qui contiennent divers aliments concentrés. Ces capsules, de section elliptique, sont protégées par une très mince pellicule gélatineuse très soluble dans la salive.

    MÉCANISME D'ACTIVATION: Un signal transmis d'une manière codée par la paupière (en ouvrant et en fermant celle-ci un nombre-séquence de fois) pousse différentes capsules jusqu'à la bouche pour l'alimentation du frère explorateur.

    L'autre conduit transporte un sérum nutritif avec différentes concentrations régulées.

    APPORT D'EAU: L'eau nécessaire est obtenue en grande partie par la propre urine de l'individu (après un processus d'élimination de sels, purification intégrale et durcissement de l'eau chimiquement pure par des carbonates.)

    ÉQUIPEMENT DES OREILLES

    Les oreilles sont pourvues de sondes transducteurs acoustiques excités par un UAXOOAADO (émetteur récepteur par ondes gravitationnelles) qui sert pour transmettre de courts messages parmi les membres du groupe.

    Les messages ou conversations d'une certaine durée se réalisent presque toujours par voie télépathique.

    ÉQUIPEMENT POUR LA DÉFÉCATION:

    Une sonde qui est introduite dans le rectum, au travers de l'anus, recueille les matières fécales préalablement traitées par un courant turbulent d'eau à 38° terrestres avec une succion provoquée par un dispositif fixé sur les fesses. Là elles sont décomposées en éléments chimiques de base. Une partie de ceux-ci est gazifiée et transmutée en oxygène et hydrogène qui serviront pour obtenir synthétiquement de l'eau, liquide qui compensera le cycle urine-eau par ingestion dans ces pertes de transpiration. Le reste de ces éléments est transmuté en iode qui sera expulsé à l'extérieur sous forme gazeuse.

    PROCÉDURE DE DOTATION D'UN NOUVEL ÉPIDERME

    Une fois tous ces dispositifs placés (tous de petits volumes) sur son épiderme, l'individu nu est pulvérisé avec des aérosols protecteurs différents. Tous forment une fine pellicule élastique qui constitue un véritable épiderme protecteur. Le sujet jouit ainsi d'une liberté de mouvement et peut s'habiller avec des vêtements spéciaux et se mouvoir librement au sein d'une atmosphère adverse au point de vue biologique.

    Ce nouvel épiderme (cette nouvelle peau), ne protège pas des effets expansifs de la pression sanguine s'il se trouve par exemple à la surface d'un astéroïde pratiquement dépourvu d'atmosphère.

    ÉQUIPEMENT POUR EXPLORATION SANS PRESSION ATMOSPHÉRIQUE .

    Dans ces cas, l'explorateur n'utilise aucun scaphandre spécial supplémentaire. La couche la plus superficielle est recouverte maintenant par une nouvelle couche élastique métallisée qui, observé avec un dispositif optique de fort agrandissement, présente une structure réticulaire (une authentique maille); les mouvements corporels sont maintenant plus lents à cause de la plus grande rigidité du système mais il n'empêche pas lea mobilité générale de l'OEMII.

    ÉQUIPEMENT COMPLÉMENTAIRE REQUIS POUR TOUTE EXPLORATION.

    En plus de ses équipements individuels, les expéditionnaires sont équipés de dispositifs pour la conversion de l'azote, du carbone, de l'oxygène, de l'hydrogène, de l'eau en hydrates de carbone et autres composants basiques pour l'alimentation d'urgence, à utiliser sur OYAAGAA au cas où les molécules protéiques, aminoacides et esters des aliments terrestres soient inverses de ceux d'UMMO (vous savez tous que chaque molécule organique asymétrique peut adopter deux formes dans l'espace: dextrogyre ou bien lévogyre).

    Il fallait aussi des appareils pour la purification de l'eau et sa synthèse, équipements de sondes, de photographie (nous utilisons d'autres systèmes de fixation des images, donc dans ce cas le mot photographie est incorrect),

    Des équipements XOOIMAA UYII ( sonde géologique),

    Des éaquipements UULUEWAA: dispositif qui permet de capter des sons et prendre des images ou bien de contrôler à distance les différents facteurs physiques du milieu.

    Aainsi que les dispositifs de défense dont nous ne pouvons vous révéler la nature pour des raisons évidentes.

    La dotation était complétée par des détecteurs spéciaux pour la mesure des grandeurs physiques, enregistrement de fonctions géologiques et atmosphériques, équipements de télémétrie, analyse moléculaire et spectrale.

    ÉTUDE DE LA STRATÉGIE À SUIVRE.

    Comme nous vous le disions dans un rapport précédent, on étudia à fond la stratégie à suivre face aux habitants d'OYAAGAA (Planète Terre)

    Nous ignorions les moyens de détection ou contrôle à distance que vous possédiez. Ainsi par exemple pendant notre voyage d'étude que nous vous avons déjà relaté, on a enregistré des émissions d'ondes en 1347 mégacycles et en 2402 mégacycles (que vous appelez ondes décimétriques) et nous ignorions que de telles bandes étaient assignées aux services de radiolocalisation (radars terrestres) et de toute manière nous avions assigné une valeur probabiliste à une telle possibilité. Si malgré tout nos frères n'étaient pas détectés, ils avaient ordre de monter un observatoire souterrain doté d'installations d'urgence pour l'obtention synthétique de l'eau et des dépôts d'aliments basiques laissés par nos UEWA (Nefs).

    De même des installations pour l'obtention synthétique (d'urgence) d'hydrates de carbone et lipides (graisses comestibles) à partir de la transmutation du silicium et aluminium (nous connaissions l'existence des argiles sur la surface terrestre) apporteraient une solution, en dernier recours, au problème de l'alimentation au cas où se prolongerait d'une manière angoissante l'existence forcée si nos OAWOLEA UAWA (vaisseaux) tardaient à venir. 

    A partir de l'observatoire, on commencerait tout un cycle d'études des caractéristiques géologiques, atmosphériques et biogénétiques de cette planète.

    Il était donc impossible de prévoir le tour que prendrait la situation et jusqu'à quel point serait possible l'observation de la structure psychologique du Réseau Social Terrestre.

    Les décisions par rapport à la forme d'action pour étudier les hommes de la Terre devraient être adoptées par les expéditionnaires une fois sur la planète inconnue.

    NORMES QUI RÉGISSENT LE CORPS EXPÉDITIONNAIRE D'OUMO

    Tous nos vaillants expéditionnaires avaient de la famille sur UMMO: 

    OOEOEE-95: 4 enfants. UURIO-79 et ADAA-66: 2 enfants, les autres un enfant chacun. Tous savaient ce à quoi ils s'exposaient; nous connaissions des précédents malheureux où la mort de nos frères fut la conséquence de notre esprit scientifique.

    Nous maintenons sur UMMO une mentalité grégaire si développé qu'il n'y avait pratiquement pas de problèmes graves de discipline dans notre réseau social.

    L'OEMII (homme) peut se sentir humilié quand il doit obéir à un supérieur beaucoup plus jeune que lui ou de sexe opposé, mais il se soumet de bonne grâce, tout en conservant le droit de pouvoir être en désaccord idéologiquement avec son supérieur et le lui exposer chaque fois que son point de vue est argumenté.

    L'OEMII de UMMO est aussi beaucoup plus libre que l'homme terrestre dans les relations hiérarchiques,

    Mais les conditions exceptionnelles exigées dans une expédition interplanétaire demandent un renforcement des critères disciplinaires au niveau des relations entre les membres du groupe expéditionnaire.

    Ceux-ci choisissent librement (une fois sélectionnés en fonction de leurs aptitudes psychosomatiques spéciales) leur conformité avec les sévères normes du groupe. Aucune forme de serment n'est nécessaire, aucune expression solennelle d'obéissance comme certains ordres religieux de la Terre.

    A partir du moment où nous acceptons de nous intégrer au petit groupe de voyageurs, nous savons clairement que notre volonté doit être absolument annulée par celle de notre supérieur, qu'il soit homme ou femme. Nos corps sont entièrement à sa disposition.

    Vous comprendrez que nous allons être immergés dans un monde étranger et peut être même adverse, où l'indiscipline d'un membre peut gravement se répercuter sur les frères expéditionnaires et sur les intérêts scientifiques de l'UMMOAELEWE et sur notre Réseau Social d'Ummo.

    La punition minime d'une transgression peut constituer à nous présenter devant notre supérieur en subissant l'humiliation (très importante pour notre psychologie) d'être totalement dénudé devant lui. Les punition physiques proscrites depuis très longtemps sur UMMO peuvent être appliquées avec une rigueur extrême comme la perte de la Vie.

    Mais ces dernières sanctions n'ont pas été nécessaires depuis notre premier voyage sur Terre.

    PRÉCISION DE L'HORAIRE DE "L'OAWOOLEAIDAA"

    A 4 heures 16 minutes 42 secondes TMG (heure terrestre de GREENWICH), on effectua l'OAWOOLEAIDAA (ce mot est intraduisible en langage terrestre);

    On appelle ainsi l'instant critique pendant lequel le vaisseau interplanétaire UEWAOEMM avec ses pilotes subit une inversion axiale de ses particules sousatomiques ce qui suppose la substitution d'un système référentiel à trois dimensions par un autre.

    Ce changement de dimensions nous est nécessaire pour réaliser un voyage en utilisant la distance réelle la plus courte, différente évidemment de celle que parcourt la lumière dans l'autre système référentiel de l'espace tridimensionnel dans lequel nous vivons normalement.

    PERCEPTION VISUELLE DE L'OAWOOLEAIDAA 

    L'OAWOOLEAIDAA, vue par un observateur qui se trouve sur TERRE, présente des particularités très singulières.

    Par exemple, l'UEWAA (Nef) apparaît soudainement comme surgie du néant ou disparaît automatiquement quand le processus est inverse.

    En réalité la disparition est apparente car le vaisseau continue à exister au sein d'un autre système à trois dimensions.

    Néanmoins un autre vaisseau qui désirerait le poursuivre à l'intérieur du même cadre tridimensionnel non seulement il ne pourrait pas le voir, mais il ne pourrait plus établir de contact avec lui (tant contact mécanique que radioélectrique ou gravitationnel).

    La vive couleur au ton orangé que diffusent nos UEWA est due à une incandescence particulière provoquée artificiellement pour les décontaminer de tous type de germes vivants qui pourraient adhérer à sa surface. Sans adopter cette précaution, ces germes seraient aussi inversés tridimensionnellement et portés sur notre planète avec les conséquences imprévisibles d'ordre biologique faciles à deviner.

    Il y a une autre caractéristique facilement observable: le très fort champ magnétique qui apparaît autour de l'axe de symétrie de nos vaisseaux, (et peut être aussi dans d'autres vaisseaux spatiaux appartenant à d'autres êtres extraterrestres).

    Ce champ magnétique qui atteint de nombreux milliers de WEBBER / m2, n'est pas comme on pourrait l'imaginer, un indice sur le fait que notre système de propulsion soit magnétodynamique.

    Cette forte induction magnétique n'est que l'inversion axiale, d' un angle de 90°, de l'intensité du champ électrostatique produite par un puissant générateur dont la fonction consiste à inverser les particules sousatomiques du vaisseau et de ses passagers.

    SCHÉMA D'IDENTITÉ DES CHAMPS ÉNERGÉTIQUES

    Souvenez-vous que les vecteurs représentatifs des champs gravitationnels, électrostatiques et magnétiques forment un trièdre au sein de l'espace pluridimensionnel. Les trois champs sont en réalité IDENTIQUES;

    C'est notre perception physiologique illusoire, qui leur attribue une nature différente selon leur orientation.


    57-f2

    A l'heure citée, trois de nos OAWOOLEA UEWA OEMM (vaisceaux spaciaux) "apparurent subitement" en un point situé à la hauteur de 7336 métres au-dessus d'un endroit situé à quelques 13 km de la ville française de DIGNE et à 8 km de la localité de "LA JAVIE" (Département des Basses Alpes), non loin de la frontière de la République Cantonale et Fédérative SUISSE.

    DATE ET HEURE DE LA DESCENTE SUR LA PLANÈTE TERRE

    C'était le 28 mars 1950. Les trois nefs descendirent rapidement touchant terre à 4 heures 17 minutes 3 secondes TMG.

    Les pieds extensibles des vaisseaux s'enfoncèrent à peine dans le terrain rocailleux d'un contrefort alpin, non loin de celui que nous avons identifié par la suite comme Pic du CHEVAL BLANC haut de 2322,95 m au dessus du niveau moyen de la mer et non loin du petit cours fluvial de " LA BLEONE".

    Durant quelques 20 UIW (60 mn), personne ne sortit de nos vaisseaux, en attendant une attaque possible; Nos équipements sondèrent dans un rayon de 800 mètres l'émission possible de radiations infrarouges provenant d'être humains. Une grande nébulosité empêchait à ces heures de la nuit la vision directe des alentours.. Les images obtenues avec la gamme d'ondes de 740 millimicrons permirent néanmoins de visualiser les alentours.

    Des plantes d'une morphologie étrange croissaient dans les environs. La morphologie érodée du terrain permettait de reconnaître quelques accidents accusés comme le lit de la rivière citée (BLÉONE). Jusqu'au matin suivant l'on ne parvint pas à identifier la nature d'un groupe de lumières blafardes qui apparaissaient en trois points définis dans le lointain.

    PREMIÈRE SORTIE DE QUATRE FRÈRES

    Rassurés parce n'apparaissait aucune trace détestable d'êtres humains dans les environs, quatre de nos frères non expéditionnaires descendirent, parmi les trente six qui composaient la dotation totale des trois nefs. Ils étaient munis d'équipements protecteurs et de dispositifs de défense. L'une des UEWA se maintenait suspendue à 30 centimètres du sol pour couvrir leur retraite en cas d'attaque.

    Par couples, ils se consacrèrent pendant 10 UIW (30 mn) à l'exploration des environs, sondant continuellement le sol pour détecter d'éventuels bruits souterrains provenant d'installations humaines dans le sous-sol. De telles précautions peuvent vous paraître ingénues, mais pour nous, à cette époque là, l'hypothèse de l'habitat souterrain des êtres humains n'était pas encore écartée, loin de là.

    Néanmoins l'endroit paraissait désertique. Furent recueillis du sol quelques insectes et arrachées quelques espèces végétales identifiées ensuite selon la classification botanique de la Terre comme:"Valériana celta" et "Erica Carnéa".Celles-ci furent emmenées dans le Vaisseau où tous purent les examiner avec une curiosité réjouie. Comme il fallait s'y attendre, la morphologie de ces petits animaux et plantes différait des espèces connues sur UMMO.

    IDENTIFICATION D'ÉCHANTILLONS DU SOL ET CONSTRUCTION DE LA GALERIE

    Peu après sortaient les six expéditionnaires accompagnés de 20 membres de l'équipage. Il était nécessaire de commencer les travaux d'une construction souterraine d'urgence.

    On réalisa une évaluation expérimentale des caractéristiques du sol. Ce qui nous frappa le plus ce fut l'absence de Titane dans la composition chimique des roches de la terre.

    Sur notre sol d'UMMO, cet élément chimique est aussi fréquent que l'aluminium dans les argiles terrestres. Furent aussi détectés de nombreux phénocristaux inclus dans des roches porfidiques. La désagrégation des roches ignées était de plus évidente en constatant la composition dosimétrique de sable et argile. Les carbonates et les silicates abondants permirent d'élaborer une hypothèse de l'évolution géologique de ces terrains.

    Il était nécessaire de réaliser la perforation en fondant à grande température des grés et des calcaires. La haute composition siliceuse du sol provoqua au début un sérieux problème qui fut rapidement résolu. Les matériaux ainsi fondus furent transmutés en un isotope d'azote. De cette façon, à l'extérieur n'apparaissaient pas des tas de terre qui auraient révélé notre présence à d'éventuels observateurs humains terrestres.

    L'on travailla toute la nuit jusqu'à 7 heures. Peu avant l'aube nos EUWA se déplacèrent dans un petit bois d'étranges arbres à feuilles filamenteuses identifiés ensuite sous le nom terrestre de "Pinus Montana".

    La galerie ouverte dans le sous-sol d'une longueur de 4 mètres et d'une profondeur de 8 mètres fut étayée avec des IGAAYUU (sortes de cintres extensibles modulaires d'un alliage de Magnésium très léger).

    Elle se maintenait à une température très élevée (quelques 500 degrés) bien que la fusion au moyen d'un processus énergétique nucléaire des produits ou des composés du sous-sol s'accompagne ensuite d'un refroidissement très rapide. De plus il était nécessaire de résoudre le problème de la condensation de vapeur d'eau sous forme de petits nuages qui en émergeant de la galerie en une haute colonne pouvaient révéler notre présence. Il fut nécessaire d'obturer la bouche du tunnel ou galerie avec une plaque de plastique et de recueillir aussi par aspiration les fumées produites à partir de la combustion des substances organiques du sol.

    AVANT LE PREMIER JOUR SUR LA PLANÈTE TERRE "29 MARS 1950".

    Le nouveau jour réserva aux expéditionnaires un beau et nouveau spectacle. Pour la première fois ils se trouvaient face à un nouveau monde, une structure géologique nouvelle.

    Le ciel était plus indigo que sur UMMO. De nombreux strato-cumulus couvraient ce jour là le ciel de la région. Bientôt furent remarquées deux structures artificielles (habitations humbles) situées à 1,3 km et 1,9 km respectivement.

    L'origine des lumières aperçues le matin fut rapidement éclaircie. Elles correspondaient aux petites localités de DIGNE et LA JAVIE.

    La forme anarchique des étranges constructions attira notre attention. Dans DIGNE apparaissait dominante, une étrange tour que nous sûmes bientôt correspondre à une ancienne cathédrale catholique de style Roman du XIII siècle.

    Les instruments optiques de fort grossissement révélèrent les images des premiers êtres terrestres. L'on ne notait aucune activité exceptionnelle ou de la nervosité parmi ces personnes sûrement ignorantes de la présence de nos frères dans leur voisinage.

    On trouva, à 200 mètres, d'étranges piliers prismatiques avec d'autres matériaux. Tout était en ruines. On se trouvait devant la première œuvre enregistrée et provenant d'êtres humains terrestres. Plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'un ancien petit hangar pour le stockage d'aliments, mais la découverte remplit nos frères d'émotion.

    On prit des échantillons des piliers et on radiographia l'intérieur.

    L'analyse montra la présence d'une substance agglutinante de mélange complexe dans laquelle intervenait du sulfate calcaire, des alumines et des petites quantités d'oxydes minéraux (plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'un ciment sur-sulfaté) et de fragments de roche et sable en proportion et dosage presque constant (plus tard nous avons su qu'il s'agissait d'agrégats pour le béton). L'analyse interne de ces colonnes présentait des baguettes de composition ferrique évidente.

    SEGUIRA EL INFORME [(Le document continuera) - écrit à la main en espagnol, en "graphisme Ummite" (NDT)].

    Il s'agit peut être à partir d'ici de la 4° lettre, sans en-tête sur les documents espagnols.

    CORRECTIONS DE PETITES ERREURS DANS LES TRANSCRIPTIONS

     Dans les rapports précédents nous vous avons fait un résumé historique de notre arrivée aux environs de DIGNE (FRANCE), département des Basses Alpes. Trois de nos "OAWOOLEA OEMM" (vaisseau de structure lenticulaire) descendirent en un point situé à un niveau de 7,3379 k près de la ville française déjà citée.

    L'instant de notre OAWOOLEAIDAA (nous appelons ainsi le processus physique d'inversion des corpuscules subatomiques qui permettent l'orientation de tels vaisseaux à travers un autre axe dans les voyages spatiaux) a été enregistré par nous dans la version horaire de la planète Terre comme 4 heures, 16 minutes TMG, (avec une marge d'erreur de plus ou moins 6 secondes), en date du 28 mars 1950.

    ATTENTION: le 8 novembre 1965 nous avons remis, par l'intermédiaire de l'un de nos frères UDIIE-36, fils de UDIEE-34 alors aux États- Unis, un petit rapport très résumé sur notre arrivée sur Terre au médecin terrestre Dr Peter Welter

    Notre frère dicta comme heure d'arrivée 4 heures, 23 minutes (sans spécifier de marge d'erreur).

    Une enquête plus soigneuse au niveau de la conversion de nos éléments dimensionnels de temps, en les comparant avec le registre de signaux radioélectriques émis à ces moments-là par des centres émetteurs de la République Française et la République Helvétique et captés par nos équipements, ont permis de rectifier la première appréciation horaire faite en vérifiant les courbes barométriques et thermiques d'un observatoire météorologique français avec nos propres éléments sur l'atmosphère terrestre à notre arrivée.

    Six de nos frères (quatre GEE et deux YIEE) descendirent ce matin là (voir le rapport que nous vous avons remis). Nous vous disions que la première opération réalisée fut de creuser une galerie pour mettre les équipements des expéditionnaires et qui puisse en même temps servir d'abri préservé face à une hypothétique attaque des terrestres.

    DÉTAILS SUR LA GALERIE CREUSÉE

    On entreposa dans cette galerie des aliments synthétisés qui auraient permis à nos frères de survivre durant 240 XII (un XII équivaut à une rotation de notre planète, quelques 30,9 heures).


    Le 29 mars 1950, ils terminèrent les travaux d'adaptation de la Galerie souterraine. Il fut nécessaire d'accélérer la réfrigération de ses parois pour permettre le stockage du matériel.

    Les ingénieurs terrestres peuvent être surpris par ce fait en rapport avec la réfrigération. C'est parce que nos méthodes d'excavation sont différentes de celles des terrestres. Nous utilisons la fusion à très haute température des roches, sables et limons du terrain, en contrôlant l'expansion des gaz qui sont immédiatement transmutés en azote et oxygène.  En plus d'obtenir une plus grande rapidité, nous évitons ainsi de multiples effets secondaires comme les expansions qui ont lieu au moment de la transformation de l'anhydride en gypse par contact avec l'eau

    Bien entendu on réalise à l'avance une étude géologique du terrain. Non pas par des méthodes sismographiques ou de sonde électrique mais par l'analyse avec un procédé stéréographique semblable aux rayons X terrestres; On obtient ainsi une image qui révèle non seulement la composition des différentes strates mais aussi la position des vides situés à une grande profondeur.

    Les systèmes de coffrage gardent une certaine ressemblance avec les terrestres. Sur UMMO on construit par exemple les modules de coffrage "in situ". La silice et le titane des roches une fois fondus sont transmutés en magnésium et aluminium avec lesquels on construit les IGAYUU (arcs métalliques semblables aux cintres terrestres).

    Nous disions qu'il fut nécessaire d'accélérer les travaux à cause de l'inquiétude qui pesait sur les expéditionnaires. En premier lieu on ignorait si les conditions ISODYNAMIQUES DE L'ESPACE allaient varier dans les IUW suivantes (IUW = unité de temps de UMMO) en empêchant le retour dans des conditions de temps acceptables, du reste de l'équipage.

    En second lieu, la nuit antérieure les UEWA OEMM (ASTRONEFS) avaient été transportés vers un bosquet de pins voisins, mais malgré cela on craignait la possibilité qu'ils puissent être vus par des habitants terrestres.

    ADIEUX DES EXPLORATEURS ET TRIBULATIONS

    Il était donc pas prudent de les laisser stationner là et le 29 mars à 2 heures du matin (heure française) les explorateurs et les membres de l'équipage célébrèrent un émouvant départ. (NdR: Il peut s'agir aussi de "11 heures du matin"). Nous avons des images de ce départ; Les mains de chacun sur la poitrine de son frère comme c'est notre coutume, indiquèrent le moment du départ. PERSONNE NE PRONONCA UNE PAROLE. LES YEUX DISAIENT TOUT.

    Trente membres d'équipage montèrent dans les vaisseaux. Rapidement ceux-ci commencèrent le processus de l'AIAIEDUNNII (les zones superficielles extérieures élèvent leur température jusqu'à l'incandescence) de cette manière les germes vivants sont détruits pour obtenir une stérilisation parfaite; cette mesure est nécessaire car aussi bien les micro-organismes que les virus peuvent être inversés dans leurs dimensions et réaliser le voyage spatial, arrivant jusqu'à notre planète.

    Les trois UEWA s'élevèrent à une hauteur de six kilomètres. Les explorateurs contemplèrent leur disparition apparente quand se produisit à cette altitude la seconde OAWOOLEAIDAA pour le retour.

    29 MARS 1950. PREMIÈRE EXPLORATION

    Ce même jour deux de nos frères reçurent l'ordre de réaliser une première exploration à une certaine distance de la galerie pendant que les autres poursuivaient les travaux dans celle-ci.

    L'entrée de la galerie se trouve sur l'un des contreforts montagneux de la région, pas très loin du pic du "Cheval Blanc". De là-bas l'on domine toute la vallée dans laquelle coule la rivière Bléone. Avec un bon instrument optique on voit parfaitement les édifices de DIGNE, sa vieille cathédrale et même fragmentairement l'on peut observer le Bès et quelques tronçons du chemin de fer. On peut également observer parfaitement le hameau de La JAVIE et quelques constructions humbles des environs. Comme information intéressante nous vous dirons que l'historique galerie existe encore, renfermant à l'intérieur une partie de l'équipement scientifique d'origine qu'emmenèrent nos frères.

    Son accès est parfaitement camouflé. Le jour, peut-être pas très lointain, où nous NOUS PRÉSENTERONS OFFICIELLEMENT aux Organes gouvernementaux de cette planète nous ferons la dotation de ses installations au gouvernement français, comme remerciement symbolique de notre civilisation à celle des Terriens.

    La première exploration de nos deux frères, effectuée dans la soirée du 29 mars donna un résultat imprévu pour nous. Pour vous l'incident peut vous paraître vulgaire et de ce fait vous jugerez notre pondération ingénue et même comique, mais le résultat impressionna fortement nos frères.

    Pour mieux nous faire comprendre, il est nécessaire que vous vous placiez dans le cadre mental d'un OEMII (hommes) qui venaient juste d'arriver sur une planète inconnue dont ils ne connaissaient, au niveau des moyens d'expression, que quelques sons modulés enregistrés par nos équipes de détection radioélectrique et dont le jargon inintelligible n'offrait pas encore des bases sérieuses d'étude.

    Vers les six heures de l'après midi de cette date, ADAA-66, fils de ADAA-65, maraudant dans les environs en compagnie d'un autre frère et pendant qu'ils arrachaient par-ci par-là des petites branches et des feuilles pour les analyser ensuite, dans les arbustes inconnus, observa aux environs de deux grands arbres, des pierres amoncelées et noircies. La structure des fragments de roche permettait de les identifier comme étant des calcaires; des cendres répandues autour faisaient deviner qu'elles avaient été utilisées pour un feu, mais ce n'était pas cela le plus intéressant.

    A 1,8 ENMOO (1 ENMOO = 1,9 mètres) ils localisèrent des fragments d'une planche blanche jaunâtre, flexible et fragile, froissée et pleine de caractères ou signes de manière évidente écrits par des êtres humains. Trois d'entre eux paraissaient tachés par des matières fécales. Une multitude d'animaux volants inconnus prirent leur envol (on peut penser qu'il s'agissait de mouches et moucherons).

    La découverte fut jugée transcendantale et ils retournèrent immédiatement à la galerie.

    La structure microscopique de ces feuilles fut très vite analysée. La texture était inconnue pour nous, en effet sur UMMO l'on n'utilise pas la pâte de cellulose pour la fabrication du papier.

    Les signes ou caractères codés révélaient qu'ils n'avaient pas été manuscrits mais imprimés au moyen de moules standard. Sans aucun doute, l'on avait employé un liquide pour l'impression (encre d'imprimerie), ceci était étonnant pour nous car en effet nos anciens systèmes d'impression de caractères pour leur lecture, soit employaient un système électrostatique de projection de poudre colorée, soit brûlaient légèrement la surface de la feuille imprimée.

    Actuellement nos systèmes de fixation d'images et de caractères se basent sur le virage des molécules de la feuille où l'on va procéder à l'impression, les transmutant en d'autres de type chromatique; c'est à dire que l'on ne transfère pas par l'intermédiaire d'un caractère d'encre mais que l'on provoque une réaction chimique sur la surface imprimée même.