Ref. document : 78
Titre de la lettre: Bases ontologiques de la philosophie sur UMMO
Date : 1969
Destinataire : Monsieur Ribera.
    ( 1 lettre - 3 pages)  
 
  NOS BASES EAAIODI GOO

Comme vous n'êtes pas, Monsieur Ribera Jordá, un spécialiste en philosophie de la Terre, nous essaierons d'utiliser une terminologie plus familière et compréhensible, avec un vocabulaire analogue à cette discipline. Le problème de l' "ÊTRE", tel qu'il a été envisagé par les penseurs de la Terre, a eu une formulation radicalement différente sur UMMO. Nos ancêtres ne doutèrent pas un instant de l'existence d'une réalité externe à notre propre conscience. Les "choses" existent par elles-mêmes, " en dehors de moi " mais leur essence nous est masquée par leur codage dans nos voies sensorielles (voir note 7).

NOTE 7 : Sur ce point les penseurs de la TERRE acceptent aussi la difficulté d'accéder à la réalité extérieure, dont les images mentales s'intègrent au travers du code utilisé par nos organes extérocepteurs et propriocepteurs.

Ce principe est resté constant jusqu'à ce que de nouvelles formes de dialectique enrichissent nos schémas primitifs.

Une synthèse de notre EAYODIGOO (ontologie) actuelle pourrait être formulée ainsi :

Il n'est pas possible de définir dans un premier stade le concept de l'ÊTRE.
POUR MOI qui suis une pure conscience de mon IGIO UALEEXII (Moi libre) et des choses qui AIOOYA (existent dimensionnées) autour de moi, je suis plongé dans un WAAM (univers) qui me transcende.

Les " choses ", les objets de mon processus mental ne sont sans doute pas comme je les perçois, ni comme je les traite au moyen d'un mécanisme rationalisateur plus complexe. Les relations causales sont des relations "EN MOI" traitées selon un ordre élaboré par de tels mécanismes. Un végétal est appréhendé par moi avec des caractéristiques qui symbolisent ses attributs réels. Mon impression sensorielle arrivant au niveau de la conscience est sans doute une illusion due à des constantes extérieures. Ainsi la couleur sera l'impression psychologique d'une stimulation de nature électromagnétique et le concept de masse imprimé dans ma conscience est très loin de pouvoir s'identifier avec l'attribut physique réel qui l'engendre. Jusqu'ici, monsieur Ribera, de telles idées concordent avec la pensée des théoriciens des idées de la Terre.

Mais, même si les ÊTRES (les choses) se masquaient en accédant à notre MOI et même si nous ne pouvions savoir comment ils SONT réellement, leur essence EXTÉRIEURE-À-MOI est-elle constante ? Je peux ignorer comment EST réellement une molécule de camphre qui stimule mon organe sensoriel olfactif en provoquant la sensation consciente, mais chaque fois que je perçois un tel arôme, puis-je assurer qu'il est un attribut du seul camphre ? Et non pas qu'il puisse s'agir d'une illusion ou une hallucination ?

Exprimé autrement : Même si je ne savais pas comment "est réellement le WAAM " : celui-ci est-il "ici", dynamique ou statique, changeant ou rigide, engendrant des idées qui se reflétent dans ma conscience sans que mon MOI soit capable de changer son essence, son être propre?
Notre réponse est NON.

Les OEMII avec une structure neurocorticale et mentale définie (vous les hommes de la Terre, nous les hommes d' UMMO et tous les êtres semblables du WAAM) ne pouvons jamais accéder à la vérité, à l'essence du WAAM, non pas parce qu'un tel WAAM n'existe pas ni parce qu'il y a une barrière qui nous en empêche, mais parce qu'EN PENSANT À L'ÊTRE NOUS MODIFIONS SON ESSENCE (une comparaison grossière illustrera notre proposition) : quand un physicien de votre planète prétend observer une éprouvette micrométallographique pour constater ses propriétés optiques, il produit une altération dans le processus en utilisant de la lumière pour l'observation. Ceci est un obstacle insurmontable puisque l'observation elle-même altère la véritable nature de ce qui est observé. Quelque chose de semblable se passe avec l'ÊTRE : celui ci EST-AINSI quand il N'EST PAS PENSÉ ET QUE SON IDÉE N'EXISTE PAS DANS MA CONSCIENCE.

Dés que nous êtres pensants tendons vers l'être, celui-ci n' [EST] , ni [N'EST PAS] (ici votre logique ne nous permet pas une solution informative pour développer ce concept).

Nous OEMII créons le WAAM en pensant à lui, le Cosmos nous apparaît avec une configuration d'IBOZOO-UU (voir plus loin le concept physique du WAAM). Sans doute ces IBOZOO-UU existent en tant que reflet spéculatif de QUELQUE CHOSE QUI N'ÉTAIT PAS IBOZOO avant que nous pensions et, comme PENSER C'EST ÊTRE, avant que nous, les OEMII, existions.

II s'agit là d'une espèce de " symbiose" entre la réalité extérieure et nous. La réalité extérieure se plie à notre processus mental, elle est modifiée dés que nous focalisons notre conscience sur elle. Nous élaborons alors un modèle de WAAM binaire composé de facteurs physiques IBOZOO-UU qui est notre création et en même temps cette réalité conforme notre MOI, le crée, le génère.

En arrivant à ce stade, vous pouvez penser que notre système est une espèce de panthéisme qui exclut l'idée d'un ÊTRE NÉCESSAIRE ou WOA (Dieu) TRANSCENDANT-AU-COSMOS. II n'en est rien comme vous pourrez le constater plus loin.

Imaginons d'autres êtres " pensants " différents de nous (EESEEOEMII). Nous ne nous référons pas à des êtres avec une structure physiologique différente, mais à des "JE" dont les schémas mentaux ont une configuration différente.

Sans aucun doute "ceux-ci" tenteront de PENSER-LE-COSMOS (bien entendu le processus de PENSER ne doit pas être interprété dans un sens anthropomorphique) , et " ce faisant " ils modifieront son ÊTRE. Ainsi leur WAAM ne sera pas notre WAAM [notez, ceci est important : nous ne disons pas que Ie WAAM ne sera pas observé ou senti ou perçu ou schématisé de différentes manières - ceci est évident - . Par contre nous disons que l'image de ce Cosmos doit être différente comme peut l'être une image optique captée par un insecte diptère par rapport à celle perçu par la rétine humaine).

II n'y a pas seulement le fait que l'image de ce WAAM soit distincte par l'intervention de processus mentaux de configuration différente des nôtres. C'est que l'ÊTRE même, l'ESSENCE même du WAAM sera perturbée. Cette relativité de l'ÊTRE, cette polyvalence de l'ÊTRE, demeure reflétée dans notre logique par ce que nous nommons AAIODI AYUU (gamme ou réseau de forme de l'ÊTRE). Supposons que nous ordonnions symboliquement toutes les possibilités ontologiques (pour cela faites abstraction du principe du tiers exclu aristotélicien) d'un QUELQUE CHOSE transcendant à mon " JE ".

Il s'agit d'un ensemble ou série de possibilités non tautologiques que nous pouvons coder encore plus synthétiquement ainsi:

S1; S2; S3; S4 ; S5..... ; Sn

Nous arrivons à la signification de l'AIOOYA dont la transcription en langage terrestre est impossible. AIOODI est "CE" qui est susceptible d'adopter des possibilités infinies "d'existence" (S1 ; S2, S3; .. . . . . ; Sn). Ainsi, par exemple un IBOAYA OU (quantum énergétique, photon) peut être S1(ÊTRE) ou S2 (NE PAS ÊTRE, dans le cas où il se transforme en masse), mais les deux possibilités sont des déformations d'un AIOOYA provoquées par mon JE (être pensant).

Nous, OEMII, voyons donc le WAAM et ses facteurs intégrés dans les possibilités S1; S2 ; ......; Sk. Vous, les hommes de la TERRE, vous n'acceptez pour l'instant que les possibilités S1 et S2,.

Mais d'autres hypothétiques êtres pensants capteront des AIODI sous les possibilités différentes des nôtres Sk + 1, Sk + 2 ........ Sn.

Le drame de I'OEMII ou d'un autre EESEEOEMI réside dans le fait que sa recherche de la vérité, sa recherche de l'AIOODI, sera infructueuse puisque celle-ci se présentera toujours sous les caractéristiques S1 ,S2, S3 . . . . . . . . Sn.

Mes jugements, mes actes, qui sont ordonnés par les objectifs à atteindre et par les moyens utilisables, constituent de plus EN-EUX autant de S1, S2, . . . . . . . . Sk auto-déformés par leur propre processus pensant.

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