| LE LANGAGE ET NOTRE LOGIQUE Notre premier objectif de
notre pensée fut d'élaborer des bases
dialectiques, une logique qui fût indépendante
du langage, de la langue. Ceci était d'une
importance vitale si vous tenez compte du fait
que notre forme d'expression est bisynchrovalente
et que le codage verbal de la pensée en deux
modes d'expression capables d'être
phonétiquement simultanées (l'une par
mécanisme " linguoguttural " semblable
aux langages de la Terre, et l'autre par un code
qui implique des répétitions séquentielles de
phonèmes ) prédispose à des interprétations
erronées, en étant une source de tromperies due
à l'ambiguïté des termes utilisés et à la
composante émotive lors de leur expression.
C'est pour cela
que fut choisie notre OIYOYOIDAA (manière
d'exprimer des idées par une répétition codée
de différents mots dans le contexte d'une
conversation normale) pour servir de base à une
communication verbale de nos concepts
AADOO-AUGOOA (logiques). Ainsi les idées
transcendantales sont exprimées en un langage
mathématique.
De cette façon,
nous, les OEMII d'OUMMO, pouvons employer à
volonté trois instruments verbaux qui sont
utilisés en fonction des nécessités de chacun
à chaque instant .
Le premier,
DU-OI-OIYOO (on peut le traduire par langage de
liaison) utilise des idéogrammes dans leur
expression graphique et des groupes de mots liés
ou connectés qui représentent des concepts, des
valeurs et des objets concrets et même des
complexes ordonnés d'idées. C'est un véhicule
qui sert pour converser de questions routinières
(langage domestique, technique, macrosocial,
vulgarisé) (voir note 8).
NOTE
8 : Nous vous parlerons une autre fois de notre
forme de communication OANNEAOIYOYOO (vous diriez
" TÉLÉPATHIQUE "), celle-ci nous
permet de connecter les éléments intégrants de
notre réseau social à de grandes distances.
Deux difficultés ternissent cependant cette voie
informative :
- Un début de contact entre deux OEMII
nécessite un certain temps.
- Des concepts complexes de caractère logique
transcendantal ne peuvent accéder par cette
voie, seulement utile pour la transmission
d'idées simples et topiques.
Durant le cursus
d'enseignement, dans les réunions de caractère
transcendant, dans les dialogues entre ceux que
vous nommeriez des intellectuels, quand les
hiérarques de notre société (nos autorités
suprêmes sont situées sur trois niveaux :
UMMOAELEWE, UMMOAELEVEANI et UMMOEMIl) doivent
s'adresser aux membres du réseau social pour des
raisons transcendantes et dans d'autres cas plus
communs, quand l'urgence du cas nécessite une
grande rapidité d'information, deux ordres
d'idées peuvent être projetés simultanément
sur notre interlocuteur. Des deux communications,
la plus transcendante, la plus complexe, celle
qui requiert une grande exactitude d'expression,
s'élabore au moyen d'un codage numérique dans
laquelle chaque nombre est saisi par la
répétition " n fois " du même
phonème, avec l'aide d'une modulation
particulière de ceux-ci (voir note 4).
NOTE
4 : Illustrons avec un exemple réel cette
modalité de communication verbale de
l'information.
Pour ce type de langage on n'utilise pas "
des vocables ou des mots " : les
propositions s'encodent en agglutinant les
composants de la phrase (sujet, prédicat et
verbe comme vous diriez ) en forme de proposition
codée. L'euphonie importe moins que le sens
réel de la pensée.
Ainsi la proposition "cette planète
verdâtre paraît flotter dans l'espace ",
serait exprimée dans notre langage topique (DU
OI OIYOO) de la manière suivante : AYIIO
NOOXOEOOYAA DOEE USGIGIIAM;
Mais si nous désirons exprimer par le truchement
du OIYOYOIDAA, il ne faudra que trois symboles
codants:
Proposition : cette planète flotte dans
l'espace.
Corrections : Verdâtre, paraît, nous croyons
que.
Trois
chiffres (en système duodécimal) sont
utilisés, la proposition requiert sept chiffres
et les corrections cinq et quatre digits
respectivement. De cette manière, dans un
bavardage " intranscendant "
comme" UAEXOOE IANNO IAUAMII IE OEMMI +
UAMII XOA AALOA" s'intercalerait
l'information précédente : "AEXOOE IANNOO
IANNO IAVAMII IE IE IE UAMII XOA AALOA AALOA
AALOA", dans laquelle les digits peuvent
s'exprimer de deux façons : en répétant
certains phonèmes et en modulant ou en
accentuant quelques-uns de ces mots de forme
caractéristique.
C'est cette
dernière modalité qui sert de base pour un
troisième type de langage qui, profitant de la
codification fondamentale des propositions très
élaborées (codage numérique), établit des
règles flexibles dans la communication
d'informations beaucoup plus complexes et
exactes.
Ainsi quand nous
devons dialoguer ou exprimer des idées
transcendantes de caractère logique,
mathématique, métaphysique ou physique, nous
utilisons une codification particulière de
propositions, formulée de telle façon que notre
dialectique ne rencontre pas d'obstacles
idiomatiques, phonétiques ou affectifs. Le gain
important en pouvoir informatif compense la
lenteur ou la viscosité (pauvre fluidité)
du flux de communication verbale.
Nous observons des
divergences notables entre les bases de logique
qui vous sont familières et les nôtres. Nous
nions le principe terrestre du tiers exclu
(exclusion du moyen terme énoncé par Aristote)
selon lequel les propositions ne peuvent être
que VRAIES ou FAUSSES.
Une telle ligne
dialectique déterminée exige de même que l'on
refuse le principe que vous nommez de
CONTRADICTION (par exemple dans le domaine que
nous appelons théorie de BIEEWIGUU, qui peut se
traduire par psychophysiologie).
Dans tous les cas
nous respectons ce que vous appelez le principe
d'IDENTITÉ.
Ce que nous venons
de rapporter exige un éclaircissement. Dans
notre "devenir" normal, dans notre vie
quotidienne, notre dialectique peut se confondre
avec la vôtre. Si je dis que OUI, je me suis
réveillé à 26 UIW, une telle proposition est
VRAIE ou bien je peux avoir falsifié la
réalité, auquel cas un autre type
d'énonciation distincte de VRAI ou FAUX n'est
pas possible (et ceci hic et nunc, ICI
dans mon cadre tridimensionnel de mon WAAM
(Univers)).
Pour des actes
normaux de la vie quotidienne, ce principe
artificiel, bipolaire ou bivalent (du tiers
exclu), est valable ou utile (vous ne faites
pas non plus, au marché, des corrections
relativistes sur la masse d'une marchandise
déplacée du commerçant vers le client). Mais
quand nous désirons spéculer au sujet de
valeurs transcendantes ou quand nous tentons
d'étudier des concepts que vous appelleriez
gnoséologiques, ontologiques, physiques,
biologiques, théologiques... ce principe est
totalement à rejeter.
C'est
précisément l'obstacle auquel nous faisons
allusion dans les paragraphes précédents.
Comment vous exposer nos fondements
métaphysiques si nos langages respectifs sont
basés sur des principes logiques
contradictoires? Le problème ne peut se
résoudrepar une simple transcription des
significations de phonèmes comme vous pouvez
vous en douter.
Ceci est la raison
pour laquelle (en dehors de celles inhérentes à
des impératifs de censure) nous nous voyons
obligés, dans nos rapports, d'utiliser des
comparaisons terrestres (terrocentriques),
des propositions mutilées et étroites qui
entravent toute la richesse informative de nos
expressions dialectiques. Déjà la seule
utilisation du verbe ÊTRE limite toutes nos
possibilités. Toute l'ontologie des penseurs de
la Terre est saturée d'expressions comme "
ÊTRE ", " JE NE SUIS PAS", "
J'EXISTE ", sans possibilité de choix pour
d'autres formes de contenu distinct.
En ce sens,
l'orientation de penseurs néopositivistes de la
Terre comme Russel est clairvoyante, non pas par
le rejet de toute métaphysique mais comme
exigence d'une révision du langage. Tant que vos
formes de communication informative ne seront pas
clarifiées, le processus de recherche de la
vérité sera lent et très laborieux.
|